Réunis en assemblée plénière ces jeudi 15 et vendredi 16 octobre 2026, les élus du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté examinent plusieurs dossiers majeurs concernant les finances régionales, les lycées, les transports, l’économie et la transition écologique. Dans son discours d’ouverture, prononcé ce jeudi, le président de Région, Jérôme Durain, a dressé un constat préoccupant de la situation nationale et des conséquences des restrictions budgétaires annoncées pour 2027. Entre soutien aux agriculteurs frappés par la sécheresse, mobilisation des lycéens et difficultés de financement du réseau ferroviaire, le président socialiste entend défendre les compétences et les moyens d’action des collectivités territoriales.
L’assemblée plénière du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté s’est ouverte ce jeudi 15 octobre 2026 dans un climat politique, social et budgétaire particulièrement tendu. Devant les conseillers régionaux, le président de l’exécutif, Jérôme Durain, a prononcé un long discours mêlant préoccupations nationales, défense des politiques régionales et critiques à l’égard des orientations financières du gouvernement.
Alors que les élus doivent débattre pendant deux jours de plusieurs dossiers structurants pour le territoire, le président de Région a particulièrement insisté sur les incertitudes qui entourent la préparation du budget 2027. Les nouvelles économies envisagées par l’État pourraient, selon lui, compromettre la capacité de la collectivité à poursuivre ses investissements dans les lycées, les transports, la formation professionnelle ou encore la transition écologique.
Avant d’aborder ces sujets, Jérôme Durain a souhaité rendre hommage à François Patriat, ancien président du Conseil régional de Bourgogne, décédé le 19 août dernier. Il a rappelé son engagement en faveur du territoire et son rôle, aux côtés de Marie-Guite Dufay, dans la construction de la Bourgogne-Franche-Comté. Une minute de silence a été observée en sa mémoire.
Le président de Région a également salué l’arrivée d’Arnaud Marthey parmi les parlementaires, ainsi que la réélection de Jacques Grosperrin, avant d’exprimer son soutien à la presse régionale et nationale, confrontée notamment aux transformations liées à l’intelligence artificielle et aux difficultés économiques de plusieurs groupes de presse.
Un été climatique exceptionnel qui fragilise les territoires
Parmi les premiers sujets développés par Jérôme Durain figure la crise climatique. Le président régional a dressé le bilan d’un été 2026 marqué, selon les chiffres présentés dans son discours, par des températures particulièrement élevées, une sécheresse généralisée et des incendies d’une ampleur exceptionnelle.
Il a notamment évoqué une température moyenne nationale de 24 degrés entre juin et août, soit trois degrés au-dessus des normales, ainsi que près de 100 000 hectares parcourus par les flammes depuis le début de l’année. À ces phénomènes s’ajoute une situation préoccupante pour les ressources en eau, avec environ 1 500 cours d’eau à sec.
Face à cette réalité, Jérôme Durain a défendu les choix engagés depuis plusieurs années par la majorité régionale en matière de transition écologique. Il a rappelé les actions conduites pour végétaliser les espaces publics, restaurer les milieux humides, favoriser les économies d’énergie, adapter les bâtiments aux fortes chaleurs et accompagner les transformations du secteur agricole.
Le président de Région a également répondu à ceux qui avaient critiqué les premières initiatives de l’exécutif sur l’urgence climatique en début de mandat.
« Oui, nous avons eu raison de concevoir nos politiques publiques à l’aune de cet enjeu majeur », a-t-il affirmé, défendant une stratégie qu’il estime aujourd’hui indispensable pour anticiper les conséquences du dérèglement climatique.
Pour Jérôme Durain, les épisodes météorologiques de l’été montrent que l’adaptation des territoires n’est plus une perspective lointaine, mais une nécessité immédiate qui doit irriguer l’ensemble des politiques publiques.
Agriculture : des aides pour faire face aux conséquences de la sécheresse
Les difficultés rencontrées par les agriculteurs ont également occupé une place importante dans cette intervention. Après plusieurs mois de fortes chaleurs et de manque d’eau, le président régional a décrit une situation particulièrement préoccupante pour les exploitations agricoles de Bourgogne-Franche-Comté.
