À l’occasion du festival Golden Coast, organisé les 28, 29 et 30 août à Dijon, le Gouvernement déploiera un espace entièrement consacré à la prévention, à l’écoute et à l’orientation en matière de santé mentale. Une initiative inscrite dans le cadre de la Grande Cause Nationale consacrée à la santé mentale, avec l’ambition d’aller directement à la rencontre des jeunes dans un environnement festif.
Après plusieurs opérations conduites dans des festivals au cours de l’été, le Gouvernement poursuit sa stratégie d’« aller-vers ». Les 28, 29 et 30 août, un espace de prévention sera ainsi installé au festival Golden Coast, à Dijon, afin de sensibiliser les festivaliers aux enjeux de santé mentale et de leur permettre, s’ils le souhaitent, d’échanger directement avec des professionnels.
Coordonné par le Service d’information du Gouvernement, le dispositif réunira le Centre hospitalier universitaire de Dijon, le Planning familial de la Côte-d’Or ainsi que le Laboratoire sciences humaines et sociales en santé mentale du GHU Paris.
L’objectif affiché est de rendre les actions de prévention en santé mentale plus visibles, plus accessibles et plus proches des publics, dans un cadre particulièrement fréquenté par les jeunes. Après différentes opérations menées dans des festivals cet été, cette nouvelle présence doit également permettre au Gouvernement de renforcer son action au plus près des territoires.
Une prévention pensée au plus près des jeunes
L’espace installé au Golden Coast doit s’appuyer en priorité sur des acteurs déjà fortement implantés localement. Les festivaliers pourront y trouver des temps d’échange, des outils de sensibilisation ainsi que des solutions d’orientation adaptées à leurs besoins.
Pour Violaine Démaret, préfète de la Bourgogne-Franche-Comté et préfète de la Côte-d’Or, la présence de l’État et de ses partenaires dans un festival permet précisément de sortir la santé mentale des seuls lieux de soins ou des dispositifs institutionnels.
« Je me réjouis que l’État et ses partenaires soient présents au festival Golden Coast pour aller à la rencontre des jeunes et parler simplement et directement de santé mentale. Sur nos territoires, cette mobilisation se traduit aussi au quotidien par de nombreuses actions visant à développer les compétences psychosociales et à renforcer la prévention auprès des jeunes, notamment en milieu scolaire. Faire de la santé mentale une Grande cause nationale, c’est justement porter cette ambition au plus près de nos concitoyens, dans tous les lieux où nous pouvons informer, prévenir et libérer la parole. »
La préfète insiste également sur la nécessité de banaliser le recours à l’aide et la possibilité de parler de ses difficultés : « Parce qu’en parler, demander de l’aide, écouter les autres, ce n’est pas une faiblesse mais une force, j’invite les jeunes qui le souhaitent à venir, entre deux concerts, rencontrer les professionnels présents sur le stand. Ils sont là pour les informer, les écouter et les orienter. »
Le CHU de Dijon pour déconstruire les préjugés
Parmi les partenaires mobilisés, le CHU de Dijon sera notamment représenté par Oriane André, psychologue. Elle s’appuiera en particulier sur les contenus de « La Montagne aux préjugés », un outil destiné à interroger les représentations entourant la santé mentale et à déconstruire les idées reçues qui peuvent encore empêcher certaines personnes de parler de leurs difficultés ou de demander de l’aide.
Le CHU proposera également plusieurs animations conçues pour favoriser une approche interactive et moins institutionnelle de la prévention.
Parmi elles, le “lance dés”, un dispositif ludique inspiré des serious games, doit permettre d’engager plus facilement la conversation avec les festivaliers et d’aborder les questions de santé mentale de manière participative.
Les jeunes pourront également découvrir le questionnaire Primo, un outil en ligne, anonyme et validé scientifiquement. Réalisé en une quinzaine à une vingtaine de minutes, il permet de repérer d’éventuelles difficultés psychiques et d’obtenir une orientation personnalisée. Les journalistes présents sur place pourront eux aussi tester Primo dans l’espace dédié.
Le CHU mettra enfin à disposition les cartes « Et psy c’était toi » ainsi que les stickers associés.
Consentement, contraception et santé sexuelle avec le Planning familial
Le Planning familial de la Côte-d’Or sera lui aussi présent pendant les trois jours du festival, avec plusieurs dispositifs pédagogiques consacrés à la prévention, au consentement et à la santé sexuelle.
