Face à la hausse du coût de l’énergie et à un pouvoir d’achat jugé insuffisant, l’Union syndicale Solidaires 21 appelle à une hausse générale des salaires et des pensions. Dans un communiqué publié ce lundi 21 septembre, l’organisation syndicale annonce également plusieurs rendez-vous de mobilisation dans les prochaines semaines, avec en ligne de mire une journée d’action le 17 octobre dans l’ensemble du département.
« Les prix flambent, nos salaires collent au plancher, ça suffit ! » Le ton est donné dès les premières lignes du communiqué diffusé ce lundi 21 septembre par l’Union syndicale Solidaires 21. L’organisation entend alerter sur les conséquences de la hausse des prix de l’énergie sur le quotidien des habitants et, plus largement, sur le pouvoir d’achat.
Diesel, essence, gaz, électricité, bois ou encore fioul : pour Solidaires 21, la hausse des dépenses liées à l’énergie pèse de plus en plus lourdement sur les ménages. Le syndicat estime que cette situation se répercute également sur le prix de l’alimentation, des transports ainsi que sur de nombreux biens et services. « Faire le plein pour aller travailler coûte toujours plus cher. Se chauffer devient un luxe », dénonce l’organisation.
Selon Solidaires 21, les salaires ne suivent pas suffisamment cette évolution du coût de la vie. Une situation qui toucherait en premier lieu les salariés, mais également, et de manière encore plus importante selon le syndicat, les personnes privées d’emploi ou confrontées à la précarité. « Ce ne sont plus les fins de mois qui sont difficiles mais les mois tout court », affirme l’organisation syndicale.
Solidaires 21 réclame des hausses de salaires
Dans son communiqué, le syndicat s’en prend également aux réponses apportées lors des négociations salariales dans les entreprises. Solidaires 21 dit refuser le recours aux seules primes et réclame des augmentations pérennes des rémunérations.
L’organisation considère que les entreprises disposent des moyens nécessaires pour augmenter les salaires. Pour appuyer son propos, elle affirme que les entreprises cotées en Bourse ont versé 61 milliards d’euros de dividendes au deuxième trimestre 2026, un montant qu’elle présente comme le plus élevé d’Europe. Solidaires 21 dénonce ainsi une répartition des richesses qu’elle juge défavorable aux salariés, aux retraités et aux services publics.
« Le problème n’est donc pas qu’il n’y aurait pas d’argent. Le problème, c’est qui le possède et qui décide de sa répartition ! », estime le syndicat, qui considère que les ménages sont une nouvelle fois les premiers touchés par la hausse des prix de l’énergie, notamment ceux qui doivent utiliser leur voiture pour se rendre au travail.
Plusieurs mobilisations annoncées dans les prochaines semaines
Au-delà du constat dressé sur le pouvoir d’achat, Solidaires 21 entend inscrire ses revendications dans la rue. Le syndicat évoque tout d’abord les mobilisations prévues les 26 et 29 septembre, qu’il souhaite voir constituer « de premières réussites ».
L’organisation appelle surtout « l’ensemble de la population » à construire une mobilisation le 17 octobre 2026, avec l’objectif de la faire vivre « partout dans le département ». Solidaires 21 indique également qu’une autre mobilisation devrait être annoncée entre le 29 septembre et le 17 octobre.
Le 29 septembre constituera notamment une journée de mobilisation dans la fonction publique. Pour le syndicat, cette date doit représenter « une première étape » dans la poursuite du mouvement.
Salaires, pensions, énergie : les revendications de Solidaires 21
Parmi ses principales demandes, Solidaires 21 réclame des augmentations générales et immédiates des salaires et des pensions, ainsi qu’une indexation des rémunérations sur l’évolution des prix. L’organisation souhaite également une revalorisation des minima sociaux et des bas salaires.
Le syndicat demande par ailleurs une baisse durable du prix de l’énergie et des mesures contre la précarité énergétique. Il plaide également pour une fiscalité faisant davantage contribuer les ménages les plus aisés et les grandes entreprises, ainsi que pour un meilleur partage des richesses au détriment, selon ses termes, de « toujours plus de dividendes et de cadeaux aux entreprises ».
Pour Solidaires 21, la baisse du pouvoir d’achat et le niveau des salaires ne doivent pas être considérés comme une fatalité. L’organisation estime que les richesses produites par le travail doivent notamment permettre de financer les services publics et d’améliorer les conditions de vie.
« C’est par le rapport de force que nous l’obtiendrons », conclut le syndicat, qui appelle à se mobiliser « pour nos salaires, nos services publics et pour le partage des richesses ».