À quelques semaines du début des grandes épreuves nationales, l’académie de Dijon prépare une session 2026 des examens placée sous le signe de l’adaptation, de l’exigence et de l’accompagnement des élèves. Diplôme national du brevet, baccalauréat général, technologique et professionnel, CAP : le calendrier est désormais fixé et plusieurs évolutions importantes entreront en vigueur cette année.
Dans l’académie de Dijon, 18 254 candidats sont inscrits au diplôme national du brevet et 14 904 candidats se présenteront au baccalauréat. À ces effectifs s’ajoutent 10 872 élèves concernés par les épreuves anticipées de français et de mathématiques en classe de première. Derrière ces chiffres, la session 2026 se distingue par plusieurs changements structurants, notamment une nouvelle organisation du brevet, l’introduction d’une épreuve anticipée de mathématiques au lycée, un calendrier repensé pour le baccalauréat professionnel et un renforcement de la lutte contre la fraude.
L’un des premiers éléments notables concerne l’organisation même du calendrier. En 2026, les épreuves écrites tiennent davantage compte des risques météorologiques, en particulier des épisodes de forte chaleur susceptibles de toucher les candidats au mois de juin. Afin de préserver les meilleures conditions possibles de passation, les examens sont organisés, autant que possible, en matinée. Cette mesure vise à limiter l’impact des températures élevées sur la concentration et la fatigue des élèves.
Pour les élèves de troisième, le diplôme national du brevet connaîtra une évolution majeure. Jusqu’ici, le contrôle continu et les épreuves terminales pesaient chacun pour moitié dans la note finale. À partir de cette session 2026, les épreuves finales représenteront 60 % de la note, contre 40 % pour le contrôle continu. L’objectif affiché est de mieux mesurer les acquis des élèves au terme du collège et de rendre les résultats plus lisibles pour les familles comme pour les établissements.
Le contrôle continu du brevet change également de nature. Depuis 2017, il reposait sur l’évaluation du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, avec un système de points attribués selon le niveau de maîtrise. Désormais, il prendra en compte la moyenne des moyennes annuelles obtenues dans chaque discipline obligatoire en classe de troisième. Cette évolution redonne une place centrale aux évaluations réalisées par les enseignants tout au long de l’année scolaire.
L’épreuve de mathématiques du brevet est elle aussi profondément modifiée. Elle sera désormais composée de deux parties distinctes. La première, consacrée aux automatismes, durera 20 minutes, comptera pour 6 points et devra être réalisée sans calculatrice. La seconde, d’une durée d’1 h 40, portera sur le raisonnement et la résolution de problèmes. Elle comptera pour 14 points et autorisera l’usage de la calculatrice. Comme pour les autres épreuves, la clarté du raisonnement, la précision des démarches et la qualité de la rédaction seront prises en compte.
Dans l’académie de Dijon, 18 254 candidats sont attendus au brevet cette année. La série générale rassemble la grande majorité des inscrits, avec 15 974 candidats, tandis que 2 280 élèves se présenteront dans la série professionnelle, dont 656 en option agricole. Le dossier de presse fait également état de 91 candidats individuels et de 2 501 candidats en situation de handicap bénéficiant d’aménagements. Au total, 189 centres d’examen seront mobilisés pour le DNB.
Le calendrier du brevet s’étalera sur trois journées principales. L’épreuve de français aura lieu le 26 juin, suivie le 29 juin par l’histoire-géographie, l’enseignement moral et civique ainsi que les sciences. L’épreuve de mathématiques se tiendra le 30 juin. Les résultats seront publiés le 10 juillet à 9 heures. Des épreuves de remplacement sont prévues les 10 et 11 septembre.
Au lycée, la session 2026 du baccalauréat introduit également une nouveauté importante : l’épreuve anticipée de mathématiques en classe de première. Organisée pour la première fois en juin 2026, elle comptera pour la session 2027 du baccalauréat. Tous les élèves de première générale et technologique seront concernés. D’une durée de deux heures, l’épreuve sera notée sur 20, avec un coefficient 2, et se déroulera sans calculatrice.
Cette nouvelle épreuve vise à revaloriser la place des mathématiques dans la scolarité des lycéens et à vérifier la maîtrise des compétences fondamentales. Elle comportera un questionnaire à choix multiples destiné à évaluer les automatismes, noté sur 6 points, ainsi qu’une série de deux à trois exercices indépendants, notés sur 14 points. Trois sujets distincts seront proposés afin de tenir compte des différents parcours suivis par les élèves : spécialité mathématiques en voie générale, mathématiques intégrées à l’enseignement scientifique pour les élèves n’ayant pas choisi la spécialité, et mathématiques du tronc commun en voie technologique.
