Deux opérations judiciaires d’envergure, menées le 6 octobre 2026 dans cinq départements français, ont conduit à la mise en examen de 11 personnes. Ces interpellations s’inscrivent dans le cadre des enquêtes sur deux fusillades meurtrières survenues en septembre 2025 à Marsannay-la-Côte et à Dijon. Les investigations mettent en évidence de possibles liens entre ces affaires, sur fond de rivalités liées au trafic de stupéfiants.
Un peu plus d’un an après deux fusillades qui avaient endeuillé l’agglomération dijonnaise, les enquêteurs ont franchi une nouvelle étape dans leurs investigations. Mardi 6 octobre 2026, deux importantes opérations judiciaires ont été menées simultanément en Côte-d’Or, dans l’Yonne, l’Oise, le Var et la Haute-Garonne.
Placées sous la direction de magistrats instructeurs du tribunal judiciaire de Dijon, ces opérations ont mobilisé les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Dijon et de la DCOS de Côte-d’Or, avec l’appui d’unités spécialisées du GIGN et du RAID.
Deux fusillades meurtrières à trois jours d’intervalle
Ces investigations trouvent leur origine dans deux affaires criminelles survenues au début du mois de septembre 2025. Le 4 septembre 2025, un ambulancier de 50 ans, père de famille, était abattu devant son domicile à Marsannay-la-Côte, au sud de Dijon.
Trois jours plus tard, dans la nuit du 6 au 7 septembre, une nouvelle fusillade éclatait place de la République, en plein cœur de Dijon. Deux jeunes originaires d’Autun étaient touchés par des tirs. L’un perdait la vie, tandis que l’autre était blessé.
Deux épisodes particulièrement violents dont les circonstances ont conduit les enquêteurs à explorer la piste de possibles règlements de comptes dans un contexte de narcotrafic.
Des liens possibles entre les deux affaires
Au fil des investigations, le travail conjoint des policiers et des gendarmes a permis de mettre en évidence des liens possibles entre ces deux assassinats.
Selon les informations communiquées par la gendarmerie de Côte-d’Or, les faits pourraient s’inscrire dans un contexte de rivalités entre groupes criminels impliqués dans le trafic de stupéfiants.
Les investigations ont également permis d’identifier plusieurs suspects, soupçonnés d’avoir joué différents rôles dans la préparation ou l’exécution de ces crimes.
Ces éléments ont conduit les magistrats instructeurs à organiser les deux opérations judiciaires du 6 octobre, avec des interventions dans cinq départements.
Onze mises en examen et plusieurs placements en détention
Au total, 12 personnes ont été interpellées ou extraites de leur lieu de détention dans le cadre de ces opérations. Parmi elles, 11 ont été mises en examen. À l’issue des gardes à vue et des présentations à la justice, cinq personnes ont été placées en détention provisoire et six sous contrôle judiciaire.
La gendarmerie précise également que trois personnes ont réintégré leur établissement pénitentiaire, sans détailler davantage leur situation judiciaire respective.
Une enquête toujours en cours
Malgré cette importante opération et les nombreuses mises en examen, les investigations sont loin d’être terminées. Policiers et gendarmes poursuivent leur travail conjoint sous l’autorité de la justice afin de déterminer précisément les circonstances des deux assassinats, les motivations de leurs auteurs présumés et les responsabilités de chacun.
Ces avancées judiciaires constituent une étape importante dans deux dossiers criminels qui avaient marqué l’agglomération dijonnaise en septembre 2025.