Les festivaliers pourront notamment participer à un violentomètre à reconstituer, utiliser un sac contraception “pioche et devine” ou encore découvrir le jeu du consentement.
Des brochures, des stickers et des flyers seront également distribués, tout comme des préservatifs et des protections menstruelles.
Les équipes du CHU de Dijon et du Planning familial resteront présentes tout au long du Golden Coast afin d’échanger avec les festivaliers, de leur présenter les dispositifs existants et de les orienter en fonction de leurs besoins.
« Une prévention plus proche, plus accessible et plus décomplexée »
Pour le Service d’information du Gouvernement, cette présence en festival illustre directement la volonté de faire de la santé mentale une politique de prévention visible dans les lieux de vie et de sociabilité.
« Faire de la santé mentale une Grande Cause nationale, c’est aussi aller à la rencontre des publics dans leurs lieux de vie, partout sur le territoire. Avec cette présence à Golden Coast, nous faisons le choix d’une prévention plus proche, plus accessible et plus décomplexée, en nous appuyant sur des structures locales pleinement mobilisées. Notre objectif est d’encourager chacun à parler, à demander de l’aide et à prendre soin de sa santé mental », souligne Michael Nathan, directeur du Service d’information du Gouvernement.
Le dispositif bénéficiera également de l’implication du Groupe Combat, auquel appartiennent notamment Nova et Les Inrockuptibles et qui est également coproducteur du festival.
Cette collaboration doit apporter un regard éditorial sur la façon dont les jeunes s’emparent des questions de santé mentale, notamment au sein des cultures et des scènes urbaines.
Pour Emmanuel Hoog, directeur général du Groupe Combat, la santé mentale doit être considérée comme un sujet central dans l’organisation même de tels événements : « Pour nous, la santé mentale n’est pas un sujet annexe : c’est un enjeu fondamental. Organiser le Golden Coast festival, et s’engager aux côtés du Service d’information du Gouvernement, c’est affirmer que chacun doit pouvoir parler, comprendre et prendre soin de sa santé mentale dans des espaces où il se sent libre et écouté. »
Le festival comme terrain d’étude
Au-delà des actions de sensibilisation et d’orientation, le Golden Coast servira également de terrain de recherche. Le Gouvernement poursuit en effet son partenariat avec le Laboratoire de Recherche en Santé Mentale, Sciences Humaines et Sociales du GHU Paris, qui mènera sur place une étude consacrée à la « festivalisation » des modes de prévention.
L’enjeu est de mieux comprendre comment les jeunes publics s’approprient les dispositifs de prévention lorsqu’ils leur sont proposés directement dans un environnement festif, et d’évaluer l’intérêt de ces dispositifs immersifs installés au cœur des festivals.
La démarche repose sur une observation au contact direct des festivaliers afin de documenter leurs comportements, leurs attentes et leur manière d’interagir avec les outils de prévention.
Aurélien Troisoeufs, présent le samedi et le dimanche, sera chargé de la collecte de données dans le cadre de l’étude Festim, centrée sur les comportements, les besoins et les leviers de prévention auprès des jeunes publics.
« Golden Coast nous offre un terrain unique pour documenter les pratiques de prévention en milieu festif. L’étude Festim nous permet de recueillir des données directement auprès des festivaliers, d’observer leurs interactions avec les dispositifs et d’affiner les stratégies qui fonctionnent réellement sur le terrain », précise Aurélien Troisoeufs.
Libérer la parole entre deux concerts
Avec cette opération, le Gouvernement entend ainsi profiter d’un événement culturel de grande ampleur pour déplacer la prévention en santé mentale vers un espace où elle est habituellement moins présente.
L’ambition est autant de sensibiliser que de faciliter un premier échange, dans un contexte qui se veut moins formel qu’un cadre médical ou institutionnel. Professionnels de santé, acteurs de la prévention et chercheurs seront ainsi réunis pendant le Golden Coast avec un même objectif : permettre aux jeunes de parler plus facilement de santé mentale, leur donner des outils pour identifier leurs difficultés et leur montrer vers qui se tourner en cas de besoin.
Entre concerts, animations et rencontres, les festivaliers pourront donc profiter de cet espace pour s’informer, échanger avec des professionnels ou simplement découvrir des ressources qu’ils pourront ensuite mobiliser pour eux-mêmes ou pour leur entourage.
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