Cette épreuve anticipée de mathématiques s’ajoutera à l’épreuve anticipée de français. La note obtenue sera prise en compte dans Parcoursup, au même titre que les résultats déjà intégrés au dossier des élèves. Dans l’académie de Dijon, 10 872 candidats passeront les épreuves anticipées de français et de mathématiques, dont 7 942 en voie générale et 2 930 en voie technologique.
Le calendrier du baccalauréat général et technologique débutera avec l’épreuve anticipée écrite de français, prévue le 11 juin. L’épreuve anticipée écrite de mathématiques aura lieu le 12 juin. Les élèves de terminale composeront ensuite en philosophie le 15 juin, puis passeront les épreuves de spécialité du 16 au 18 juin. Le Grand oral se tiendra du 22 juin au 1er juillet. Les résultats seront publiés le 7 juillet à 11 h 30, avant les épreuves de rattrapage organisées du 8 au 10 juillet.
La voie technologique connaît elle aussi une évolution spécifique. En terminale STI2D, une épreuve pratique de deux heures est ajoutée à l’épreuve de spécialité « ingénierie, innovation et développement durable ». Les candidats devront proposer des solutions, interpréter des résultats ou valider des choix techniques à partir de simulations et d’expérimentations réalisées sur des produits, maquettes, ouvrages ou systèmes disponibles dans les établissements. Cette nouvelle partie entend mieux évaluer les compétences concrètes des élèves dans un cadre proche des situations professionnelles et technologiques.
Le baccalauréat professionnel est également concerné par plusieurs changements. Son calendrier a été repensé, avec des épreuves écrites terminales organisées entre le 20 mai et le 5 juin. L’épreuve de prévention, santé et environnement, commune à tous les candidats, aura lieu le 1er juin, tandis que l’épreuve orale de projet se déroulera à partir du 24 juin. Cette organisation doit permettre de préserver les temps d’apprentissage et d’accompagnement personnalisé jusqu’à la fin de l’année.
La session 2026 marque aussi l’arrivée de nouvelles spécialités dans la voie professionnelle. Huit nouvelles spécialités de baccalauréat professionnel sont mentionnées, parmi lesquelles carrossier peintre automobile, cybersécurité, informatique et réseaux, électronique, maintenance nautique, métiers de l’électricité et de ses environnements connectés, optique photonique, production en industries pharmaceutiques, alimentaires et cosmétiques, transports par câbles et remontées mécaniques, ou encore travaux publics. Ces évolutions répondent aux besoins économiques des territoires et à la transformation des métiers.
Le CAP évolue également avec huit nouvelles spécialités, notamment charcuterie-traiteur, chocolaterie-confiserie, cuisine, maroquinerie, métiers du football ou transport fluvial. Trois nouvelles spécialités de brevet professionnel sont aussi introduites, dans les arts de la cuisine, les arts du service et de la commercialisation en restauration, ainsi que l’électricité. Enfin, deux certificats de spécialisation complètent l’offre, autour des desserts de restaurant et des métiers du bar. L’ensemble traduit une volonté de moderniser les diplômes professionnels et de mieux préparer les élèves à l’insertion.
Dans l’académie de Dijon, les 14 904 candidats au baccalauréat se répartissent entre 7 845 candidats au baccalauréat général, 2 964 au baccalauréat technologique et 4 095 au baccalauréat professionnel. La Côte-d’Or concentre 5 374 candidats, devant la Saône-et-Loire avec 5 067 candidats, l’Yonne avec 2 829 candidats et la Nièvre avec 1 634 candidats. Le dossier recense également 332 candidats individuels et 1 638 candidats en situation de handicap bénéficiant d’aménagements en terminale.
L’organisation académique repose sur 107 centres d’examen, tous baccalauréats confondus et épreuves anticipées comprises. Ces centres concernent des établissements publics, des établissements privés sous contrat, des CFA, des établissements agricoles et un établissement militaire. Les résultats du baccalauréat 2025 rappellent le niveau élevé de réussite dans l’académie : tous baccalauréats confondus, le taux global de réussite avait atteint 92,8 %, en progression de 0,9 point par rapport à 2024.
Au-delà des calendriers et des nouveautés, l’académie insiste sur la nécessité de garantir la valeur des diplômes nationaux. Pour le baccalauréat général et technologique, le contrôle continu représente toujours 40 % de la note finale, tandis que les épreuves terminales comptent pour 60 %. Afin d’assurer l’équité entre les candidats, chaque établissement dispose d’un projet d’évaluation, actualisé chaque année. Ce document définit les modalités communes d’évaluation et le calendrier du suivi des élèves, tout en respectant l’autonomie pédagogique des enseignants.
