Réunis en commission permanente ce vendredi 16 octobre à Dijon, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté une enveloppe de 44,2 millions d’euros de financements. Formation professionnelle, transports, développement économique, équipements sportifs, rénovation des quartiers ou encore patrimoine : ces nouvelles aides concernent de nombreux secteurs et des projets répartis dans l’ensemble des départements de la région.
La Région Bourgogne-Franche-Comté poursuit ses investissements dans les territoires. Lors de la commission permanente organisée vendredi 16 octobre 2026 à Dijon, les élus régionaux ont voté précisément 44 242 277 euros de financements, destinés à accompagner les entreprises, les collectivités, les associations et les établissements publics. Derrière cette enveloppe, plusieurs priorités se dessinent, avec une place particulièrement importante accordée à la formation professionnelle, qui représente à elle seule plus de 28 millions d’euros.
Les transports et les mobilités constituent également un poste significatif, avec plus de 5,3 millions d’euros inscrits dans la répartition budgétaire, devant le secteur sanitaire et social, doté de près de 4,1 millions d’euros. Le développement des territoires bénéficie pour sa part d’environ 1,96 million d’euros, tandis que 1,25 million d’euros est consacré au sport. Ces décisions traduisent la diversité des interventions régionales, entre soutien à l’activité économique, amélioration des services de proximité et accompagnement des projets locaux.
Des aides pour accompagner les entreprises et préserver l’activité économique
Le développement économique figure parmi les dossiers examinés par les élus. La Région a notamment décidé d’accompagner douze entreprises à hauteur de près d’un million d’euros, principalement sous la forme d’avances remboursables. Ces soutiens doivent permettre de financer des projets de création, de croissance, de transmission, d’investissement matériel ou encore de recrutement de cadres.
Parmi les bénéficiaires figurent Nova Digital Solutions, implantée à Martigny-le-Comte, en Saône-et-Loire, qui obtient une avance remboursable de 200 000 euros, ainsi que Maison Dayet, à Abergement-le-Petit, dans le Jura, soutenue à hauteur de 150 000 euros. À Besançon, l’entreprise Top’Sign bénéficie de 115 000 euros, tandis que JMP Diffusion, à Clamecy, reçoit 108 237 euros. En Côte-d’Or, BIOMEP, installée à Bretenière, obtient 81 774 euros. L’Atelier Pavelot, à Dijon, bénéficie quant à lui d’une subvention de 5 000 euros dans le cadre du dispositif de conseil stratégique.
Une attention particulière est également accordée aux entreprises confrontées aux transformations de leur secteur. Dans le Doubs, MECASOUDURE, basée à Dampierre-les-Bois, se voit attribuer une subvention de 47 950 euros. Cette aide s’inscrit dans le plan régional de soutien aux sous-traitants de l’industrie automobile, confrontés notamment aux défis de l’électrification des véhicules et aux difficultés d’approvisionnement en matières premières.
Les très petites entreprises ne sont pas oubliées. Treize projets artisanaux, commerciaux ou de services bénéficient d’un montant global de 384 404 euros d’avances remboursables. Parmi eux, la société JIRIBA Production, à Bians-les-Usiers, reçoit 45 000 euros pour son activité de transformation et de torréfaction, tandis que MG Studio Coiffure, à Lons-le-Saunier, bénéficie de 38 950 euros. À Torcy, en Saône-et-Loire, la boucherie Alain Jondeau Viandes et Fils obtient 31 150 euros.
La filière bois bénéficie également de 63 000 euros de subventions, réparties entre Fibois Bourgogne-Franche-Comté, le Parc naturel régional des Ballons des Vosges et le cluster Construction Bois & Biosourcés. L’objectif est d’accompagner les professionnels face aux conséquences du changement climatique et aux enjeux de compétitivité.
Des investissements pour transformer les villes et les quartiers
Au-delà de l’activité économique, plusieurs décisions concernent directement l’aménagement du territoire. La Région accorde ainsi une enveloppe de 500 000 euros dans le cadre du dispositif « Quartiers en transition », destiné à améliorer le cadre de vie des habitants et à adapter les espaces urbains aux conséquences du changement climatique.
À Besançon, Grand Besançon Métropole bénéficie de 200 000 euros pour un projet de requalification et de végétalisation de la place Marulaz et de rues environnantes. À Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône, 300 000 euros sont attribués à la commune pour la requalification de la halle des sports Beauregard, située dans le quartier prioritaire du Stade Messier.
Le soutien aux communes rurales constitue un autre axe d’intervention. À Beaucourt, dans le Territoire de Belfort, la Région débloque 50 000 euros pour l’aménagement, la sécurisation et la végétalisation du terrain des anciens ateliers municipaux. Cette opération s’inscrit dans le dispositif « Centralités rurales en région », destiné à renforcer l’attractivité des petites villes et leur rôle dans l’accès aux commerces, aux services et aux équipements.
