La capitale bourguignonne accueille, ce samedi 10 et dimanche 11 octobre 2026, le 126e congrès national et l’université de rentrée du Parti radical. Un rendez-vous politique d’envergure qui réunit des responsables venus de toute la France et plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles Édouard Philippe, Gabriel Attal, Élisabeth Borne, Xavier Bertrand, François Rebsamen et Jean-Louis Borloo. Organisé au Parc des expositions et congrès de Dijon, cet événement marque le retour historique de la formation politique dans la cité des ducs, 118 ans après son dernier congrès dijonnais. À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, cette rencontre entend également contribuer aux réflexions sur l’avenir politique du pays.
Pendant deux jours, Dijon devient l’un des principaux lieux de rencontre de la vie politique nationale. Le Parti radical, formation politique fondée en 1901 et présidée aujourd’hui par Nathalie Delattre, a choisi la capitale de la Bourgogne-Franche-Comté pour organiser son université de rentrée et son 126e congrès national. L’événement se déroule les samedi 10 et dimanche 11 octobre 2026 au Parc des expositions et congrès, situé boulevard de Champagne.
Ce rassemblement dépasse le cadre d’une simple réunion de militants. Il doit permettre aux responsables radicaux de débattre de leurs orientations, de présenter leurs propositions pour les prochaines échéances nationales et de recevoir plusieurs personnalités appartenant à différentes sensibilités du centre et de la droite. Les organisateurs entendent ainsi faire de Dijon un lieu d’échanges politiques à quelques mois de l’élection présidentielle du printemps 2027.
Pour la ville, l’accueil de ce congrès constitue également un événement symbolique. Le dernier rassemblement national du Parti radical organisé à Dijon remonte en effet à 1908. Cent dix-huit ans plus tard, la formation politique retrouve la capitale bourguignonne, dans un contexte national profondément différent, mais avec la volonté revendiquée de rappeler son attachement à la République, à la laïcité, à la solidarité, à l’écologie et à la construction européenne.
Édouard Philippe, Gabriel Attal, Élisabeth Borne : plusieurs anciens Premiers ministres annoncés à Dijon
C’est notamment la présence annoncée de plusieurs anciens chefs de gouvernement qui donne à ce congrès une dimension nationale. Dimanche 11 octobre, la matinée consacrée aux interventions politiques et à la présentation du Manifeste 2027 doit réunir Édouard Philippe, Gabriel Attal et Élisabeth Borne.
Ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, maire du Havre et président du parti Horizons, Édouard Philippe figure parmi les personnalités attendues. Son déplacement à Dijon intervient alors que les différentes formations politiques commencent à préparer l’échéance présidentielle de 2027. Sa présence à un congrès organisé par les radicaux constitue une occasion de rencontrer les élus et militants de cette formation et de prendre part aux discussions sur les orientations politiques des prochaines années.
Gabriel Attal, lui aussi ancien Premier ministre, député des Hauts-de-Seine et figure importante du camp présidentiel, est également annoncé pour la journée de dimanche. Sa participation s’inscrit dans une séquence politique au cours de laquelle les responsables de l’espace central cherchent à clarifier leurs positions et leurs perspectives dans la préparation de l’après-2027.
Élisabeth Borne, ancienne Première ministre et députée du Calvados, doit également participer aux échanges. La réunion de ces trois anciens locataires de Matignon illustre la volonté du Parti radical de donner une portée nationale à son rassemblement dijonnais et de dialoguer avec plusieurs acteurs majeurs de la vie politique française.
La présence de ces personnalités ne signifie toutefois pas qu’elles partagent un projet présidentiel commun ou qu’un accord politique est envisagé. Le congrès constitue d’abord un espace de dialogue, dans un contexte où les positions et stratégies des différentes formations restent en évolution.
Xavier Bertrand, François Rebsamen et Jean-Louis Borloo également au rendez-vous
La journée de samedi doit notamment être marquée par la venue de Xavier Bertrand. Président du conseil régional des Hauts-de-France et ancien ministre, il est attendu dans l’après-midi à Dijon. Son intervention doit contribuer aux réflexions politiques ouvertes par le congrès, dans une période où les questions relatives aux territoires, aux services publics et à l’avenir institutionnel du pays occupent une place importante dans les débats nationaux.
