Après l’épisode de canicule qui a frappé la Côte-d’Or fin juin, la députée Catherine Hervieu alerte sur l’adaptation insuffisante des bâtiments publics et demande au Gouvernement des moyens financiers, techniques et humains pour faire face aux prochaines vagues de chaleur.
La Côte-d’Or a connu, fin juin, un épisode de chaleur particulièrement intense. Le département a été placé durant toute une semaine en vigilance rouge canicule à partir du 22 juin, avec des températures dépassant les 40 °C dans certains secteurs. Dans un communiqué de presse publié le 1er juillet 2026, la députée Catherine Hervieu appelle à tirer les conséquences de cet épisode et demande des moyens concrets pour protéger les habitantes et habitants, en particulier les plus vulnérables.
La députée commence par saluer celles et ceux qui ont continué à assurer les missions essentielles malgré des conditions extrêmes : personnels soignants dans les hôpitaux, pompiers, aides à domicile, agents communaux, enseignants, mais aussi maires ayant ouvert des salles rafraîchies pour accueillir enfants et personnes âgées.
Selon elle, cet épisode de canicule a mis en lumière les limites des équipements actuels et l’insuffisante préparation des bâtiments publics face aux fortes chaleurs. Dans la deuxième circonscription, vingt-deux écoles ont fermé le 22 juin, notamment à Pontailler-sur-Saône, Binges et Flammerans. À Villers-les-Pots, deux classes ont dû être déplacées dans la seule salle climatisée de la commune afin d’offrir des conditions plus supportables aux élèves et aux adultes.
La situation a également concerné les collégiens, alors que les épreuves du brevet se déroulaient en pleine période de chaleur. Catherine Hervieu estime que certains élèves ont passé leur examen dans des salles où les températures ne correspondaient pas aux conditions attendues pour une épreuve nationale. Pour la députée, les élèves comme les enseignants ont terminé l’année scolaire dans des conditions qui ne sont « pas à la hauteur » des exigences du service public de l’éducation.
Le communiqué pointe également la situation dans les établissements hospitaliers et médico-sociaux, notamment ceux accueillant des personnes âgées. L’absence de volets, de dispositifs de ventilation ou de climatisation aurait conduit certaines équipes à improviser, par exemple en occultant les fenêtres avec des draps. Une situation d’autant plus préoccupante, selon Catherine Hervieu, que le système de soins est déjà fortement sous tension.
Pour la députée, cette canicule ne doit pas être traitée comme un simple épisode exceptionnel. Elle l’inscrit dans un contexte plus large de dérèglement climatique et de multiplication des vagues de chaleur. Elle estime que les pouvoirs publics doivent désormais se mobiliser durablement, car le bâti public n’est pas suffisamment adapté à cette nouvelle réalité.
Catherine Hervieu dénonce notamment un manque de vision à moyen et long terme, ainsi que les nombreux « stop and go » en matière de rénovation thermique. Elle appelle à agir sur plusieurs leviers : la rénovation des bâtiments, le choix des matériaux, la végétalisation des abords et l’amélioration des dispositifs de protection contre la chaleur. Pour elle, ces sujets relèvent désormais à la fois de la santé publique et de la continuité du service public.
Dans ce contexte, la députée indique avoir interpellé le Premier ministre afin de connaître les moyens que le Gouvernement entend mobiliser. Elle demande des moyens « concrets, financiers, techniques et humains » pour impulser ces actions sur l’ensemble du territoire, en lien avec les collectivités locales.
Au-delà de l’urgence immédiate, Catherine Hervieu appelle à une réponse collective face à des canicules appelées à se répéter. Elle rappelle que l’une des fonctions majeures de l’État est de protéger la population, avec les moyens nécessaires. Selon elle, le manque d’investissements accumulé depuis plusieurs décennies oblige aujourd’hui les responsables publics à prendre leurs responsabilités.
Pour la députée, l’enjeu est simple : permettre aux habitants de vivre, travailler et étudier dans des conditions acceptables, même lors des épisodes de chaleur extrême. Alors que les canicules deviennent plus fréquentes, elle estime nécessaire de bâtir des réponses durables, à la hauteur des défis climatiques déjà identifiés.
Communiqué de presse du 1er juillet 2026 :
Canicule, des moyens pour protéger les plus vulnérables et l’ensemble de la population
La Côte-d’Or a été placée durant toute une semaine en vigilance rouge canicule à partir du 22 juin avec des valeurs dépassant 40° à certains endroits.
Je veux d’abord saluer celles et ceux qui assurent les missions essentielles dans ces conditions: les soignant·es dans les hôpitaux, les pompiers, les aides à domicile, les agent·es communaux, les enseignant·es et les maires qui ont ouvert des salles rafraîchies pour accueillir les enfants et les aîné·es.
Dans la deuxième circonscription, vingt-deux écoles ont fermé le 22 juin, comme à Pontailler-sur-Saône, à Binges à Flammerans. À Villers-les-Pots, deux classes ont été déplacées dans la seul salle climatisée de la commune offrant des conditions tenables pour les enfants comme pour les adultes.
Les collégiens ont passé les épreuves du brevet dans des salles où les températures ne correspondaient pas aux exigences de tenue d’un examen national. Les élèves et les enseignant·es ont terminé l’année scolaire dans des dispositions qui ne sont pas à la hauteur des exigences d’un service public de l’éducation.
Dans les établissements hospitaliers et services médico-sociaux accueillant notamment des personnes âgées, l’absence de volets, de dispositifs de ventilation et de climatisation a conduit les équipes à improviser, comme l’occultation des fenêtres à l’aide de draps, et cela dans un système de soins déjà très tendu.
Comme partout en France, la réalité s’impose, qu’on ne peut plus ignorer. Face aux conséquences du dérèglement climatique, aux canicules récurrentes, les pouvoirs publics doivent se mobiliser. Le bâti public n’est pas suffisamment adapté. En cause : le manque de vision à moyen et long terme, les nombreux « stop and go » en matière de rénovation thermique, de nature des matériaux, de végétalisation des alentours alors que cela devient un enjeu de santé publique et de continuité du service public.
A ce titre, j’ai interpellé le Premier ministre sur les moyens concrets, financiers, techniques et humains que le Gouvernement entend mobiliser pour impulser ces actions sur l’ensemble du territoire en lien avec les collectivités.
Une des fonctions majeures de l’État est de protéger les habitant.es du pays, avec les moyens nécessaires. Mais l’impréparation des politiques avec le manque d’investissements accumulés depuis des décennies nous amènent à prendre nos responsabilités. Il ne s’agit ni plus, ni moins de vivre, travailler, étudier dans des conditions acceptables. Face à une réalité climatique appelée à durer, nous devons bâtir ensemble les réponses collectives à la hauteur des défis bien identifiés.
