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À l’occasion de la Journée internationale de la Paix, célébrée le 21 septembre 2026, le comité de Côte-d’Or du Mouvement de la Paix organise une conférence-débat à la Bourse du Travail de Dijon. De 18 h 30 à 22 h, trois intervenants aborderont les questions du désarmement nucléaire, de la militarisation de l’école et de la construction d’une culture de paix.

Le lundi 21 septembre 2026, la Bourse du Travail de Dijon accueillera une soirée consacrée aux enjeux contemporains de la paix. Organisée par le comité de Dijon Métropole et de Côte-d’Or du Mouvement de la Paix dans le cadre de la Journée internationale de la Paix, cette rencontre se déroulera de 18 h 30 à 22 h, au 17 rue du Transvaal. L’initiative est placée sous le mot d’ordre : « Stop les guerres, stop les violences, stop la misère ». Le programme annoncé prévoit trois temps de conférence suivis d’échanges avec le public.

La première intervention sera assurée par Alain Rouy, secrétaire national du Mouvement de la Paix et vice-président de l’International Peace Bureau. Il reviendra notamment sur le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) ainsi que sur la loi de programmation militaire française. Le document diffusé pour annoncer la soirée met notamment en avant les questions liées à l’augmentation des dépenses militaires et au désarmement nucléaire.

La place de l’école au cœur des discussions

La soirée se poursuivra avec Marine Bignon, enseignante, qui interviendra sur le thème de « l’embrigadement des esprits » et de ce que les organisateurs qualifient de « militarisation accélérée de l’école ». Dans son document de présentation, le Mouvement de la Paix critique notamment le développement des « classes de défense » et défend une conception de l’école fondée sur l’émancipation, l’esprit critique, le travail collectif et l’éducation à la paix.

Cette question devrait ainsi ouvrir le débat sur la place accordée aux enjeux de défense dans l’enseignement et, plus largement, sur la manière dont les jeunes générations sont sensibilisées aux questions de guerre, de sécurité et de citoyenneté. Les organisateurs souhaitent défendre une approche privilégiant la solidarité, la coopération internationale et la prévention des conflits.

Réfléchir à une « culture de la paix »

Le troisième temps de la rencontre sera animé par Raphaël Porteilla, professeur en sciences politiques à l’Université de Dijon-Bourgogne et membre de l’Institut pour la Paix. Son intervention portera sur « les enjeux de la culture de la Paix ». La notion, mise en avant dans le programme de la soirée, repose notamment sur le rejet de la violence et sur la prévention des conflits par le dialogue et la négociation.

À travers cette intervention, les participants seront invités à réfléchir aux moyens de faire vivre cette culture de paix dans la société. Éducation, développement économique et social, respect des droits humains, égalité entre les femmes et les hommes, participation démocratique, tolérance, solidarité et sécurité internationale figurent parmi les différents domaines mis en avant dans le document préparé par les organisateurs.

La soirée doit également se tenir avec la participation de plusieurs organisations associatives, syndicales et politiques citées sur le programme, parmi lesquelles l’Union départementale CGT, les Amis de l’Humanité, l’ARAC, LSR21, le PCF21, La France insoumise, le MRAP, la FSU et ATTAC. D’autres organisations pourraient également rejoindre l’initiative.

À quelques jours de cette Journée internationale de la Paix, le rendez-vous dijonnais entend ainsi créer un espace de discussion autour des choix militaires, de l’éducation et des moyens de prévenir les conflits. La conférence-débat se tiendra lundi 21 septembre, de 18 h 30 à 22 h, à la Bourse du Travail, 17 rue du Transvaal à Dijon.

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