François Rebsamen, ancien maire de Dijon, président de Dijon métropole, sénateur de Côte-d’Or et ancien ministre, figure également parmi les personnalités annoncées pour le dimanche matin. Sa participation possède une dimension particulière en raison de ses liens avec la ville et de son parcours politique national. Président de la Fédération progressiste, il fait partie des responsables qui entretiennent des relations avec différentes composantes du centre et de la majorité présidentielle.
Autre figure attendue, Jean-Louis Borloo doit également participer au rendez-vous. Ancien ministre d’État, ancien président du Parti radical et personnalité historiquement associée au centre droit, il conserve une place singulière dans l’histoire récente de cette formation. Son retour à un rassemblement national radical représente un symbole pour les militants attachés à l’histoire et aux évolutions de leur mouvement.
L’ancien ministre Éric Lombard figure lui aussi parmi les invités annoncés par le Parti radical dans ses communications précédant l’événement. La participation de personnalités issues de parcours politiques différents confirme l’ambition des organisateurs : faire de ce week-end dijonnais une rencontre dépassant les seuls rangs du parti.
Au centre de ces échanges se trouvera Nathalie Delattre, présidente du Parti radical, dont le discours de dimanche doit constituer l’un des principaux temps forts du congrès. Il lui reviendra notamment de présenter les orientations de sa formation et de préciser la place qu’elle entend occuper dans les prochains débats nationaux.
Un retour historique à Dijon, 118 ans après le congrès de 1908
Le choix de Dijon n’est pas anodin. Pour le Parti radical, ce retour possède une forte valeur historique, puisque la ville n’avait plus accueilli son congrès national depuis 1908. L’organisation de cette nouvelle édition en Bourgogne intervient donc plus d’un siècle après ce précédent rendez-vous, à une époque où le radicalisme occupait une place importante dans la vie politique de la IIIe République.
Fondé en 1901, le Parti radical compte parmi les plus anciennes formations politiques françaises encore en activité. Son histoire est étroitement liée à la construction de la République parlementaire, à la défense de la laïcité et aux grandes transformations institutionnelles et sociales du XXe siècle.
Plusieurs personnalités ont marqué cette tradition politique, parmi lesquelles Georges Clemenceau, Léon Bourgeois et Pierre Mendès France. Le radicalisme a également entretenu des liens étroits avec la Bourgogne-Franche-Comté, notamment à travers Edgar Faure, ancien président du Parti radical et personnalité majeure de l’histoire politique régionale et nationale.
En choisissant Dijon pour organiser son congrès, le mouvement entend ainsi rappeler cet héritage tout en affirmant son souhait de prendre part aux grands débats contemporains. L’événement permet également de mettre en valeur l’engagement de sa fédération de Côte-d’Or et son implantation dans la vie politique locale.
Jean-Philippe Morel et la fédération de Côte-d’Or à la manœuvre
L’accueil de ce congrès national repose en grande partie sur le travail de la fédération radicale de Côte-d’Or, présidée par Jean-Philippe Morel. Adjoint au maire de Dijon chargé notamment du devoir de mémoire, des anciens combattants et de l’engagement citoyen, il est également président de la commission des statuts du Parti radical.
Engagé au sein de cette famille politique depuis 2004, Jean-Philippe Morel a défendu la candidature de Dijon pour accueillir ce rendez-vous national. Dans un entretien publié par le Parti radical, il souligne la dimension historique du retour du congrès dans la capitale bourguignonne et l’importance de faire connaître les propositions de sa formation à l’approche des prochaines échéances électorales.
La fédération départementale, dont Maxime Moulazadeh est le secrétaire général, joue un rôle central dans l’organisation et l’accueil des délégations. Pour les responsables locaux, le congrès constitue une occasion de mettre en avant le territoire dijonnais, mais également de renforcer la visibilité du radicalisme en Côte-d’Or.
Au-delà des débats nationaux, la venue de responsables politiques, de militants et d’élus venus de différentes régions représente aussi une séquence particulière pour la vie locale. Pendant ce week-end, Dijon accueille une partie des discussions qui alimenteront les stratégies et les orientations politiques des mois à venir.
Deux journées de débats consacrées à la laïcité, à l’écologie et aux territoires
Le programme de ce 126e congrès s’articule autour de deux journées distinctes, mêlant vie interne du parti, ateliers de réflexion et interventions de personnalités politiques.