Prairies brûlées, baisse des productions, difficultés d’approvisionnement en fourrage et tensions sur les ressources en eau constituent autant de conséquences directes de cet été exceptionnel. Selon Jérôme Durain, l’ampleur réelle des pertes ne pourra être pleinement évaluée que dans les prochains mois.
Pour tenter de répondre à cette situation, la Région prévoit plusieurs dispositifs d’accompagnement. Un appel à projets doté de 7,5 millions d’euros, consacré à la ressource en eau, est actuellement engagé. Un second dispositif devrait être lancé au début de l’année 2027 afin de poursuivre le soutien aux exploitations.
L’exécutif régional prévoit également de réactiver un mécanisme de prêts à court terme pour les agriculteurs en attente du versement des aides européennes du FEADER. À cela s’ajoute un dispositif de garantie bancaire destiné à accompagner jusqu’à 15 millions d’euros de nouveaux prêts, ainsi qu’une enveloppe d’un million d’euros pour soutenir les équipements permettant d’adapter les bâtiments agricoles.
Jérôme Durain a indiqué avoir rencontré à plusieurs reprises les représentants de la profession au cours de l’été et avoir réuni les présidents des conseils départementaux afin de rechercher des possibilités de financement complémentaires. Il souhaite que les différentes collectivités puissent contribuer à cet effort, au-delà des sensibilités politiques.

Mobilisation des lycéens : Jérôme Durain appelle à entendre la colère de la jeunesse
Dans un contexte de fortes tensions sociales, le président de la Région est également revenu sur les mobilisations lycéennes qui marquent cette rentrée d’octobre.
Jérôme Durain estime que cette colère traduit un malaise plus profond au sein d’une partie de la jeunesse, confrontée aux incertitudes concernant son avenir, aux difficultés d’orientation, à l’anxiété climatique et aux transformations rapides de la société, notamment celles provoquées par l’intelligence artificielle.
Pour le président régional, ces manifestations ne doivent pas être réduites à de simples mouvements de contestation. Elles expriment aussi un besoin de reconnaissance et d’écoute.
« Ce sont des mouvements qu’il faut savoir entendre », a-t-il déclaré, estimant que la très grande majorité des lycéens mobilisés agissent avec sincérité.
S’il a condamné les violences susceptibles d’accompagner certaines manifestations, Jérôme Durain a également mis en garde contre les réponses qu’il jugerait excessivement brutales à l’égard des jeunes.
Le président a rappelé les revendications exprimées par les lycéens, notamment concernant Parcoursup, les emplois du temps incomplets, les classes surchargées et le manque de professeurs. Des sujets qui relèvent principalement des compétences de l’État, mais sur lesquels la Région souhaite conserver un dialogue avec les élèves.
Jérôme Durain a ainsi expliqué avoir échangé personnellement avec plusieurs lycéens au début de la semaine. Même si leurs préoccupations portent d’abord sur les conditions d’enseignement et leur avenir, il estime que la qualité des bâtiments, des équipements et de la vie quotidienne dans les établissements demeure une responsabilité importante de la collectivité.
Plus de 340 millions d’euros mobilisés pour les lycées en 2026
Pour défendre l’action régionale dans le domaine de l’éducation, Jérôme Durain a détaillé les moyens financiers consacrés aux lycées cette année.
Selon les chiffres présentés lors de son discours, la Bourgogne-Franche-Comté mobilise en 2026 quelque 98 millions d’euros pour le fonctionnement des établissements, 102 millions d’euros pour le patrimoine immobilier et 7 millions d’euros pour le numérique éducatif. À ces dépenses s’ajoutent 140 millions d’euros de crédits de ressources humaines destinés aux agents des lycées.
Le président de Région a également souligné les efforts réalisés en matière de soutien aux familles, de gratuité des équipements pédagogiques, de développement des produits locaux et biologiques dans les cantines, mais aussi d’éducation aux médias, à la culture et à l’environnement.
