Un deuxième cas de légionellose a été déclaré à Port-sur-Saône, en Haute-Saône. La personne concernée est actuellement hospitalisée. Un premier cas, signalé début août, avait conduit au décès du patient. Face à cette situation, l’Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté poursuit ses investigations et met en place un numéro d’information destiné à la population.
La vigilance reste de mise à Port-sur-Saône après la confirmation d’un deuxième cas de légionellose en quelques semaines. Dans un communiqué daté du 1er septembre 2026, l’Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté indique qu’un nouveau cas lui a été déclaré le 28 août chez une personne domiciliée dans la commune et actuellement hospitalisée. Un premier cas avait été signalé le 9 août. La personne concernée est depuis décédée.
À ce stade, aucun lien formel n’a encore été établi entre les deux contaminations. Les autorités sanitaires cherchent notamment à déterminer si les deux personnes ont pu être exposées à une source commune. L’ARS précise que les investigations médicales et environnementales sont toujours en cours afin d’identifier l’origine éventuelle de la contamination.
Ces recherches ont été engagées dès le 9 août, date du signalement du premier cas. Elles mobilisent plusieurs organismes : l’ARS Bourgogne-Franche-Comté, Santé publique France, la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, ainsi que le Centre national de référence sur les légionelles à Lyon, spécialisé dans les analyses biologiques. Les services de la préfecture de Haute-Saône et la mairie de Port-sur-Saône sont également associés au suivi de la situation.
Pour l’heure, les investigations n’ont pas permis d’identifier la ou les sources à l’origine des deux cas recensés ces dernières semaines. L’Agence régionale de santé insiste sur le fait que l’ensemble des services de l’État et des acteurs concernés restent mobilisés pour poursuivre les recherches.
Un numéro d’information pour les habitants
La survenue de deux cas dans une même commune en l’espace de quelques semaines peut naturellement susciter des inquiétudes parmi les habitants. Pour répondre aux interrogations de la population, l’ARS a décidé d’ouvrir une ligne téléphonique dédiée.
Le numéro 0 805 200 550 est accessible du lundi au vendredi, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 16 heures. Le dispositif est ouvert à compter du 1er septembre 2026 à 14 heures.
Une maladie à déclaration obligatoire
La légionellose fait partie des maladies à signalement obligatoire. Lorsqu’un médecin ou un biologiste diagnostique un cas, celui-ci doit être déclaré aux autorités sanitaires. En Bourgogne-Franche-Comté, l’ARS recense habituellement entre 70 et 150 cas par an.
Chaque signalement entraîne une enquête destinée à rechercher la source de la contamination et, lorsque cela est possible, à empêcher l’apparition de nouveaux cas. Les investigations combinent généralement un volet médical, centré sur le parcours du patient et ses éventuels facteurs de risque, et un volet environnemental portant notamment sur les lieux fréquentés et les installations susceptibles d’avoir généré une exposition. Le schéma présenté par l’ARS en page 2 du communiqué montre ce double travail d’enquête avant une éventuelle comparaison des souches retrouvées chez les patients et dans l’environnement.
Les analyses environnementales peuvent notamment concerner les réseaux d’eau ou d’autres installations potentiellement à risque. Elles doivent être réalisées par des laboratoires accrédités pour la recherche de légionelles. L’ARS souligne toutefois que les résultats ne sont pas immédiats : environ dix jours sont nécessaires après un prélèvement pour déterminer la présence éventuelle de la bactérie.
Si la présence de légionelles est confirmée, un nouveau délai d’environ dix jours peut être nécessaire pour identifier précisément la souche. Cette étape est essentielle pour permettre une comparaison entre les prélèvements effectués dans l’environnement et ceux réalisés chez les patients. Malgré ces procédures, l’ARS rappelle qu’il reste rare de parvenir à identifier avec certitude la source exacte d’une contamination.
Des investigations renforcées en cas de cas groupés
Lorsque plusieurs cas apparaissent dans une même zone géographique sur une courte période, les autorités sanitaires peuvent renforcer leur dispositif. Les enquêteurs cherchent alors à identifier les lieux fréquentés en commun par les personnes malades pendant leur période d’exposition. Ils peuvent également comparer les différentes souches de légionelles détectées et réaliser des prélèvements supplémentaires dans les installations considérées comme potentiellement à risque.
Les professionnels de santé du secteur peuvent en parallèle être informés afin de faciliter le diagnostic et la déclaration d’éventuels nouveaux cas. Les partenaires locaux susceptibles d’être concernés sont également associés aux investigations. Lorsque les analyses environnementales le justifient, des opérations de nettoyage ou de désinfection peuvent être engagées.
À Port-sur-Saône, les autorités sanitaires ne communiquent pour l’instant sur aucune source identifiée. La priorité reste donc à la poursuite des investigations médicales et environnementales, tandis que l’ARS entend maintenir un lien direct avec les habitants grâce au numéro d’information spécialement mis en place.
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