Les commissions d’entente et d’harmonisation restent au cœur du dispositif. Avant les corrections, elles permettent de diffuser et de préciser les consignes nationales. Après les corrections, elles peuvent comparer les résultats, relire certaines copies et ajuster des notes si des écarts importants sont constatés. L’objectif est de garantir une évaluation équitable sur l’ensemble du territoire académique et national.
La session 2026 introduit aussi un plafonnement des points attribués par les jurys au baccalauréat général et technologique. À partir de cette année, le jury de délibération ne pourra pas accorder plus de 50 points supplémentaires, soit une bonification maximale de 0,5 point de moyenne. Aucun point jury ne pourra être attribué à un candidat ayant obtenu une note inférieure à 8 sur 20 à l’issue du premier groupe d’épreuves. Un élève n’atteignant pas cette moyenne ne pourra donc pas accéder au rattrapage grâce à des points de jury.
L’académie met également l’accent sur l’exigence rédactionnelle. La qualité de la langue, l’orthographe, la syntaxe, la grammaire, la clarté de l’expression et la structuration du raisonnement seront davantage prises en compte dans les barèmes nationaux de toutes les disciplines. Une copie jugée incompréhensible en raison d’une maîtrise insuffisante de la langue pourra être notée en dessous de la moyenne. Les candidats bénéficiant d’aménagements verront toutefois leur situation prise en compte de manière spécifique.
La lutte contre la fraude constitue un autre axe fort de la session. Les comportements interdits sont clairement rappelés : communiquer avec un autre candidat, utiliser des documents ou matériels non autorisés, conserver un téléphone portable, une montre connectée ou tout appareil électronique permettant de consulter des fichiers, ou encore se faire remplacer par une autre personne. L’usage ou non de la calculatrice sera explicitement indiqué sur la page de garde des sujets.
En cas de fraude ou de tentative de fraude, l’épreuve se poursuit, mais un procès-verbal est établi et transmis au recteur pour une éventuelle saisine de la commission académique de discipline. Les sanctions peuvent aller du blâme à l’interdiction de passer un examen pendant une durée maximale de cinq ans, en passant par la privation de mention ou l’interdiction de s’inscrire dans l’enseignement supérieur pendant plusieurs années. Dans les cas les plus graves, des sanctions pénales peuvent également s’appliquer.
Le dossier rappelle qu’en 2025, 1 208 cas de fraude ont été recensés au niveau national, dont 833 ont donné lieu à des poursuites devant une commission disciplinaire. Parmi les cas poursuivis, 634 ont été sanctionnés, soit plus de trois quarts. Les nouvelles technologies restent la principale source de fraude, devant les antisèches et l’utilisation de l’intelligence artificielle. Pour prévenir ces pratiques, les académies disposent désormais de détecteurs de téléphones portables, répartis de manière aléatoire dans les centres d’examen pendant les épreuves écrites.
Face à ces exigences, l’académie met en avant les dispositifs d’accompagnement proposés aux élèves tout au long de l’année. Au collège, les candidats au brevet peuvent bénéficier de séances de révision ciblées, d’examens blancs, d’ateliers méthodologiques, du dispositif Devoirs faits ou encore de stages de réussite, notamment pendant les vacances de printemps. Ces temps doivent permettre de consolider les fondamentaux, en particulier en français et en mathématiques.
Au lycée général et technologique, l’accompagnement personnalisé, les examens blancs, les activités d’entraînement et le tutorat aident les élèves à se préparer progressivement aux épreuves terminales. Dans la voie professionnelle, l’accompagnement vise à soutenir les élèves dans la consolidation des acquis fondamentaux, l’orientation, l’autonomie et l’insertion future. L’académie rappelle toutefois que ces dispositifs ne peuvent produire pleinement leurs effets sans un engagement personnel régulier des candidats.
Les conseils adressés aux élèves sont simples mais essentiels : établir un planning de révision, travailler régulièrement, limiter les distractions, éloigner son téléphone, réviser avec ses camarades, poser des questions aux enseignants, préparer son matériel la veille, vérifier sa convocation et sa pièce d’identité, dormir suffisamment et éviter les écrans avant l’examen. Le jour des épreuves, les candidats sont invités à lire attentivement les consignes, souligner les mots-clés, gérer leur temps, respirer en cas de stress et relire soigneusement leur copie.
