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Face aux préoccupations exprimées par les lycéens ces derniers jours, les fédérations FCPE des quatre départements bourguignons appellent les pouvoirs publics, l’Éducation nationale, les familles et les jeunes à privilégier le dialogue. Elles défendent le droit des élèves à faire entendre leurs revendications tout en insistant sur la nécessité de mobilisations pacifiques et sécurisées.

Dans un communiqué publié dimanche 4 octobre, les FCPE de Côte-d’Or, de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l’Yonne ont apporté leur soutien au droit d’expression des lycéens mobilisés en Bourgogne et ailleurs en France.

Les fédérations de parents d’élèves estiment « légitimes » plusieurs des préoccupations portées par les jeunes : classes chargées, emplois du temps jugés excessifs, manque d’enseignants et de personnels, absences non remplacées, conditions d’étude ou encore inquiétudes liées à l’orientation et à Parcoursup.

Autant de sujets qui, selon la FCPE Bourgogne, rejoignent des revendications qu’elle porte depuis plusieurs années en faveur d’une École publique disposant de moyens suffisants pour remplir ses missions.

« Cette parole doit rester la leur »

Tout en soutenant la possibilité pour les lycéens de se mobiliser, les quatre fédérations départementales mettent en garde contre toute récupération politique de leur mouvement. Elles souhaitent que les jeunes puissent conserver leur autonomie et faire entendre la diversité de leurs opinions sans que d’autres acteurs ne cherchent à parler en leur nom.

Pour la FCPE, la mobilisation et l’expression collective participent également à l’apprentissage de la citoyenneté. Elle appelle donc les chefs d’établissement et l’Éducation nationale à favoriser le dialogue dans les lycées, notamment en permettant l’organisation d’assemblées générales lycéennes dans le cadre des règles de la vie scolaire.

Les fédérations demandent également qu’aucune pression ne soit exercée sur les élèves ou leurs familles en raison de leur participation aux mobilisations.

Une mobilisation qui doit rester pacifique

La FCPE Bourgogne rappelle néanmoins que le droit de manifester doit s’accompagner du respect des personnes, des biens et des élèves qui ne souhaitent pas participer au mouvement.

Elle appelle les lycéens mobilisés à privilégier des formes d’action pacifiques et condamne les agressions, intimidations et dégradations. Pour les fédérations de parents d’élèves, écouter les revendications des jeunes ne signifie pas cautionner d’éventuels débordements, mais créer les conditions permettant leur expression sans violence.

Un appel à la responsabilité des forces de l’ordre

Les FCPE des quatre départements interpellent également les préfets, sous-préfets et forces de l’ordre sur l’encadrement des rassemblements.

Alors qu’un grand nombre de participants peuvent être mineurs, elles demandent qu’une attention particulière soit portée à leur protection. La prévention, le dialogue et l’apaisement doivent, selon elles, être privilégiés lors des interventions afin de prévenir les violences tout en garantissant les libertés publiques et la sécurité des personnes et des biens.

Les parents invités à être présents

La FCPE Bourgogne encourage par ailleurs les parents qui en ont la possibilité à accompagner les lycéens lors des rassemblements et manifestations.

Selon l’organisation, cette présence peut contribuer à prévenir les tensions, faciliter le dialogue et participer à la protection des jeunes. Les parents peuvent également être témoins du déroulement des événements et, si nécessaire, rendre compte de ce qu’ils ont observé.

À travers ce communiqué, les quatre fédérations départementales lancent finalement un appel à la responsabilité de tous les acteurs : pouvoirs publics, Éducation nationale, manifestants et familles.

Pour la FCPE Bourgogne, l’École ne doit pas seulement être un lieu d’apprentissage scolaire, mais aussi un espace où les jeunes peuvent apprendre à débattre, à s’exprimer et à exercer leur citoyenneté, dans un cadre pacifique et protecteur.