Ce samedi 10 octobre, les participants sont attendus à partir de 9 h 30 au Parc des expositions et congrès. La matinée, de 10 heures à 13 heures, sera consacrée au congrès proprement dit, avec des échanges portant sur la vie et les orientations de la formation.
L’après-midi, de 14 h 30 à 17 h 30, plusieurs ateliers thématiques permettront d’approfondir les réflexions sur la laïcité, l’écologie et les territoires. Ces sujets correspondent à plusieurs des engagements historiques du mouvement radical, qui revendique une tradition républicaine associant libertés individuelles, solidarité et défense des institutions.
La journée se prolongera par un dîner organisé à 20 heures au restaurant L’Épicerie & Cie, situé place Émile-Zola, au centre de Dijon. Ce moment de convivialité permettra notamment aux participants venus de différentes régions de poursuivre leurs échanges en dehors des séances officielles.
Dimanche 11 octobre, la rencontre prendra une dimension davantage tournée vers les prochaines échéances politiques. À partir de 9 heures, le Parti radical présentera son Manifeste 2027, un document destiné à exposer ses orientations et ses propositions dans la perspective de l’élection présidentielle.
La matinée sera également ponctuée par les interventions des personnalités nationales invitées, avant le discours de Nathalie Delattre, présidente du Parti radical. La clôture du rassemblement est prévue à 12 h 45.
Le Manifeste 2027 au cœur des discussions politiques
L’un des moments les plus attendus du congrès sera la présentation du Manifeste 2027. À quelques mois du scrutin présidentiel, ce document doit permettre au Parti radical de préciser les propositions qu’il souhaite porter dans le débat public.
Cette démarche intervient à un moment où plusieurs formations politiques tentent de définir leur positionnement pour les échéances nationales à venir. Pour le Parti radical, l’enjeu consiste à faire entendre ses priorités au sein d’un paysage politique fragmenté, tout en affirmant sa spécificité historique et idéologique.
La présence d’Édouard Philippe, de Gabriel Attal, d’Élisabeth Borne, de Xavier Bertrand et de François Rebsamen donne une résonance particulière à cette présentation. Ces responsables ne partagent pas nécessairement les mêmes ambitions ou stratégies, mais leur venue témoigne de la place que les organisateurs entendent accorder au dialogue entre différentes sensibilités politiques.
Les travaux consacrés à la laïcité, à l’écologie et aux territoires permettront également d’aborder des sujets qui concernent directement les collectivités locales et leurs habitants. La place des élus, le fonctionnement des services publics, la transition écologique ou encore la cohésion sociale font partie des enjeux sur lesquels le mouvement cherche à formuler des orientations.
Le congrès dijonnais doit ainsi constituer une étape dans l’élaboration de son projet politique pour 2027, sans préjuger des éventuels rapprochements ou choix d’alliance qui pourraient intervenir dans les mois suivants.
Dijon au centre de l’attention politique nationale
Pour Dijon, accueillir ce congrès représente une occasion de se retrouver au cœur de l’actualité politique nationale. Durant deux jours, la ville reçoit plusieurs anciens Premiers ministres, des responsables de formations politiques, des parlementaires, des élus locaux et des militants venus de toute la France.
L’événement met également en lumière la capacité de la capitale bourguignonne à accueillir de grands rassemblements politiques et institutionnels, grâce notamment aux infrastructures du Parc des expositions et congrès et à son accessibilité depuis différentes régions françaises.
Mais au-delà de l’accueil des délégations, ce rendez-vous revêt une portée politique particulière. En réunissant à Dijon plusieurs personnalités susceptibles de jouer un rôle dans la préparation de l’élection présidentielle, le Parti radical entend contribuer aux débats qui précéderont le scrutin du printemps 2027.
Cent dix-huit ans après le congrès de 1908, les radicaux reviennent donc dans une ville qui occupe une place dans leur histoire. Le choix de Dijon associe mémoire politique, implantation locale et volonté de participer aux discussions nationales.
Ce samedi 10 et dimanche 11 octobre 2026, Dijon devient ainsi, le temps d’un week-end, la capitale du Parti radical et un lieu de rendez-vous pour plusieurs grandes figures de la vie politique française.
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