Avec cette session 2026, l’académie de Dijon veut conjuguer exigence nationale et accompagnement local. Les réformes du brevet, les nouvelles épreuves du baccalauréat, l’évolution de la voie professionnelle, la vigilance face à la fraude et la prise en compte des conditions climatiques dessinent une session dense, marquée par la volonté de mieux évaluer les élèves tout en leur donnant les moyens de réussir. Pour les milliers de candidats de l’académie, les prochaines semaines seront décisives. Elles viendront conclure une année de préparation et ouvrir, pour beaucoup, une nouvelle étape de leur parcours scolaire ou professionnel.
Les chiffres clés des examens 2026 dans l’académie de Dijon
Diplôme national du brevet
- 18 254 candidats sont inscrits au diplôme national du brevet dans l’académie de Dijon.
- 15 974 candidats se présentent dans la série générale.
- 2 280 candidats se présentent dans la série professionnelle, dont 656 en option agricole.
- 91 candidats individuels sont inscrits au DNB.
- 2 501 candidats en situation de handicap bénéficient d’aménagements.
- 189 centres d’examen sont mobilisés pour le diplôme national du brevet.
- Les épreuves du DNB auront lieu les 26, 29 et 30 juin.
- Les résultats du brevet seront publiés le 10 juillet à 9 heures.
Baccalauréat
- 14 904 candidats sont inscrits au baccalauréat dans l’académie de Dijon.
- 7 845 candidats se présentent au baccalauréat général.
- 2 964 candidats se présentent au baccalauréat technologique.
- 4 095 candidats se présentent au baccalauréat professionnel.
- 332 candidats individuels sont inscrits au baccalauréat, dont 289 en voie générale et technologique et 43 en voie professionnelle.
- 1 638 candidats en situation de handicap bénéficient d’aménagements en terminale.
- 107 centres d’examen sont mobilisés, tous baccalauréats confondus et épreuves anticipées comprises.
- Les résultats du baccalauréat seront publiés le 7 juillet à 11 h 30.
- Les épreuves de rattrapage auront lieu du 8 au 10 juillet.
Répartition des candidats au baccalauréat par département
- La Côte-d’Or compte 5 374 candidats au baccalauréat.
- La Saône-et-Loire compte 5 067 candidats.
- L’Yonne compte 2 829 candidats.
- La Nièvre compte 1 634 candidats.
Répartition par voie et par département
- Pour le baccalauréat général, l’académie compte 2 975 candidats en Côte-d’Or, 2 724 en Saône-et-Loire, 1 434 dans l’Yonne et 712 dans la Nièvre.
- Pour le baccalauréat technologique, l’académie compte 970 candidats en Côte-d’Or, 968 en Saône-et-Loire, 699 dans l’Yonne et 327 dans la Nièvre.
- Pour le baccalauréat professionnel, l’académie compte 1 429 candidats en Côte-d’Or, 1 375 en Saône-et-Loire, 696 dans l’Yonne et 595 dans la Nièvre.
Épreuves anticipées de français et de mathématiques
- 10 872 candidats sont inscrits aux épreuves anticipées de français et de mathématiques.
- 7 942 candidats relèvent de la voie générale.
- 2 930 candidats relèvent de la voie technologique.
- La Côte-d’Or compte 3 934 candidats aux épreuves anticipées.
- La Saône-et-Loire en compte 3 694.
- L’Yonne en compte 2 129.
- La Nièvre en compte 1 115.
Séries technologiques
- 1 684 candidats sont inscrits en STMG.
- 521 candidats sont inscrits en ST2S.
- 500 candidats sont inscrits en STI2D.
- 132 candidats sont inscrits en STL.
- 56 candidats sont inscrits en STD2A.
- 55 candidats sont inscrits en STHR.
- 16 candidats sont inscrits en S2TMD.
Résultats du baccalauréat 2025 dans l’académie
- Le taux global de réussite au baccalauréat 2025 était de 92,8 % dans l’académie de Dijon.
- Le baccalauréat général affichait un taux de réussite de 96,9 %.
- Le baccalauréat technologique affichait un taux de réussite de 92,2 %.
- Le baccalauréat professionnel affichait un taux de réussite de 85,2 %.
- Tous baccalauréats confondus, le taux de réussite a progressé de 0,9 point par rapport à 2024.
Fraudes aux examens
- 1 208 cas de fraude ont été recensés au niveau national en 2025.
- 833 cas ont fait l’objet de poursuites devant une commission disciplinaire.
- 634 cas ont été sanctionnés, soit 76,11 % des cas poursuivis.
- 55,04 % des fraudes concernaient l’utilisation de nouvelles technologies.
- 24,13 % concernaient l’usage d’antisèches.
- 8,5 % concernaient l’utilisation de l’intelligence artificielle.
