De nouvelles images obtenues par Dijon Actualités permettent de mesurer l’ampleur du sinistre survenu dans le parking souterrain situé sous le parc Le Cèdre, à Chenôve. Deux scooters ont bien été incendiés et six garages ont été impactés par le feu, les fumées et les fortes chaleurs. Selon toute vraisemblance, l’incendie aurait été provoqué volontairement. Au-delà des dégâts déjà visibles, une autre inquiétude apparaît désormais : l’étanchéité de l’ouvrage a-t-elle été endommagée ?
Ce lundi matin, Dijon Actualités faisait état d’un nouvel incendie survenu à Chenôve. Les premières informations disponibles ne permettaient alors pas encore de mesurer précisément l’ampleur des dégâts à l’intérieur du parking souterrain situé sous le parc Le Cèdre. Depuis, notre rédaction a pu obtenir plusieurs photographies ainsi qu’une vidéo tournées à l’intérieur des garages après le sinistre.
Ces images permettent aujourd’hui d’apporter une précision importante : ce ne sont pas un, mais bien deux scooters qui ont été incendiés. Le feu ne s’est par ailleurs pas limité aux deux-roues. Six garages ont été impactés, à des degrés divers, par les flammes, la chaleur, les fumées et les dépôts de suie.
À l’intérieur, les stigmates de l’incendie sont particulièrement visibles. Les murs et plafonds ont noirci, le sol est couvert de résidus, tandis que de nombreux objets entreposés dans les garages ont été brûlés, fondus ou fortement dégradés. Sur les photographies que nous avons pu consulter, on distingue notamment des vélos, du mobilier, des équipements divers et de nombreux objets désormais recouverts de suie ou détruits par le feu.
Il ne s’agit donc pas d’un simple scooter brûlé dans un coin de parking, comme les premières informations pouvaient le laisser penser. Deux scooters ont été incendiés et six garages ont subi les conséquences du sinistre. Derrière ces chiffres, ce sont autant d’habitants qui vont désormais devoir composer avec les déclarations d’assurance, les expertises, le nettoyage et, pour certains, le remplacement de biens personnels détruits.
Un incendie vraisemblablement volontaire
Selon les éléments dont nous disposons, l’origine volontaire de l’incendie apparaît comme l’hypothèse la plus vraisemblable, même s’il appartiendra à l’enquête de l’établir formellement et, le cas échéant, d’identifier les auteurs.
Si cette hypothèse est confirmée, la gravité d’un tel acte ne peut être minimisée. Mettre le feu à deux scooters dans un parking souterrain n’a rien d’une simple « bêtise » ou d’une dégradation anodine. Dans un espace fermé, entouré de garages contenant des véhicules, des matériaux combustibles et des biens personnels, les conséquences d’un départ de feu peuvent devenir incontrôlables en quelques minutes.
Cette fois, les flammes ont touché six garages. Elles auraient pu se propager davantage. Elles auraient pu atteindre d’autres véhicules ou provoquer des dégâts encore plus considérables. Ceux qui déclenchent ce type d’incendie ne maîtrisent ni la propagation du feu, ni les températures atteintes, ni les fumées dégagées.
C’est précisément là que l’irresponsabilité atteint un niveau difficilement acceptable. Quelques minutes peuvent suffire à détruire les biens accumulés pendant des années par des habitants qui, eux, n’ont rien demandé à personne.
Et lorsque le feu est éteint, ses auteurs éventuels ont disparu. La facture, elle, reste.
Six garages touchés, et peut-être un problème bien plus important
Une interrogation majeure demeure désormais concernant l’ouvrage lui-même. Le parking se trouve directement sous le parc Le Cèdre, dont l’aménagement avait notamment nécessité des travaux d’étanchéité.
Or un incendie dans un parking souterrain peut générer des températures particulièrement élevées. Si les matériaux assurant l’étanchéité ont été exposés à une chaleur importante, une expertise devra déterminer s’ils ont conservé toutes leurs propriétés.
À ce stade, rien ne permet d’affirmer que l’étanchéité a été endommagée. Mais la question doit désormais être posée.
Car si elle avait été fragilisée par le sinistre, les conséquences financières pourraient être sans commune mesure avec les dégâts immédiatement visibles. Il ne serait alors plus seulement question de nettoyer six garages, de réparer des équipements ou d’indemniser les propriétaires des biens détruits. Des travaux beaucoup plus lourds pourraient devenir nécessaires.
Et avec eux se poserait inévitablement une question : combien coûtera au final cette nuit d’irresponsabilité ?
Quelques milliers d’euros ? Plusieurs dizaines de milliers ? Davantage encore si l’ouvrage lui-même a souffert ? À l’heure actuelle, il serait impossible et imprudent d’avancer un montant. Les expertises devront parler.
Mais une certitude demeure : chaque incendie volontaire a un coût. Un coût pour les propriétaires, pour les assurances, pour les copropriétés, parfois pour les collectivités et, finalement, d’une manière ou d’une autre, pour l’ensemble de la société.
Jusqu’où faudra-t-il aller ?
À Chenôve, ce nouvel épisode ne peut être traité comme un événement banal de plus. Deux scooters ont été incendiés. Six garages ont été touchés. Des biens personnels ont été détruits. Des habitants vont maintenant devoir consacrer du temps, de l’énergie et de l’argent à réparer les conséquences d’un acte qu’ils n’ont évidemment pas provoqué.
La question n’est donc plus seulement de savoir ce qui a brûlé cette nuit-là. Elle est de savoir combien de temps encore une poignée d’individus pourra empoisonner le quotidien de ceux qui vivent ici.
Combien de véhicules faudra-t-il encore voir brûler ? Combien de garages faudra-t-il encore nettoyer ? Combien d’habitants devront encore découvrir, au réveil, que leurs biens ont été détruits pour une raison qu’ils ne comprendront probablement jamais ?
Il appartiendra désormais aux enquêteurs d’établir les circonstances précises du sinistre et de retrouver, si cela est possible, les responsables.
Mais sur un point, les images ne laissent aucune place au doute : les conséquences sont bien réelles.
À Chenôve, cette fois encore, les limites ont été largement dépassées. Et si l’expertise venait à révéler que l’étanchéité du parking a elle aussi été touchée, la facture de quelques minutes d’inconscience pourrait se compter bien au-delà des deux scooters partis en fumée.



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