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Après une rentrée sociale marquée par une première mobilisation dans la fonction publique, cinq organisations syndicales veulent désormais élargir le mouvement. CFDT, CGT, FO, UNSA et FSU appellent salariés du public comme du privé, retraités et jeunes à se mobiliser jeudi 5 novembre. Au cœur des revendications : le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics et l’avenir de l’industrie.

Un mois pour transformer une mobilisation sectorielle en mouvement plus large. Après la journée d’action du 29 septembre consacrée principalement à la fonction publique, les principales organisations de l’intersyndicale donnent rendez-vous dans la rue le 5 novembre.

Cette fois, le périmètre se veut beaucoup plus vaste. La CFDT, la CGT, Force ouvrière, l’UNSA et la FSU ne s’adressent plus uniquement aux fonctionnaires. Les salariés des entreprises privées, les retraités mais aussi les jeunes sont appelés à participer à cette journée de grève et de manifestations.

Le pouvoir d’achat au centre des revendications

Derrière cet appel, les syndicats placent d’abord la question des revenus. Ils réclament l’ouverture de négociations salariales dans les entreprises et les branches professionnelles, mais également une revalorisation du Smic, des pensions de retraite et des prestations sociales.

Pour les agents publics, l’intersyndicale demande notamment une hausse de la valeur du point d’indice et des mesures concernant les carrières. L’égalité salariale entre les femmes et les hommes figure également parmi les revendications avancées.

Les organisations syndicales dressent un constat sévère de la situation économique vécue par une partie des ménages. Elles évoquent un « déclassement inédit » des travailleurs, dans un contexte où les dépenses contraintes continuent de peser sur les budgets. Carburant, logement, alimentation ou encore énergie sont cités parmi les postes dont le coût nourrit le mécontentement.

L’industrie et les services publics également dans le viseur

La mobilisation du 5 novembre ne devrait toutefois pas se limiter à la question des salaires. L’intersyndicale veut également mettre en avant l’emploi et la politique industrielle.

Les cinq organisations réclament une stratégie permettant de relocaliser et de décarboner davantage l’industrie française. Elles défendent parallèlement un renforcement des moyens consacrés aux services publics, notamment pour l’éducation, la santé et l’accompagnement des personnes âgées.

La fiscalité sera un autre sujet de mobilisation. Les syndicats demandent de nouvelles mesures concernant les patrimoines, les héritages et les dividendes, ainsi qu’une évaluation des aides publiques accordées aux entreprises.

Une mobilisation dans le contexte du budget 2027

L’appel intervient quelques jours après la présentation du projet de budget pour 2027. Celui-ci prévoit plusieurs dizaines de milliards d’euros d’économies et alimente les inquiétudes des syndicats concernant le financement des services publics et l’évolution du pouvoir d’achat.

Les organisations syndicales veulent ainsi maintenir la pression sur le gouvernement mais également sur les employeurs. Dans leur communiqué commun, elles avertissent que « la colère est immense » et demandent des réponses rapides aux difficultés sociales et environnementales.

Le mouvement intervient par ailleurs dans un climat de mobilisation de la jeunesse. Les syndicats disent soutenir les revendications des lycéens et étudiants en faveur de meilleures conditions d’études et de davantage d’égalité, tout en soulignant l’indépendance de leur mouvement.

Le 5 novembre comme nouveau test social

Après le rendez-vous du 29 septembre, le 5 novembre constituera donc une nouvelle étape pour les organisations syndicales. Leur objectif sera cette fois de parvenir à faire converger des préoccupations qui dépassent la seule fonction publique : rémunérations, retraites, emplois industriels, fiscalité ou encore fonctionnement des services publics.

L’ampleur des manifestations et le niveau de participation à la grève permettront surtout de mesurer la capacité de l’intersyndicale à installer durablement ces revendications dans le débat social de l’automne.

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