La députée de Côte-d’Or dénonce les conséquences de la nouvelle carte scolaire 2026-2027, qui prévoit 33 suppressions de postes dans le premier degré, dont 19 fermetures de classes à Dijon. Elle appelle à une mobilisation collective pour défendre une école publique de proximité, inclusive et émancipatrice.
La nouvelle carte scolaire 2026-2027 en Côte-d’Or suscite de vives inquiétudes. En cause : l’annonce de 33 suppressions de postes dans le premier degré, parmi lesquelles figurent 19 fermetures de classes à Dijon. Pour Océane Godard, députée de la Côte-d’Or, membre de la commission des affaires sociales et conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté, ces décisions risquent de fragiliser durablement l’école publique dans le département.
Dans un communiqué publié à Dijon le 22 juin 2026, l’élue socialiste dit partager les préoccupations exprimées par les familles, les enseignants et les acteurs de la communauté éducative. Elle rappelle avoir alerté le directeur académique sur les conséquences concrètes de ces fermetures, notamment dans les quartiers et établissements où les besoins sociaux et éducatifs sont déjà importants.
Pour la députée, l’école publique ne peut être réduite à une simple variable d’ajustement budgétaire. Elle doit rester un pilier de l’égalité des chances, de la mixité sociale et de l’inclusion. Cette exigence est d’autant plus forte lorsque les élèves concernés se trouvent en situation de fragilité, de difficulté scolaire ou de handicap. Dans ces contextes, la présence d’enseignants en nombre suffisant et le maintien de classes à taille humaine constituent, selon elle, des conditions essentielles de réussite.
La situation dijonnaise concentre une partie des inquiétudes. La ville compte déjà 19 dispositifs d’inclusion et fait face à des besoins socio-éducatifs croissants. Dans ce contexte, les fermetures annoncées pourraient, selon Océane Godard, accentuer les inégalités entre les élèves et déstabiliser des établissements dont les qualités pédagogiques contribuent à l’attractivité de l’école publique.
Au-delà des chiffres, la députée insiste sur l’importance d’une école de proximité, capable de répondre aux réalités locales. Elle souligne que la Ville de Dijon a toujours défendu cette approche, fondée sur l’adaptation aux besoins des enfants, des familles et des équipes éducatives. Pour Océane Godard, la carte scolaire ne peut être pensée uniquement à travers des équilibres comptables : elle doit intégrer les enjeux pédagogiques, sociaux et humains.
L’élue appelle ainsi à une réflexion plus globale sur l’avenir de l’école dans le département. Cette réflexion doit, selon elle, prendre en compte les conditions d’apprentissage des élèves, mais aussi les conditions de travail des enseignants et de l’ensemble de la communauté éducative. Les fermetures de classes, lorsqu’elles entraînent une hausse des effectifs ou une réorganisation contrainte des écoles, peuvent peser sur le quotidien des équipes comme sur la qualité de l’accompagnement proposé aux enfants.
Alors que se prépare le prochain budget de l’Éducation nationale, Océane Godard souhaite faire de cette question un enjeu politique majeur. Elle appelle l’ensemble des forces politiques, les collectivités locales, les enseignants, les familles et les acteurs de l’école à se mobiliser pour défendre les moyens nécessaires à une école publique ambitieuse.
La députée et le groupe socialiste entendent porter ce combat dans un contexte parlementaire particulier, marqué par l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale. Pour Océane Godard, cette configuration impose de construire des mobilisations larges et des compromis utiles autour de priorités essentielles. L’école, estime-t-elle, ne peut dépendre d’une seule voix ni d’arbitrages isolés.
En défendant le maintien des classes et des moyens éducatifs, Océane Godard dit vouloir préserver ce qu’elle considère comme un bien commun. Dans un monde traversé par des mutations rapides, des difficultés sociales et des parcours de vie de plus en plus complexes, l’école demeure, à ses yeux, l’un des lieux les plus importants pour construire une République partagée.
Pour la députée de Côte-d’Or, l’enjeu dépasse donc la seule question des fermetures de classes. Il s’agit de garantir à chaque élève les mêmes chances d’apprendre, de s’épanouir et de trouver sa place. Il s’agit aussi de donner aux enseignants les moyens d’exercer leur mission dans de bonnes conditions. Face aux suppressions annoncées, Océane Godard appelle ainsi à défendre une école publique forte, inclusive et fidèle à sa promesse républicaine.