En Saône-et-Loire, un financement plus important est accordé à la communauté urbaine Le Creusot-Montceau. Une enveloppe de 1,38 million d’euros doit accompagner la deuxième phase du projet de requalification et de pérennisation du site industriel Valérius, anciennement Konecranes, à Saint-Vallier. L’opération est portée par la Société d’économie mixte pour la coopération industrielle en Bourgogne.
La Région mobilise par ailleurs 29 200 euros pour soutenir une soixantaine d’initiatives locales dans les quartiers prioritaires. Ces financements concernent notamment des actions d’animation, de participation citoyenne, d’insertion et de transition écologique. À Montbéliard, 5 700 euros sont ainsi prévus pour des actions de prévention et d’animation de rue, tandis que le carnaval « Quetigny en piste » reçoit 3 000 euros. À Nevers, l’opération « Fourches et Fourchettes 2026 » bénéficie de 5 000 euros.
Transports : le train transfrontalier et les mobilités douces soutenus
La mobilité fait également partie des priorités de cette commission permanente. Les élus ont notamment validé un financement de 240 322 euros pour maintenir la desserte ferroviaire transfrontalière entre Frasne, dans le Doubs, et Neuchâtel, en Suisse.
Cette liaison Regio Express, organisée dans le cadre d’une convention entre la Région Bourgogne-Franche-Comté et le canton de Neuchâtel, propose trois allers-retours quotidiens, en correspondance avec les TGV à destination de Paris. Depuis 2025, elle est également prolongée jusqu’à Berne durant le week-end. Selon les données communiquées par la collectivité, environ 200 voyageurs empruntent chaque jour ces trains à Frasne, dont une cinquantaine à Pontarlier.
La Région poursuit parallèlement le développement du stationnement sécurisé pour les vélos dans les gares. Une enveloppe de 72 199 euros est attribuée à de nouveaux équipements. À Collonges-et-Premières, en Côte-d’Or, 12 199 euros permettront l’installation de six places sécurisées à proximité de la gare. En Haute-Saône, la communauté de communes de Rahin et Chérimont bénéficie de 60 000 euros pour créer douze places de stationnement dans les gares de Ronchamp et de Champagney, avec des bornes de réparation multifonctions.
Ces aménagements viennent compléter un réseau de stationnements sécurisés que la Région déploie depuis 2017 aux abords des gares, afin de faciliter les déplacements combinant train et vélo.
Plus d’un million d’euros pour les équipements sportifs
Le sport bénéficie également d’une enveloppe conséquente. Au total, 1 192 000 euros sont attribués dans le cadre du programme régional d’aménagement sportif du territoire, dont 1 147 000 euros destinés à des projets d’équipements et d’infrastructures.
Parmi les opérations les plus importantes figure la construction de terrains synthétiques à Belfort, soutenue à hauteur de 380 000 euros. Dans le Doubs, le FC Sochaux-Montbéliard bénéficie de 300 000 euros pour la construction d’un terrain synthétique à Seloncourt. À Prémanon, dans le Jura, 200 000 euros sont attribués à la construction d’un pavillon de haute performance dédié au biathlon.
D’autres projets de proximité sont également accompagnés. La commune d’Offemont, dans le Territoire de Belfort, reçoit 150 000 euros pour un terrain synthétique de football à onze joueurs. À Quetigny, en Côte-d’Or, une aide de 37 000 euros est accordée pour la construction de deux terrains de padel. Des financements sont aussi prévus à Courcelles-lès-Montbéliard, Châtenoy-le-Royal et Auxerre.
La collectivité consacre par ailleurs 45 000 euros à quatre associations sportives pour l’achat de véhicules de transport collectif. Ces équipements doivent permettre de faciliter les déplacements des clubs tout en limitant les coûts et les émissions liées aux trajets.
Enseignement supérieur : des équipements pour moderniser les formations
Dans le domaine de l’enseignement supérieur, douze projets portés par quatre structures se partagent une enveloppe de 173 381 euros. Les financements doivent contribuer à améliorer les conditions d’apprentissage des étudiants et à favoriser le développement de nouveaux outils pédagogiques.
À Dijon, l’Institut Agro bénéficie de 21 529 euros pour des équipements destinés à développer une pédagogie active et interdisciplinaire autour des transitions agricoles et alimentaires. À Besançon, l’université Marie et Louis Pasteur reçoit 22 700 euros pour un projet consacré à l’apprentissage de l’examen clinique et des gestes techniques par les étudiants en médecine.
L’Université Bourgogne Europe bénéficie également de plusieurs soutiens, notamment 13 203 euros pour la création d’un studio multimédia au Creusot et 29 994 euros pour des équipements pédagogiques liés au contrôle non destructif dans les formations de génie civil à Auxerre. À Belfort, 17 573 euros permettront de développer une plateforme pédagogique utilisant des émulateurs de systèmes hydrogène.