La question du financement des établissements pour l’année prochaine doit précisément faire partie des débats de cette assemblée plénière. Jérôme Durain a annoncé une dotation globale de fonctionnement de 45 millions d’euros, un montant inférieur au niveau atteint lors du pic de dépenses de 2025, mais qui demeure, selon lui, supérieur de plus de 20 % à celui de 2022, année où cette enveloppe s’élevait à 37 millions d’euros.
Il assure que les ajustements budgétaires tiennent compte de l’évolution réelle des coûts supportés par les établissements et que la Région restera attentive à leurs besoins tout au long de l’année 2027.
Le dossier du lycée des Haberges au cœur des échanges
Jérôme Durain est également revenu sur le dossier du lycée des Haberges, en Haute-Saône, après les difficultés liées à la sécurité du bâtiment.
Le président de Région a défendu la gestion de ce dossier par les services régionaux, notamment la mise en place d’un établissement modulaire dans un délai de deux mois afin de permettre l’accueil des élèves à la rentrée scolaire.
Il a salué l’engagement des entreprises, des collectivités locales et des agents régionaux ayant participé à cette opération pendant la période estivale.
Répondant aux critiques de certains élus sur un supposé manque d’anticipation, Jérôme Durain a assuré que la Région avait pris les mesures nécessaires dès l’identification des risques.
Selon lui, les alertes avaient conduit à des procédures de surveillance puis à des investigations permettant de détecter les problèmes et de décider de la mise en sécurité des personnes.
Le président a rejeté les accusations de l’opposition, considérant que la collectivité avait précisément rempli son rôle en prenant les décisions nécessaires pour protéger les usagers de l’établissement.
Développement économique : la Région revendique 150 millions d’euros injectés dans l’économie locale
L’économie régionale constitue un autre axe important de cette séance plénière. Malgré une conjoncture nationale et internationale dégradée, Jérôme Durain estime que la Bourgogne-Franche-Comté dispose d’atouts industriels et économiques lui permettant de faire preuve de résistance.
S’appuyant sur les analyses de la Banque de France, il a souligné la résilience de l’activité sur le territoire.
Il a notamment rappelé que les différents dispositifs soutenus par la Région avaient contribué à injecter 150 millions d’euros dans l’économie locale. Ces interventions concernent aussi bien l’accompagnement des petites et moyennes entreprises que l’investissement, l’innovation, la décarbonation, les relocalisations industrielles ou encore les mutations de la filière automobile.
Le président régional a également mis en avant le Fonds régional d’innovation, qui a permis de soutenir 126 projets entre 2022 et 2025.
Autre dispositif présenté comme prometteur : BFC Boost, dont la première édition s’est tenue en septembre 2026. Cette initiative vise à mettre en relation des porteurs de projets structurants avec des financeurs publics et privés.
Lors de cette première rencontre, neuf projets représentant 180 millions d’euros d’investissements envisagés ont été présentés à plus de 60 financeurs. Une cinquantaine de marques d’intérêt ont été enregistrées, selon les chiffres communiqués par Jérôme Durain.
Le président souhaite renouveler cette opération dans les prochains mois, tout en reconnaissant que ses résultats devront être évalués dans la durée.
Sur le plan de l’attractivité économique, il a également évoqué 82 projets d’investissements directs étrangers recensés en Bourgogne-Franche-Comté, représentant 1 572 emplois créés ou maintenus. Ces investissements présentent une dominante industrielle, la production représentant 77 % des emplois concernés.
Transports ferroviaires : de nouveaux engagements, mais des tensions persistantes avec l’État
La question des transports et du financement des lignes ferroviaires occupe également une place centrale dans les débats régionaux.
Jérôme Durain a une nouvelle fois dénoncé le manque d’investissement historique dans le réseau ferroviaire et la volonté, qu’il prête à l’État, de transférer progressivement une partie des charges de rénovation vers les Régions.
Le président considère cette évolution particulièrement problématique, alors que les collectivités doivent déjà faire face à l’augmentation des coûts de l’énergie, des péages ferroviaires et de l’entretien du réseau.