Communiqué de la Fédération des conseils de parents d’élèves de Bourgogne du 4 octobre 2026 :

Les FCPE de Côte-d’Or, de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l’Yonne entendent les préoccupations légitimes exprimées depuis plusieurs jours par les lycéennes et les lycéens en Bourgogne, en France. Elles appellent l’ensemble des acteurs – pouvoirs publics, Éducation nationale, forces de l’ordre, familles et jeunes eux-mêmes – à permettre l’expression de ces revendications dans un cadre démocratique, pacifique et respectueux de chacun.

Classes chargées, emplois du temps déraisonnables, manque d’enseignants et de personnels, conditions d’étude, enseignants absents non remplacés, inquiétudes liées à l’orientation et à Parcoursup… défense d’une École publique disposant des moyens nécessaires à ses missions : les préoccupations exprimées par les lycéens sont légitimes, doivent être entendues et sont aussi celles portées par la FCPE depuis des années. Elles concernent directement leur quotidien, leur scolarité et leur avenir. Cette parole doit rester la leur.

Les fédérations départementales qui composent la FCPE Bourgogne refusent toute instrumentalisation ou récupération politique des mobilisations lycéennes. Soutenir le droit des jeunes à s’exprimer, c’est aussi respecter leur autonomie, leurs choix et la diversité de leurs opinions, sans chercher à parler ou à décider à leur place. 

La mobilisation et l’expression collective font partie de l’apprentissage de la citoyenneté. Dans les établissements comme en dehors, les jeunes doivent pouvoir faire entendre leurs préoccupations, échanger, débattre et exprimer pacifiquement leurs revendications. Les fédérations départementales qui composent la FCPE Bourgogne appellent les directions des établissements et l’Éducation nationale à privilégier le dialogue, à permettre cette expression dans le respect des règles qui organisent, animent la vie démocratique scolaire notamment en favorisant la tenue d’assemblées générales lycéennes et à proscrire toute forme de pression sur les élèves ou leurs familles.

Dans le même temps, la liberté de manifester implique le respect des personnes, des biens et de celles et ceux qui ne souhaitent pas prendre part à la mobilisation. Les fédérations départementales qui composent la FCPE Bourgogne appellent les lycéens mobilisés à privilégier des formes d’action pacifiques. Aucune revendication ne justifie les agressions, intimidations ou dégradations.

Écouter les lycéens ne signifie ni cautionner les débordements ni renoncer aux exigences de sécurité. Cela signifie reconnaître leur capacité à prendre part au débat public et créer les conditions permettant à leurs revendications de s’exprimer sans violence. 

Les FCPE de Côte-d’Or, de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l’Yonne en appellent avec gravité à la responsabilité, des Préfets, des sous-préfets et des forces de l’ordre à veiller à la protection des jeunes et à l’encadrement des rassemblements et manifestations. Leur intervention doit permettre de prévenir les violences, de protéger les personnes et les biens et de garantir l’exercice des libertés publiques dans un cadre sécurisé. La présence d’un grand nombre de mineurs appelle à une attention particulière et à privilégier systématiquement la prévention, le dialogue et l’apaisement. 

Les FCPE de Côte-d’Or, de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l’Yonne appellent les parents qui le peuvent à être présents aux côtés des lycéens lors des rassemblements et manifestations. Leur présence peut contribuer au bon déroulement des mobilisations, favoriser le dialogue, prévenir les tensions et participer à la protection des jeunes. Elle permet également aux parents d’être témoins du déroulement des événements et le cas échéant, de constater et de témoigner.

Les fédérations départementales qui composent la FCPE Bourgogne appellent donc au dialogue et à la responsabilité de tous : responsabilité des pouvoirs publics pour garantir les libertés et la sécurité ; responsabilité de l’Éducation nationale pour entendre les préoccupations exprimées et favoriser le dialogue dans les établissements ; responsabilité des manifestants pour respecter les personnes et les biens.

L’École doit rester un lieu où les jeunes apprennent aussi à débattre, à s’exprimer et à exercer leur citoyenneté. Permettre cette expression dans un cadre pacifique et protecteur est l’affaire de tous. 

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