À l’occasion de la Semaine nationale du don d’organes et de tissus, organisée à partir du lundi 22 juin, le CHU Dijon Bourgogne lance une série d’actions de sensibilisation auprès du grand public. L’objectif est clair : rappeler l’importance d’un geste de solidarité qui peut sauver plusieurs vies, alors que les besoins en greffes restent encore très importants en France.
Chaque année, des milliers de patients attendent une greffe d’organe susceptible de leur sauver la vie ou d’améliorer considérablement leur qualité de vie. Malgré les progrès médicaux et l’engagement des équipes hospitalières, le nombre d’organes disponibles demeure insuffisant pour répondre à l’ensemble des besoins. Derrière chaque inscription sur liste d’attente, il y a des parcours souvent marqués par la maladie, mais aussi par l’espoir de retrouver une vie plus normale.
Le don d’organes repose en France sur le principe du consentement présumé. Toute personne est ainsi considérée comme donneuse potentielle après son décès, sauf si elle a exprimé de son vivant son opposition, notamment en s’inscrivant sur le registre national des refus ou en l’indiquant clairement à ses proches. Dans les faits, les équipes médicales échangent systématiquement avec les familles afin de connaître la volonté du défunt.
Cette discussion avec les proches reste essentielle. La méconnaissance de la volonté du défunt demeure en effet l’une des principales causes de refus de prélèvement. Si une large majorité de Français se disent favorables au don d’organes, les refus exprimés lors des entretiens avec les familles restent nombreux. Pour les professionnels de santé, mieux informer la population et encourager chacun à faire connaître sa position constituent donc des leviers majeurs pour augmenter le nombre de greffes réalisées.
Acteur important du prélèvement et de la greffe en Bourgogne-Franche-Comté, le CHU Dijon Bourgogne s’engage au quotidien dans cette mission. Les équipes de la coordination hospitalière de prélèvement accompagnent les familles, identifient les donneurs potentiels et organisent les prélèvements dans le respect des volontés exprimées et des règles éthiques. L’établissement participe également au développement du prélèvement après arrêt circulatoire contrôlé, appelé « Maastricht III », qui permet d’élargir les possibilités de don dans des situations médicales précises et strictement encadrées.
En novembre 2025, le CHU Dijon Bourgogne a rejoint le réseau des ambassadeurs du don d’organes, une distinction accordée par le réseau Greffe + afin de donner davantage de visibilité à cette cause. En 2025, l’établissement a réalisé 19 greffes cardiaques et 70 greffes rénales, dont 4 à partir de donneurs vivants.
Le don du vivant représente également un enjeu important, notamment pour les greffes de rein. Il permet d’apporter une réponse supplémentaire aux besoins croissants des patients en attente de transplantation. Au CHU Dijon Bourgogne, cette activité se développe grâce à l’implication des équipes médicales et paramédicales spécialisées, qui accompagnent à la fois les donneurs et les receveurs.
Durant cette semaine de sensibilisation, le CHU Dijon Bourgogne invite le public à venir rencontrer les équipes de la coordination hospitalière de prélèvement d’organes et de tissus. Plusieurs rendez-vous sont organisés du lundi 22 au vendredi 26 juin 2026. Un stand d’animation sera installé lundi 22 juin, de 11h30 à 14h30, devant le self de Bocage central. Mardi 23 juin, les équipes seront présentes de 9h à 17h dans la galerie commerciale de Quetigny, devant les caisses de Carrefour Quetigny. Mercredi 24 juin, un nouveau temps d’échange aura lieu sur le parking maternité, de 11h30 à 14h.
Pour marquer cette mobilisation, la façade de l’hôtel de La Cloche sera également illuminée en vert lundi 22 juin. À travers ces actions, le CHU Dijon Bourgogne souhaite rappeler un message simple : parler du don d’organes avec ses proches, c’est déjà agir.