Tourisme, environnement et numérique : plusieurs projets de développement
La stratégie touristique régionale se traduit par de nouvelles aides à la modernisation des établissements et à la valorisation des itinéraires. Dans le Doubs, l’hôtel La Guimbarde, à Morteau, bénéficie de 51 388 euros pour des travaux de modernisation et d’amélioration énergétique. À Métabief, une subvention de 20 000 euros est accordée pour les études de faisabilité liées à la requalification et à la montée en gamme du village de vacances Le Bief Rouge.
À Dijon, la Métropole reçoit 17 367 euros pour l’installation d’une aire multiservices au port du Canal, sur l’itinéraire du Tour de Bourgogne à vélo. Ce projet s’inscrit dans la volonté de développer le tourisme itinérant et de renforcer les services proposés aux visiteurs.
Sur le volet environnemental, la Région mobilise 33 437 euros pour soutenir des projets liés aux énergies renouvelables. Des études concernant l’hydroélectricité sont notamment financées à Lalheue, en Saône-et-Loire, et à Crotenay, dans le Jura. Une aide de 4 969 euros est également accordée pour l’extension du réseau de chaleur de Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, en Haute-Saône.
La transition numérique représente, de son côté, 547 500 euros d’affectations. Parmi les décisions adoptées, la communauté de communes Frasne-Drugeon obtient 300 000 euros au titre du fonds en faveur des territoires intelligents et durables. Une enveloppe de 50 000 euros est également attribuée à l’ARNia pour la mise en œuvre du centre régional de réponse aux incidents de cybersécurité, tandis que 197 500 euros sont consacrés à l’animation, à la coordination et à la valorisation de projets numériques régionaux.
Culture et patrimoine : des aides aux cinémas et à la restauration des monuments
Le patrimoine régional fait l’objet d’un financement de 231 207 euros, réparti entre quatre projets de restauration d’édifices protégés au titre des monuments historiques. L’opération la plus importante concerne la collégiale Saint-Martin de Chablis, dans l’Yonne, dont la restauration de la flèche bénéficie d’une aide de 100 000 euros.
En Côte-d’Or, 46 589 euros sont attribués à la restauration intérieure de l’église Saint-Jean-Baptiste de Mont-Saint-Jean et 45 200 euros à celle de l’église Saint-Victor de Poiseul-la-Ville-et-Laperrière. En Saône-et-Loire, l’association Les Amis du Dardon reçoit 39 418 euros pour la restauration intérieure de l’église Saint-Jean-Baptiste de Toulon-sur-Arroux.
La Région poursuit également son accompagnement des salles de cinéma indépendantes classées Art et Essai. Vingt-quatre subventions, pour un montant total de 50 000 euros, sont accordées afin de soutenir leurs actions d’animation culturelle, de médiation et d’éducation à l’image.
Parmi les bénéficiaires figurent le cinéma Eldorado à Dijon, qui reçoit 4 000 euros, le cinéma 4C à Lons-le-Saunier, également soutenu à hauteur de 4 000 euros, ou encore le Crystal Palace à La Charité-sur-Loire, qui bénéficie du même montant. Le cinéma Arletty à Autun reçoit 3 100 euros et le Vauban à Avallon 2 300 euros.
Enfin, 28 000 euros sont mobilisés pour la filière musicale, dont 13 000 euros pour le dispositif Cafés Cultures, qui accompagne l’emploi artistique de proximité, et 15 000 euros pour le Centre national de la musique dans le cadre de la préfiguration d’un contrat de filière consacré aux musiques actuelles.
Une priorité budgétaire très marquée en faveur de la formation professionnelle
Si les dossiers présentés concernent de nombreux secteurs, la synthèse budgétaire de cette commission permanente met particulièrement en évidence le poids de la formation professionnelle. Avec 28,07 millions d’euros, celle-ci représente à elle seule près des deux tiers des 44,2 millions d’euros votés. Le dossier de presse ne détaille toutefois pas les opérations financées dans ce domaine.
Les transports arrivent loin derrière, avec 5,33 millions d’euros, suivis du sanitaire et social, à hauteur de 4,09 millions d’euros. Ces trois postes représentent l’essentiel des financements adoptés lors de cette séance.
Les autres enveloppes témoignent de la volonté de la collectivité de poursuivre son action dans des domaines très différents, qu’il s’agisse du soutien aux entreprises, de la revitalisation des centres-bourgs, de l’amélioration des infrastructures, de l’accompagnement des associations ou de la préservation du patrimoine.
À travers ces 44,2 millions d’euros, la Région Bourgogne-Franche-Comté confirme ainsi son rôle de financeur de projets locaux, en intervenant aussi bien sur de grandes opérations d’aménagement que sur des investissements plus modestes. Des aides qui, une fois les projets réalisés, doivent se traduire concrètement par de nouveaux équipements, des services modernisés et un accompagnement renforcé des acteurs économiques et associatifs du territoire.