Le 11 octobre 2026, le Marathon des Grands Crus retrouvera la Route des Grands Crus pour une septième édition qui entend conjuguer performance sportive, convivialité et gastronomie bourguignonne. Entre ravitaillements aux airs de repas gastronomique et nouveau village consacré aux savoir-faire de Côte-d’Or, l’événement assume plus que jamais son ancrage dans le terroir.
Il faudra sans doute savoir gérer son effort, mais aussi son appétit. Le dimanche 11 octobre, coureurs et patineurs reprendront la Route des Grands Crus à l’occasion de la septième édition du Marathon des Grands Crus. Au cœur des vignobles de Côte-d’Or, l’épreuve cultive depuis ses débuts une identité qui dépasse largement la seule performance chronométrique. Sportif, le rendez-vous se veut aussi festif, convivial et résolument gourmand.
Et cette année encore, les participants ayant choisi la formule « marathon gourmand » ne devraient pas manquer de carburant. Le menu proposé au fil des kilomètres ressemble davantage à celui d’une table bourguignonne qu’à celui d’une course d’endurance. Gougères à l’époisses pour commencer, terrine bourguignonne au Chablis en entrée, puis poulet Gaston Gérard au 16e kilomètre. Trois kilomètres plus loin, le bœuf bourguignon prendra le relais. Un entremets cassis-pistache attendra ensuite les sportifs au 30e kilomètre, avant du pain d’épices au ravitaillement suivant et des griottines à l’arrivée. La tarte au comté fait elle aussi partie des spécialités annoncées.
Un programme peu compatible, peut-être, avec la recherche absolue du record personnel. Mais c’est précisément ce décalage que revendique l’événement. Ici, le chronomètre n’est pas le seul juge de paix. Le Marathon des Grands Crus veut transformer les 42,195 kilomètres en une expérience où le paysage, les rencontres et les saveurs comptent autant que la performance.
Sept ravitaillements au cœur du vignoble
Tout au long de la Route des Grands Crus, sept points de ravitaillement seront installés. Là encore, on sera assez loin de la traditionnelle table garnie uniquement d’eau, de fruits secs et de quartiers d’orange. Vin, pain d’épices, jambon persillé et fromages locaux font partie des produits annoncés par les organisateurs. Pour les marathoniens, le parcours en aller-retour entre Dijon et Chambolle leur permettra même de passer deux fois devant chaque ravitaillement.
Une perspective séduisante, mais qui pourrait aussi réserver quelques difficultés aux plus gourmands. L’organisation le reconnaît elle-même avec humour : mieux vaudra ne pas céder à toutes les tentations sous peine de rendre les derniers kilomètres particulièrement longs. Car derrière l’ambiance festive et les dégustations demeure bien un marathon, avec tout ce que cette distance suppose d’effort et de gestion.
Cette gastronomie en mouvement est devenue l’une des signatures du rendez-vous. Elle permet surtout à l’épreuve de raconter un territoire autrement. La Route des Grands Crus n’est pas seulement utilisée comme décor spectaculaire : elle devient le fil conducteur d’une manifestation qui cherche à mettre en avant les produits et les traditions de Bourgogne.
Le terroir côte-d’orien s’invite aussi au village départ
La nouveauté majeure de cette édition 2026 se trouvera d’ailleurs avant même de prendre le départ. En partenariat avec le Conseil départemental, un espace aux couleurs du label « Savoir-Faire 100 % Côte-d’Or » sera installé dans le village du Marathon des Grands Crus. Une dizaine de stands locaux et artisanaux doivent y prendre place afin de présenter leurs productions au public.
Glaces, biscuits, huiles essentielles ou encore bières sont notamment annoncés. L’objectif est de donner une vitrine supplémentaire aux producteurs et artisans locaux, tout en élargissant l’expérience proposée autour de la course. L’organisation envisage déjà la possibilité de voir cet espace prendre davantage d’ampleur lors des prochaines éditions.
Pour Thomas Dauvergne, organisateur du Marathon des Grands Crus, cette dimension territoriale est indissociable de l’identité de l’épreuve. Le choix du nom du marathon n’a rien d’anodin : il renvoie directement à la Route des Grands Crus, au patrimoine côte-d’orien et, plus largement, à la gastronomie bourguignonne. Des ravitaillements aux stands artisanaux, les organisateurs disent chercher à proposer un événement différent, capable de devenir un véritable symbole du terroir local.
Une autre façon de découvrir la Route des Grands Crus
L’ambition du Marathon des Grands Crus est donc double. Il s’agit bien sûr d’organiser une manifestation sportive, mais aussi de faire de la course un outil de découverte et de promotion du territoire. Dans une région où le vin, la gastronomie et le patrimoine constituent une part importante de l’identité locale, l’événement joue sur cette complémentarité.
Les participants traverseront ainsi un paysage emblématique de la Côte-d’Or tout en découvrant ses spécialités au fur et à mesure de leur progression. Un marathon où l’on peut passer, en quelques kilomètres, d’un effort prolongé à une dégustation de bœuf bourguignon ou de fromage local : le concept reste pour le moins inhabituel.
Cette singularité est aussi ce qui permet au Marathon des Grands Crus de se distinguer dans un calendrier où les courses sur route sont nombreuses. Plutôt que de miser uniquement sur la recherche de performance, l’événement revendique une expérience globale, où l’effort sportif côtoie le plaisir de la table et la découverte des savoir-faire locaux.
Le 11 octobre prochain, certains participants auront donc les yeux rivés sur leur montre. D’autres prendront peut-être davantage le temps de profiter des vignobles et des ravitaillements. Beaucoup tenteront sans doute de faire les deux. Une chose est certaine : sur la Route des Grands Crus, cette septième édition promet de rappeler qu’en Bourgogne, même un marathon peut devenir une affaire de gastronomie.