La troisième édition du Golden Coast Festival s’est ouverte dans une ambiance déjà marquée par une polémique. Le commandant de la compagnie de gendarmerie départementale de Dijon, Thomas Foucherot, a publiquement déploré le comportement de l’artiste parisienne 2L, à laquelle il reproche des propos insultants à l’encontre des forces de sécurité intérieure.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux à l’occasion du lancement de Golden Coast 2026, Thomas Foucherot rappelle tout d’abord l’importance du dispositif de sécurité mobilisé autour de ce rendez-vous présenté comme l’un des plus grands festivals français consacrés au rap.
Mais l’officier fait également état d’un incident survenu dès la première journée. Selon ses propres termes, « l’intervenante parisienne 2L a jugé utile d’insulter sur scène les forces de sécurité intérieure ».
Le commandant précise que ces propos auraient été tenus alors que plusieurs représentants de l’État et responsables institutionnels étaient présents sur le site, parmi lesquels la préfète Violaine Demaret, la directrice de cabinet Aurélie Contrecivile et le général de division Christophe Husson.
Thomas Foucherot estime dans son message qu’une limite a été franchie entre liberté d’expression et propos injurieux. Il écrit ainsi regretter « la confusion entre la liberté d’expression et une provocation injurieuse et haineuse », ajoutant que « le débat public mérite mieux ».

Le professionnalisme des gendarmes réaffirmé
Malgré cet épisode, le commandant tient également à mettre en avant le travail des militaires mobilisés durant le festival. Il réaffirme « le professionnalisme » des gendarmes engagés sur l’événement, avec pour objectif de permettre aux festivaliers de profiter de la manifestation dans les meilleures conditions de sécurité.
Cette mise au point intervient alors que le festival mobilise d’importants moyens humains et logistiques, tant pour assurer la sécurité du public que pour gérer les conséquences d’un rassemblement de cette ampleur.
René Lioret apporte son soutien au commandant Foucherot
Sur Facebook, René Lioret, député RN de la 5ᵉ circonscription de la Côte-d’Or, a également réagi à la publication du commandant Thomas Foucherot. Il évoque par ailleurs les nuisances occasionnées, selon lui, par le festival pour certains riverains et condamne fermement les propos rapportés à l’encontre des forces de sécurité.
Il apporte ainsi son « soutien sans réserve » à la prise de position de Thomas Foucherot et appelle également à une réaction de la Ville de Dijon et de Dijon Métropole, collectivités accueillant la manifestation.
Des propos particulièrement regrettables dans un tel contexte
Si les artistes disposent naturellement d’une grande liberté dans leur expression et dans leurs prises de position, les accusations formulées par le commandant Foucherot posent la question des limites à ne pas franchir lorsque les propos visent directement les femmes et les hommes chargés d’assurer la sécurité d’un événement.
Les gendarmes, policiers, personnels de secours et agents mobilisés lors d’un festival de cette ampleur assurent quotidiennement la protection de dizaines de milliers de personnes. Dans ce contexte, si les propos rapportés sont fidèlement retranscrits, les attaques personnelles ou insultantes envers les forces de sécurité ne peuvent que susciter incompréhension et indignation.
La polémique ne doit toutefois pas occulter l’essentiel : permettre au Golden Coast de se dérouler dans des conditions satisfaisantes pour les festivaliers comme pour les riverains, dans le respect des artistes, du public et des personnels chargés de leur sécurité.
Reste désormais à savoir si les organisateurs du Golden Coast, la Ville de Dijon ou Dijon Métropole souhaiteront réagir publiquement à cet épisode.
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