Alors que les mobilisations lycéennes mettent en lumière les inquiétudes d’une partie de la jeunesse sur ses conditions d’études et son avenir, le Parti socialiste de Côte-d’Or appelle les pouvoirs publics à entendre les revendications des élèves. La fédération départementale condamne dans le même temps les violences et dégradations qui ont accompagné certains rassemblements.
Entre soutien aux revendications des lycéens et condamnation des débordements, le Parti socialiste de Côte-d’Or veut tenir une ligne d’équilibre. Dans un communiqué consacré à la mobilisation de la jeunesse, la fédération départementale estime que les préoccupations exprimées par les élèves doivent être « entendues » et « prises au sérieux », tout en refusant que la contestation puisse servir de justification à des actes de violence.
Le PS de Côte-d’Or met notamment en avant plusieurs sujets qui alimentent, selon lui, les inquiétudes des lycéens : classes surchargées, absence de remplacement de certains enseignants, organisation du baccalauréat ou encore Parcoursup. Des questions qui interviennent à une période où les élèves doivent effectuer des choix déterminants pour la poursuite de leurs études et leur orientation. CP-20261005
Pour les socialistes côte-d’oriens, cette mobilisation traduit donc des préoccupations qui ne peuvent être ignorées. « Une jeunesse qui exprime ses préoccupations est une jeunesse qui demande à être écoutée, considérée et respectée », affirme la fédération.
Des violences « inacceptables »
Ce soutien au droit de manifester s’accompagne toutefois d’une condamnation sans ambiguïté des violences commises en marge de certaines mobilisations.
Dans son communiqué, le Parti socialiste indique qu’à Dijon, certaines situations ont conduit au confinement d’écoles élémentaires. Il évoque également, à l’échelle nationale, des établissements incendiés ainsi que des policiers, pompiers, enseignants ou personnels de direction pris pour cible. Des faits qualifiés d’« inacceptables » par la fédération.
« Nous défendons le droit des lycéens à se mobiliser, tout en affirmant avec la même fermeté notre refus de toute forme de violence », insiste le PS de Côte-d’Or.
Le parti met également en garde contre la présence, au sein des mobilisations, de personnes cherchant à provoquer des affrontements ou se laissant entraîner dans des actes violents. Selon lui, ces débordements risquent surtout d’affaiblir les revendications portées par les élèves et d’accroître les tensions.
« Les violences ne font pas avancer les revendications : elles mettent en danger autrui, alimentent les tensions et fragilisent davantage encore le vivre-ensemble », estime la fédération socialiste.
Un appel à des « réponses concrètes »
Au-delà de la condamnation des incidents, le Parti socialiste de Côte-d’Or appelle désormais au « calme, à la responsabilité et au dialogue ». Il demande notamment que les préoccupations exprimées par les lycéens trouvent des réponses concrètes de la part des pouvoirs publics.
Pour la fédération, la sortie de crise passe ainsi par l’écoute des jeunes et leur participation au débat public. « Respecter la jeunesse, c’est entendre sa voix. Préserver le cadre collectif, c’est refuser que cette voix soit étouffée par la violence », résume-t-elle.
Une position qui permet au PS de Côte-d’Or de réaffirmer à la fois son soutien à la mobilisation citoyenne des jeunes et son attachement à la protection des personnes, des établissements scolaires et des biens publics.
Le message adressé par les socialistes est donc double : ne pas réduire la mobilisation lycéenne aux débordements qui peuvent l’accompagner, mais ne pas laisser non plus les violences prendre le dessus sur les revendications portées par les élèves.