La venue de Guillaume Kasbarian à Dijon, ce mercredi 25 juin, dans le cadre de l’Assemblée générale de la FNAIM, fait réagir la CLCV. Dans un communiqué de presse, l’association Consommation, Logement et Cadre de Vie exprime sa « profonde inquiétude » et son désaccord face à cette participation, dans un contexte de crise persistante du logement.
Pour la CLCV, cette invitation interroge au regard des positions défendues par Guillaume Kasbarian lorsqu’il était membre du gouvernement en charge du logement. L’association estime que plusieurs orientations portées ces derniers mois ont pu être perçues comme défavorables aux locataires et insuffisantes face aux difficultés rencontrées par de nombreux ménages pour se loger.
La CLCV pointe notamment des orientations qu’elle considère comme un affaiblissement des protections accordées aux locataires, en particulier dans les zones tendues. Elle critique également une approche jugée trop favorable à la fluidification du marché locatif, au détriment, selon elle, de la sécurisation des parcours résidentiels.
L’association déplore aussi des propositions concernant la régulation du logement social et du parc privé qu’elle juge trop limitées face à l’ampleur de la crise. À ses yeux, la politique du logement ne peut pas se résumer à une logique de marché ou à la seule recherche de mobilité dans le parc locatif.
Dans son communiqué, la CLCV rappelle que la France traverse une crise du logement structurelle. Pénurie de logements abordables, hausse des loyers dans de nombreuses zones urbaines, difficultés d’accès au logement pour les ménages modestes et les classes moyennes : pour l’association, les signaux d’alerte sont nombreux.
Elle souligne également la précarisation croissante d’une partie des locataires, confrontés à des loyers élevés, à des charges importantes et à des parcours résidentiels de plus en plus contraints. Dans ce contexte, la CLCV estime que les débats sur le logement doivent d’abord prendre en compte les besoins des habitants, et non seulement ceux des acteurs institutionnels ou professionnels de l’immobilier.
La tenue de l’Assemblée générale de la FNAIM à Dijon apparaît ainsi, pour l’association, comme l’occasion de rappeler ses priorités. La CLCV appelle les pouvoirs publics et les acteurs du secteur à renforcer la régulation du marché locatif, à mieux protéger les locataires et à investir massivement dans le logement social et abordable.
L’association insiste également sur la nécessité d’entretenir et de rénover le parc existant, afin de répondre à la fois aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux. Elle considère que l’accès à un logement digne, abordable et sécurisé doit rester au cœur des politiques publiques.
À travers cette prise de position, la CLCV entend donc interpeller les décideurs sur les choix à venir en matière de logement. Elle rappelle que le droit au logement est un droit fondamental, qui ne peut être subordonné aux seules logiques de marché.
Alors que la crise du logement continue de peser lourdement sur les ménages, la venue de Guillaume Kasbarian à Dijon ravive ainsi les tensions entre les défenseurs des locataires et une partie des orientations défendues ces derniers mois au niveau national.
Communiqué de presse du 25 juin 2026 :
La CLCV dénonce la venue de M. Guillaume Kasbarian à Dijon dans le cadre de l’Assemblée générale de la FNAIM et rappelle ses orientations passées en matière de logement
La CLCV exprime sa profonde inquiétude et son désaccord quant à la participation de M. Guillaume Kasbarian à l’Assemblée générale de la FNAIM, organisée ce jour à Dijon.
Alors que la crise du logement continue de frapper durement les ménages, les locataires comme les accédants à la propriété, la CLCV considère que cette invitation interroge au regard des positions défendues récemment par M. Kasbarian lorsqu’il était membre du gouvernement en charge du logement.
Des orientations jugées défavorables aux locataires et au logement abordable
La CLCV rappelle que plusieurs propositions et prises de position portées par M. Kasbarian lorsqu’il était au gouvernement ont suscité de vives inquiétudes parmi les associations de défense des consommateurs et des locataires, notamment :
- des orientations perçues comme un affaiblissement des protections des locataires dans les zones tendues ;
- une approche jugée trop favorable à la fluidification du marché locatif au détriment de la sécurisation des parcours résidentiels ;
- des propositions relatives à la régulation du logement social et du parc privé, considérées comme insuffisantes face à l’ampleur de la crise ;
- une vision globale du logement qui, selon la CLCV, ne répond pas suffisamment à l’urgence sociale actuelle.
Une crise du logement toujours plus aiguë
La CLCV rappelle que la France traverse une crise du logement structurelle marquée par :
- une pénurie de logements abordables dans de nombreux territoires ;
- une hausse continue des loyers dans plusieurs zones urbaines ;
- des difficultés croissantes d’accès au logement pour les ménages modestes et les classes moyennes ;
- une précarisation d’un nombre grandissant de locataires.
Dans ce contexte, la CLCV estime que les débats autour des politiques du logement doivent prioritairement intégrer les intérêts des habitants et non ceux des seuls acteurs institutionnels ou professionnels du secteur immobilier.
Une interpellation des pouvoirs publics
La CLCV appelle les pouvoirs publics et les acteurs du logement à :
- renforcer la régulation du marché locatif ;
- développer, entretenir et rénover massivement le logement social et abordable ;
- garantir une meilleure protection des locataires ;
- replacer l’intérêt général au cœur des politiques du logement.
La CLCV reste particulièrement vigilante quant aux orientations futures portées dans le débat public et rappelle que le droit au logement est un droit fondamental qui ne peut être subordonné aux seules logiques de marché.
