La CGT des Territoriaux de Dijon rend publique une lettre ouverte adressée à Nathalie Koenders, maire de Dijon, pour dénoncer la dégradation des conditions de travail des Agent·es Territoriales Spécialisé·es des Écoles Maternelles. Le syndicat demande l’ouverture urgente de discussions avec la municipalité.
La CGT des Territoriaux de Dijon tire la sonnette d’alarme. Dans une lettre ouverte adressée à Mme Nathalie Koenders, maire de Dijon, le syndicat dénonce la dégradation continue des conditions de travail des Agent·es Territoriales Spécialisé·es des Écoles Maternelles, plus connu·es sous le nom d’ATSEM.
Communiqué de presse du 8 juin 2026 :
La CGT des Territoriaux de Dijon rend publique une lettre ouverte adressée à Mme Nathalie Koenders pour dénoncer la dégradation continue des conditions de travail des Agent·es Territoriales Spécialisé·es des Écoles Maternelles (ATSEM).
Suite à des rencontres régulières avec les agent·es, le constat est sans appel : les missions des ATSEM s’élargissent fortement, sans reconnaissance ni moyens adaptés. Encadrement des enfants, participation aux temps périscolaires, accompagnement d’enfants en situation de handicap, relations avec les familles et les équipes éducatives… leur rôle dépasse largement le cadre statutaire.
Une pénibilité sous-estimée, une santé en danger
La CGT alerte sur trois facteurs majeurs, aujourd’hui insuffisamment pris en compte :
- La charge mentale, due à une responsabilité constante auprès des enfants, notamment les plus vulnérables.
- Le bruit, permanent dans les écoles, qui provoque fatigue auditive, irritabilité et troubles de la concentration ;
- La pénibilité physique, liée aux postures contraignantes, aux manutentions répétées et au manque d’équipements adaptés ;
Résultat : une usure professionnelle accélérée, une montée des risques psychosociaux et un métier qui perd son sens.
Des dysfonctionnements qui aggravent la situation
À cette pénibilité s’ajoutent des problèmes structurels : manque de remplaçant·es, journées longues sans pauses adaptées, accès insuffisant à la formation au prix d’une perte d’heures de travail, et rigidité de l’organisation du temps de travail.
Malgré un premier courrier adressé en juin 2025, aucune réponse n’a été apportée à ce jour par la municipalité.
Des revendications claires pour un service public de qualité
La CGT des Territoriaux de Dijon demande des mesures immédiates :
- reconnaissance du bruit comme facteur de pénibilité ;
- réduction du temps de travail pour les métiers pénibles ;
- renforcement des effectifs (objectif : une ATSEM par classe) ;
- accès réel à la formation sans perte d’heures ;
- revalorisation salariale et attribution de la prime Ségur ;
- amélioration concrète des conditions de travail (matériel, organisation, remplacements).
La CGT des territoriaux de Dijon rappelle que les ATSEM sont indispensables au bon fonctionnement des écoles. Leur santé, leur dignité et leur pouvoir d’achat ne peuvent plus être ignorés.
Le syndicat demande l’ouverture urgente de discussions avec la mairie et l’organisation d’une rencontre avec les élu·es concernés.
