À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, l’Union syndicale Solidaires dénonce une « surenchère raciste » dans le débat politique, notamment autour de l’immigration, du droit du sol, de l’asile et du regroupement familial. Le syndicat pointe également la stigmatisation des femmes musulmanes portant le voile et l’instrumentalisation de la situation à Mayotte.
Dans un communiqué publié le 4 septembre 2026, Solidaires appelle à refuser les divisions fondées sur la nationalité, l’origine, la religion supposée ou la tenue, et défend une société fondée sur « l’égalité des droits et la justice sociale ».
Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de l’Union syndicale Solidaires.
Communiqué de presse du 7 septembre 2026 :
Présidentielle 2027 : stop à la surenchère raciste
À l’approche de l’élection présidentielle, une course inquiétante s’installe : à droite comme à l’extrême droite, les candidat·es rivalisent de propositions toujours plus racistes sur l’immigration, le droit du sol, l’asile ou encore le regroupement familial.
Le Rassemblement national avait déjà donné le ton, mais il n’est désormais plus le seul à porter ces discours racistes. Quand la droite et le centre reprennent les thèmes de l’extrême droite pour tenter de lui prendre des voix, ils contribuent aussi et surtout à banaliser le racisme et la xénophobie.
Dans cette surenchère, les femmes musulmanes, et particulièrement celles qui portent le voile, sont une nouvelle fois prises pour cible. Le RN s’agite autour de leur tenue, prétendant défendre les femmes et la laïcité. Le corps et la tenue des femmes ne sont pas des terrains de bataille électorale. Une politique féministe doit permettre à toutes les femmes de disposer librement de leur corps et de leurs choix et non imposer de nouvelles injonctions à celles qui portent le voile
en les obligeant à le retirer.
La situation à Mayotte est elle aussi instrumentalisée pour justifier de nouvelles restrictions des droits des personnes étrangères. Les propositions récentes visant notamment le droit du sol, l’asile et le regroupement familial en sont une nouvelle illustration. Les difficultés rencontrées par la population sont aussi celles de l’abandon des services publics, du
manque d’accès à l’eau, au logement, à la santé, à l’éducation et à des infrastructures dignes. Les personnes étrangères ne doivent pas devenir les boucs émissaires de décennies de politiques publiques défaillantes.
Nous refusons de diviser les travailleuses et les travailleurs selon leur nationalité, leur origine, leur religion supposée ou leur tenue. Agiter les peurs au lieu de répondre aux impératifs sociaux et écologistes n’est pas admissible.
Nous voulons une société fondée sur l’égalité des droits et la justice sociale. Notre féminisme est indissociablement antiraciste : l’Union syndicale Solidaires combat le racisme, le patriarcat, le sexisme et toutes les formes de domination partout et sur nos lieux de travail. Organisons-nous et mobilisons-nous !
Paris, le 4 septembre 2026
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