Le mouvement de contestation parti des lycées gagne également l’Université Bourgogne Europe à Dijon. Ce mardi 6 octobre 2026, des étudiants se sont rassemblés devant le bâtiment Droit-Lettres, sur le campus dijonnais. Selon le service communication de l’université, le bâtiment a été fermé. Cette mobilisation intervient alors qu’une journée d’action réunit lycéens, étudiants et organisations syndicales en Côte-d’Or.
La mobilisation de la jeunesse se poursuit à Dijon et s’étend désormais au campus universitaire. Des étudiants manifestent ce mardi 6 octobre devant le bâtiment Droit-Lettres de l’Université Bourgogne Europe, dans le prolongement du mouvement lycéen engagé depuis plusieurs jours en Côte-d’Or.
Le rassemblement se déroule devant l’un des principaux bâtiments du campus dijonnais, qui accueille notamment des formations en droit, lettres, langues et sciences humaines. Le bâtiment Droit-Lettres est situé au 4 boulevard Gabriel, 21000 Dijon, une adresse confirmée par plusieurs services de l’Université Bourgogne Europe.
Selon les informations communiquées par le service communication de l’université, le bâtiment a été fermé dans le contexte de cette mobilisation. À ce stade, les modalités précises de cette fermeture et sa durée n’ont pas été précisées.
Le mouvement lycéen gagne le monde étudiant
Cette mobilisation universitaire intervient dans un contexte particulièrement tendu autour de l’Éducation nationale. Depuis le 29 septembre, plusieurs lycées de Côte-d’Or sont concernés par un mouvement porté par des élèves qui dénoncent notamment leurs conditions d’apprentissage, le manque de personnels et les difficultés liées à l’orientation et à Parcoursup.
Ce mardi 6 octobre devait justement marquer une nouvelle étape du mouvement à Dijon. Une assemblée générale réunissant lycéens, étudiants et représentants syndicaux était annoncée à 9 heures à la Bourse du Travail, avant un rassemblement programmé à 14 heures devant le rectorat de Dijon.
La présence d’étudiants devant le bâtiment Droit-Lettres traduit donc un élargissement de la contestation au monde universitaire. Dès le 5 octobre, une assemblée générale étudiante avait d’ailleurs été annoncée à Dijon, plusieurs organisations appelant étudiants, lycéens et salariés à se mobiliser ensemble.
Des revendications centrées sur les moyens accordés à l’éducation
En Côte-d’Or, six organisations syndicales de l’Éducation nationale ont appelé les personnels à la grève ce 6 octobre en soutien à la mobilisation des lycéens. La CGT Éduc’action, la FNEC FP-FO, SUD Éducation, le SNES-FSU, la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques et l’UNSA Éducation réclament notamment davantage de moyens humains et budgétaires pour l’éducation.
Les revendications exprimées depuis le début du mouvement concernent notamment les classes jugées trop chargées, le manque d’enseignants et de personnels éducatifs, sociaux ou médicaux, l’état de certains bâtiments scolaires et Parcoursup. Les organisations syndicales contestent également les conditions dans lesquelles certaines mobilisations lycéennes ont été encadrées par les forces de l’ordre. Ces critiques relèvent de la position exprimée par l’intersyndicale.
Le mouvement prend également une dimension nationale. Selon l’Union Étudiante, plus de 30 universités et plusieurs centaines de lycées étaient déjà concernés par des actions au début du mois d’octobre.
Une situation à suivre sur le campus de Dijon
La mobilisation devant Droit-Lettres, 4 boulevard Gabriel à Dijon, constitue ainsi un nouveau point de rassemblement dans une journée déjà marquée par plusieurs rendez-vous de la jeunesse et des personnels de l’Éducation nationale.
La fermeture du bâtiment décidée dans ce contexte pourrait perturber les enseignements et les activités habituellement organisés sur place. Les conséquences précises pour les étudiants ainsi que les conditions de réouverture restent toutefois à préciser par l’Université Bourgogne Europe.
Après plusieurs jours de mobilisation devant les lycées dijonnais, l’arrivée du mouvement sur le campus universitaire marque en tout cas une nouvelle étape de la contestation en Côte-d’Or, avec une convergence désormais visible entre une partie des lycéens, des étudiants et des personnels de l’éducation.


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