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Dijon et son agglomération

Carburants : à Dijon et dans sa métropole, la pression sur les prix reste toujours aussi forte

Par Fabien Bauduin 12 octobre 2026

À Dijon comme dans les communes de la métropole, faire le plein continue de peser lourdement sur le budget des automobilistes. Avec un gazole dépassant régulièrement les 2,30 euros le litre et une essence qui reste particulièrement chère, les conducteurs doivent composer avec des prix durablement élevés. Les tensions internationales, les difficultés d’approvisionnement et les incertitudes sur le marché pétrolier empêchent, pour l’heure, tout véritable retour à la normale.

Le passage à la station-service reste un moment difficile pour le portefeuille. À Dijon, Chenôve, Longvic, Quetigny, Talant ou encore Marsannay-la-Côte, les automobilistes continuent de subir des prix particulièrement élevés à la pompe. Malgré quelques variations d’une station à l’autre, la pression sur les carburants ne faiblit pas réellement.

Selon les derniers relevés disponibles, datant principalement des 10 et 11 octobre, le gazole se négocie autour de 2,35 euros le litre en moyenne à Dijon. Le sans-plomb 95-E10 avoisine 2,15 euros, tandis que le SP98 dépasse fréquemment 2,20 euros.

À ces niveaux, faire le plein représente une dépense considérable. Pour un véhicule diesel doté d’un réservoir de 50 litres, la facture atteint environ 117,50 euros, contre 107,50 euros pour un plein équivalent de SP95-E10.

Des montants qui pèsent directement sur le pouvoir d’achat, particulièrement pour les habitants qui utilisent quotidiennement leur voiture afin de rejoindre leur lieu de travail.

Des différences importantes entre les stations de la métropole

Dans l’agglomération dijonnaise, les écarts restent sensibles d’une enseigne à l’autre. Les derniers prix déclarés font notamment apparaître du SP95-E10 à 1,99 euro le litre dans plusieurs stations : route de Langres et boulevard des Diables-Bleus à Dijon, boulevard de Troyes à Talant, route de Beaune à Marsannay-la-Côte ou encore route de Seurre à Longvic.

Pour le gazole, plusieurs stations affichent un tarif de 2,25 euros le litre, alors que d’autres approchent les 2,45 euros.

Sur un plein de 50 litres, une différence de 20 centimes par litre représente dix euros supplémentaires. Une somme loin d’être négligeable pour les automobilistes qui multiplient les déplacements.

Il faut toutefois rappeler que ces tarifs sont ceux des dernières déclarations disponibles et peuvent évoluer rapidement.

Les tensions internationales continuent de faire grimper la facture

Cette situation locale s’inscrit dans un contexte international particulièrement tendu. Le conflit au Moyen-Orient, les perturbations du transport maritime et les conséquences de la guerre en Ukraine continuent de fragiliser l’approvisionnement mondial en pétrole et en produits raffinés.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce énergétique international, demeure au cœur des inquiétudes. Les attaques visant des infrastructures et des navires pétroliers alimentent les craintes de nouvelles perturbations.

Le marché pétrolier reste ainsi soumis à de fortes fluctuations. Ce lundi 12 octobre, le baril de Brent évolue encore au-dessus des 100 dollars, malgré un repli des cours lié à de possibles évolutions diplomatiques.

Mais une baisse ponctuelle du pétrole brut ne se traduit pas automatiquement par une diminution immédiate des prix à la pompe. Les coûts du raffinage, du transport, les tensions sur les stocks et les délais de répercussion continuent d’influencer les tarifs facturés aux consommateurs.

Le gazole au centre des inquiétudes

Le diesel apparaît particulièrement exposé aux difficultés actuelles. Les tensions sur l’offre mondiale de produits raffinés accentuent la pression sur ses prix.

Face à cette situation, le gouvernement français a annoncé, le 7 octobre, la mise à disposition de 10 millions de barils de gazole issus des réserves stratégiques nationales.

L’objectif affiché est de soulager les difficultés d’approvisionnement et de favoriser une baisse des tarifs. Le gouvernement estime que cette mesure pourrait permettre une diminution de 12 à 18 centimes par litre de gazole.

Il s’agit néanmoins d’un effet attendu, et non d’une baisse déjà garantie dans toutes les stations-service.

Cette intervention exceptionnelle illustre l’ampleur des difficultés rencontrées sur le marché de l’énergie. Elle ne suffira pas nécessairement, à elle seule, à ramener durablement les prix à des niveaux plus supportables.

Un poids de plus en plus lourd sur les budgets des ménages

À Dijon Métropole, la question des carburants dépasse largement le simple coût d’un déplacement. Pour les salariés travaillant en horaires décalés, les habitants des communes périphériques, les artisans ou encore les professionnels qui parcourent quotidiennement de nombreux kilomètres, la voiture reste souvent indispensable.

À titre d’exemple, un automobiliste consommant 100 litres de gazole par mois doit aujourd’hui prévoir environ 235 euros de carburant. Chaque hausse de dix centimes par litre représente dix euros de dépenses supplémentaires sur cette consommation mensuelle.

Ces dépenses viennent s’ajouter aux autres charges du quotidien : logement, alimentation, assurances et énergie.

Les entreprises ne sont pas épargnées. Transporteurs, livreurs, artisans et sociétés de services sont également exposés à l’augmentation de leurs frais de déplacement. Lorsque ces coûts ne peuvent plus être absorbés, ils risquent de se répercuter sur les prix facturés aux clients.

La hausse des carburants peut ainsi exercer une pression sur l’ensemble de l’économie locale.

Une accalmie reste possible, mais rien n’est acquis

Les dernières évolutions diplomatiques pourraient contribuer à apaiser certaines tensions sur les marchés pétroliers. La mobilisation des réserves stratégiques constitue également un signal destiné à sécuriser les approvisionnements.

Pour autant, les incertitudes restent nombreuses.

Tant que les conflits continueront de perturber les circuits énergétiques internationaux, les prix des carburants resteront vulnérables à de nouvelles poussées.

Pour les automobilistes dijonnais, la prudence demeure donc de mise. Comparer les tarifs des stations-service, éviter les déplacements inutiles lorsque cela est possible et surveiller les dernières évolutions restent parmi les rares moyens de limiter la facture.