Après les perturbations survenues sur le campus dijonnais dans le cadre de la mobilisation nationale du 6 octobre, Antoine Camus, coordinateur régional d’Identité Libertés en Bourgogne-Franche-Comté, réagit dans un communiqué. Il dénonce les blocages des établissements d’enseignement supérieur et s’inquiète de leurs conséquences sur les étudiants souhaitant poursuivre normalement leurs études.
Les tensions autour de la mobilisation étudiante à Dijon suscitent désormais des réactions politiques. Dans un communiqué, Antoine Camus conseiller municipal de Dijon, coordinateur d’Identité Libertés en Bourgogne-Franche-Comté et membre du bureau politique du mouvement, prend position contre les blocages dans l’enseignement supérieur.
Cette réaction intervient alors que l’Université Bourgogne Europe a annoncé avoir fermé temporairement l’accès à plusieurs bâtiments de Dijon. Selon l’établissement, des étudiants et des lycéens ont tenté, dans la matinée du 6 octobre, d’obstruer les entrées de plusieurs sites du campus Montmuzard, notamment Droit-Lettres, Sciences Gabriel et la bibliothèque universitaire Droit-Lettres.
L’université avait indiqué avoir pris cette décision pour assurer « la sécurité des personnes et des locaux », tout en réaffirmant son attachement à la liberté d’expression et au droit de manifester. La fermeture annoncée concerne également des bâtiments situés dans le centre-ville et doit rester en vigueur jusqu’au jeudi 8 octobre à 8 heures.
Dans son communiqué, Antoine Camus estime pour sa part qu’une limite doit être posée entre le droit de manifester et la possibilité, pour les autres étudiants, de poursuivre leur cursus. « Le droit de manifester ne peut devenir un droit d’empêcher les autres d’étudier », affirme-t-il.
Le responsable régional d’Identité Libertés reconnaît à chaque étudiant la possibilité d’exprimer ses convictions et de participer à une mobilisation, mais considère que cette liberté doit être conciliée avec celle d’accéder aux établissements et d’assister aux cours. « Chaque étudiant doit rester libre d’exprimer ses convictions et de participer à une mobilisation. Mais cette liberté doit aller de pair avec celle, tout aussi fondamentale, de pouvoir accéder à son établissement, assister à ses cours et poursuivre normalement son cursus », écrit-il.
Antoine Camus critique également ce qu’il présente comme une « politisation permanente de l’université ». Il affirme refuser que les étudiants souhaitant travailler puissent être pénalisés par les mouvements de blocage.
Le communiqué exprime par ailleurs des inquiétudes concernant d’éventuelles adaptations pédagogiques liées aux mobilisations. Antoine Camus évoque notamment des consignes qui viseraient, selon lui, à ne pas sanctionner certaines absences ou à reporter des évaluations. Ces affirmations sont formulées dans le communiqué d’Identité Libertés, ce dernier se basant sur une communication qui aurait été diffusée auprès des étudiants par l’université.
Pour le responsable politique, l’université doit rester « un lieu d’exigence, de transmission du savoir et de mérite ». C’est dans ce contexte qu’il reprend la formule placée en tête de son communiqué : « La médiocratie ne doit pas remplacer la méritocratie ! »
Identité Libertés appelle enfin les étudiants opposés aux blocages à faire entendre leur position. « Ne laissez personne décider à votre place de votre avenir », lance Antoine Camus, avant d’insister sur le travail, « la persévérance et les efforts » nécessaires, selon lui, à la réussite universitaire.
Le communiqué se conclut par un appel à défendre la « liberté d’étudier », dans un contexte où l’Université Bourgogne Europe précise de son côté que les cours pouvant être assurés à distance sont organisés par les équipes pédagogiques et que les mesures prises pourront évoluer selon la situation.
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