Il a néanmoins annoncé plusieurs avancées concernant les infrastructures ferroviaires régionales.
Après des discussions menées notamment avec Jean Castex, présenté dans son discours comme président de la SNCF, Jérôme Durain affirme avoir obtenu un rééquilibrage du financement des travaux sur la ligne Paray-le-Monial–Gilly-sur-Loire. Ce nouvel accord doit permettre la présentation d’un rapport d’urgence actant la participation régionale.
La Région prévoit également d’engager des moyens sur la ligne Clamecy–Corbigny afin de préserver les circulations de fret indispensables à l’activité de la carrière d’Épiry. Une centaine d’emplois seraient concernés par le maintien de cette liaison.
D’autres interventions sont annoncées sur la ligne Belfort–Épinal ainsi que sur les tunnels de la ligne des Horlogers.
Jérôme Durain a par ailleurs défendu le Versement mobilité régional et rural, un dispositif fiscal controversé qui doit permettre de redistribuer progressivement plus de 1,5 million d’euros à 74 communautés de communes.
Ces ressources doivent notamment soutenir le développement de transports à la demande ou de solutions de déplacement adaptées aux besoins des territoires ruraux et des entreprises.
Tout en reconnaissant l’impopularité de ce nouvel impôt, le président de Région estime qu’il constituera un outil supplémentaire pour améliorer les mobilités locales.

Budget 2027 : Jérôme Durain dénonce une situation « quasi infaisable »
C’est sur les perspectives financières de la collectivité que Jérôme Durain s’est montré le plus alarmiste. Le président de Bourgogne-Franche-Comté estime que le projet de loi de finances pour 2027 risque de placer les Régions dans une situation extrêmement difficile, en raison de nouvelles diminutions de recettes et de la réduction de plusieurs dispositifs de soutien de l’État.
« La préparation du budget de l’année prochaine est pour nous un casse-tête invraisemblable », a-t-il déclaré devant les conseillers régionaux.
Selon les chiffres avancés dans son discours, les Régions ont déjà été mises à contribution à hauteur de 1,7 milliard d’euros sur les deux dernières années. Un milliard supplémentaire serait envisagé pour 2027, portant l’effort cumulé à 2,7 milliards d’euros.
Jérôme Durain a rappelé que les Régions représentent, selon les données qu’il cite, 11 % des dépenses locales et seulement 1 % de la dette publique. Il juge dès lors disproportionné l’effort demandé à cet échelon territorial.
Pour la Bourgogne-Franche-Comté, le président a indiqué que les pertes de recettes atteignaient déjà 106 millions d’euros sur les exercices 2025 et 2026. Les conséquences précises du projet de budget 2027 restent à chiffrer, mais il redoute une nouvelle réduction importante des ressources disponibles.
Parmi les mesures qui suscitent son inquiétude figure notamment la diminution envisagée du Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA), un mécanisme par lequel l’État rembourse une partie de la TVA supportée par les collectivités sur leurs investissements.
Une telle décision pourrait, selon lui, réduire encore les capacités d’investissement dans les équipements publics.
Formation professionnelle : 66 millions d’euros de financements en moins
L’une des principales inquiétudes de l’exécutif régional concerne également la formation professionnelle. Jérôme Durain a dénoncé ce qu’il considère comme une rupture des engagements de l’État dans le financement de la formation des demandeurs d’emploi.
Selon le président de Région, la Bourgogne-Franche-Comté est privée de 66 millions d’euros destinés à ces politiques.
Une situation d’autant plus préoccupante, estime-t-il, que le chômage repart à la hausse et que les entreprises continuent de rencontrer des difficultés de recrutement dans plusieurs secteurs.
Le président régional souhaite néanmoins préserver les dispositifs les plus essentiels, en particulier les formations de premier niveau destinées aux personnes les plus éloignées de l’emploi.
Une proposition en ce sens doit être soumise à la commission permanente du vendredi 16 octobre. L’objectif affiché est de maintenir une offre de formation de proximité, notamment pour les publics les plus fragiles.
Jérôme Durain a également renouvelé son soutien aux Missions locales, dont les financements pourraient être affectés par les orientations du projet de loi de finances 2027.
