Ce samedi 20 juin 2026, après avoir couvert la Fête de la Musique à Chevigny-Saint-Sauveur, nous avons choisi de rentrer en transports en commun. Tout semblait se dérouler normalement : le bus était à l’heure et rien ne laissait présager la suite. C’est pourtant en montant à bord que nous avons assisté à une scène pour le moins surprenante.
La scène a de quoi surprendre, et même choquer. À bord du bus que nous avons emprunté, alors que plusieurs passagers étaient présents, la conductrice utilisait visiblement une cigarette électronique. Une attitude que nous avons constatée et filmée, et que nous avons décidé de rendre publique.
Car il ne s’agit pas d’un détail. Dans un transport en commun, les règles ne sont pas optionnelles. Elles s’imposent aux usagers, mais aussi, et peut-être surtout, à celles et ceux qui représentent le service public au quotidien.
La cigarette électronique est interdite dans les moyens de transport collectif fermés. Cette interdiction ne relève pas d’une simple question de politesse ou de bon sens : elle relève de la réglementation. Voir une conductrice vapoter au volant, en présence de passagers, interroge donc directement sur le respect des règles, sur l’exemplarité attendue et sur le contrôle exercé par l’exploitant du réseau.
Selon une source travaillant chez Divia, la ligne que nous avons empruntée (ligne Flex’Night) serait sous-traitée. Si cette information devait être confirmée, elle poserait une question supplémentaire : celle du suivi des prestataires et du respect des obligations imposées à celles et ceux qui circulent sous l’image d’un réseau de transport public.
Que Divia ait recours à la sous-traitance est déjà, en soi, un sujet qui mérite d’être discuté. Mais lorsqu’une conductrice, qu’elle soit salariée directe ou prestataire, transporte des usagers sous les couleurs d’un service public, elle porte une responsabilité. Celle de conduire, bien sûr. Mais aussi celle de respecter les règles qu’on demande chaque jour aux passagers d’appliquer.

Comment demander aux usagers de ne pas fumer, de ne pas vapoter, de respecter les autres voyageurs et les règles de vie à bord, si celles et ceux qui sont censés montrer l’exemple donnent eux-mêmes le signal inverse ?
Cette scène est d’autant plus incompréhensible qu’elle se déroule dans un contexte où les réseaux de transport rappellent régulièrement les règles aux voyageurs. Les campagnes de sensibilisation, les rappels à l’ordre et les leçons de civisme perdent forcément de leur poids lorsque l’exemplarité ne suit pas du côté de celles et ceux qui représentent le réseau.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, il nous était impossible de contacter Divia afin d’obtenir une réaction ou des explications sur cette situation. Nous restons évidemment disposés à publier leur réponse si l’entreprise souhaite s’exprimer.
En attendant, une chose est claire : les règles doivent s’appliquer à toutes et tous. Aux usagers, aux conductrices, aux conducteurs, aux sous-traitants et aux exploitants. Rappeler fermement les obligations à l’ensemble des personnels concernés serait un minimum. Car dans les transports en commun, l’exemplarité ne peut pas être à sens unique.
