Gel du point d’indice, perte de pouvoir d’achat, carrières ralenties et manque d’effectifs : les organisations syndicales appellent les agents publics à une journée nationale de grève et de manifestations le mardi 29 septembre 2026. En Côte-d’Or, la mobilisation se prépare déjà, avec un rassemblement attendu à Dijon.
Les organisations syndicales de Côte-d’Or se sont réunies à Dijon afin de préparer la mobilisation du 29 septembre. Cette rencontre doit permettre de coordonner les actions locales, d’organiser la manifestation prévue dans la capitale régionale et de préciser les modalités de l’appel adressé aux agents publics du département.
À l’échelle nationale, les syndicats appellent les personnels des trois versants de la Fonction publique — État, territoriale et hospitalière — à se mobiliser. Au cœur des revendications figurent notamment les rémunérations, les carrières, les effectifs et les moyens consacrés aux services publics.
Le gel du point d’indice au cœur des revendications
Le point d’indice constitue la base de calcul du traitement des fonctionnaires. Depuis juillet 2023, sa valeur n’a pas fait l’objet d’une nouvelle augmentation générale. Pour les organisations syndicales, cette absence de revalorisation contribue à une perte progressive de pouvoir d’achat et accentue le tassement des grilles salariales.
La hausse du SMIC a également rapproché certaines rémunérations de début de carrière du salaire minimum. Les syndicats estiment que cette situation réduit la reconnaissance accordée aux qualifications, à l’ancienneté et aux responsabilités exercées par les agents.
Des milliers d’agents concernés à Dijon et dans la métropole
À Dijon et dans sa métropole, la mobilisation concerne directement de nombreux services publics du quotidien. Écoles, crèches, restauration scolaire, propreté, espaces verts, équipements sportifs et culturels, services administratifs, action sociale, voirie ou encore services techniques reposent sur des personnels territoriaux directement concernés par les décisions nationales en matière de rémunération.
À ces agents s’ajoutent les personnels hospitaliers, les enseignants et les agents des administrations de l’État présents en Côte-d’Or. La mobilisation du 29 septembre portera ainsi à la fois sur les salaires et sur les moyens consacrés au fonctionnement des services publics.
Des difficultés de recrutement persistantes
Depuis plusieurs années, les organisations syndicales alertent également sur les difficultés de recrutement rencontrées dans plusieurs secteurs de la Fonction publique.
Certains postes restent vacants, tandis que les agents en poste doivent parfois faire face à une charge de travail plus importante. Pour les syndicats, les rémunérations et les perspectives de carrière jouent désormais un rôle majeur dans l’attractivité des métiers publics.
La question se pose aussi bien dans les collectivités territoriales que dans les hôpitaux, l’Éducation nationale ou les administrations de l’État.
Les syndicats estiment notamment que des rémunérations de début de carrière proches du SMIC peuvent rendre certains métiers moins attractifs et compliquer la fidélisation des personnels expérimentés.
Une mobilisation portée par huit organisations syndicales
La journée du 29 septembre est portée par une intersyndicale réunissant la CGT, Force ouvrière (FO), la CFDT, l’UNSA, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP, Fédération autonome de la Fonction publique.
Les huit organisations appellent les agents de l’État, des collectivités territoriales et des établissements hospitaliers à participer à la grève et aux manifestations organisées partout en France.
Elles réclament notamment une revalorisation générale des rémunérations, une amélioration des carrières et davantage de moyens pour les services publics.
En Côte-d’Or, la réunion organisée à Dijon marque une nouvelle étape dans la préparation de cette journée. Les syndicats doivent désormais préciser l’organisation de la mobilisation locale et les modalités du rassemblement dijonnais.
Dijon parmi les points de mobilisation attendus
Le 29 septembre permettra de mesurer l’ampleur du mécontentement dans la Fonction publique, tant par le niveau de participation à la grève que par la fréquentation des manifestations. À Dijon, les syndicats entendent mobiliser les agents territoriaux, hospitaliers et de l’État autour des questions de salaires, de carrières, de conditions de travail et de moyens accordés aux services publics.
L’ampleur de la mobilisation sera également observée au niveau national. Une forte participation pourrait replacer rapidement la question des rémunérations et des conditions de travail des agents publics au centre des discussions avec le gouvernement.
Pour les organisations syndicales, l’objectif est clair : remettre les salaires, les carrières, les effectifs et les moyens des services publics au cœur du débat social de cette rentrée.