Dans le secteur agricole, une autre diminution annoncée inquiète l’exécutif régional : le retrait de 100 millions d’euros de financements nationaux destinés à l’installation des jeunes agriculteurs. Pour la Bourgogne-Franche-Comté, le manque à gagner pourrait atteindre 10 millions d’euros en 2027.
Ces réductions budgétaires pourraient ainsi concerner plusieurs secteurs essentiels de l’action régionale, de la formation professionnelle à l’agriculture, sans exclure d’éventuelles conséquences sur les formations sanitaires et sociales.
Une charge politique contre les orientations nationales
Au-delà des enjeux strictement financiers, Jérôme Durain a donné une dimension politique à son discours.
Le président socialiste a dressé un constat sévère du climat national, qu’il relie notamment à dix années de politique conduite sous la présidence d’Emmanuel Macron. Il a dénoncé une accumulation de tensions sociales, un affaiblissement des corps intermédiaires et une dégradation des relations entre les institutions et les citoyens.
Il a également évoqué les conflits internationaux et leurs conséquences économiques, particulièrement sur les prix de l’énergie et des carburants, qui pèsent à la fois sur les familles et sur le budget des collectivités.
Selon lui, ces difficultés successives alimentent un sentiment de colère et d’incompréhension, particulièrement perceptible dans les mobilisations de la jeunesse.
Mais c’est surtout sur la relation entre l’État et les collectivités locales que Jérôme Durain a concentré ses critiques.
Le président régional estime que les réductions successives des financements nationaux fragilisent directement la capacité des élus locaux à répondre aux besoins de la population.
Il pose ainsi la question de l’avenir des politiques régionales dans un contexte où les demandes d’investissement restent importantes, alors même que les moyens diminuent.
« Comment investir dans nos lycées, réussir la transition écologique, développer les mobilités ou encore soutenir nos entreprises quand l’État réduit nos moyens d’année en année ? », a-t-il interrogé.
Refusant ce qu’il présente comme un affaiblissement progressif des Régions, il a assuré vouloir maintenir les priorités de l’exécutif tout en défendant les ressources nécessaires à leur réalisation.
Une assemblée plénière déterminante avant les arbitrages financiers de 2027
Cette assemblée plénière des 15 et 16 octobre intervient donc à un moment important pour la Bourgogne-Franche-Comté. Entre les conséquences de la sécheresse, la mobilisation des lycéens, les besoins de rénovation du réseau ferroviaire et les difficultés budgétaires annoncées, les dossiers soumis aux élus régionaux illustrent l’étendue des responsabilités de la collectivité.
Pour Jérôme Durain, l’enjeu dépasse désormais les seuls arbitrages financiers. Il s’agit également de défendre la place des Régions dans l’organisation territoriale française et leur capacité à conduire des politiques publiques adaptées aux réalités locales.
Les débats de ces deux journées devraient notamment permettre d’aborder les crédits de fonctionnement des lycées pour 2027, les dispositifs de développement économique, les interventions sur les infrastructures ferroviaires et les orientations relatives à la formation professionnelle.
Alors que le projet de loi de finances pour 2027 doit encore être débattu au Parlement, le président de Bourgogne-Franche-Comté entend mobiliser les parlementaires pour défendre les intérêts des collectivités.
« Nous faisons face, nous tenons le cap, mais nous refusons l’asphyxie qui nous est promise », a-t-il insisté en conclusion de son intervention.
Un avertissement qui résume la tonalité de cette rentrée politique régionale : celle d’un exécutif déterminé à poursuivre ses investissements, mais qui considère que la multiplication des restrictions budgétaires pourrait, à terme, remettre en cause l’étendue de ses interventions.
Les discussions de ce jeudi 15 et vendredi 16 octobre devraient ainsi donner un premier aperçu des choix politiques et financiers auxquels la Bourgogne-Franche-Comté sera confrontée en 2027.
Commentaires 0
Connectez-vous pour pouvoir insérer des images dans vos commentaires.
Soyez le premier à commenter cet article.