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Malgré la modération fiscale des communes de Côte-d’Or en 2026, la taxe foncière continue de peser sur le budget des propriétaires. Dans un communiqué publié le 14 octobre, l’Union nationale des propriétaires immobiliers de Bourgogne-Franche-Comté (UNPI BFC Dijon) alerte sur les conséquences de cette hausse et réclame plusieurs mesures pour alléger la pression fiscale, dans un contexte de crise du logement.

Même lorsque les collectivités locales décident de ne pas augmenter leurs taux d’imposition, la taxe foncière peut continuer de progresser. En cause, la revalorisation annuelle des bases cadastrales, qui entraîne mécaniquement une hausse du montant payé par les propriétaires. Une situation que dénonce l’UNPI BFC Dijon dans un communiqué diffusé mercredi 14 octobre 2026. Si l’association salue la modération dont ont fait preuve les communes de Côte-d’Or cette année, elle estime que cette augmentation régulière de la fiscalité immobilière devient de plus en plus difficile à supporter.

Pour l’organisation, cette évolution est d’autant plus préoccupante qu’elle intervient dans un contexte de crise majeure du logement. Les propriétaires doivent déjà composer avec l’augmentation des charges, le coût des travaux d’entretien et les dépenses liées aux obligations de rénovation énergétique. À ces contraintes financières s’ajoute donc une fiscalité qui continue de progresser, même en l’absence de hausse des taux décidée par les municipalités.

L’UNPI BFC Dijon s’inquiète notamment des conséquences pour les propriétaires bailleurs. Selon elle, l’alourdissement de la taxe foncière réduit la rentabilité locative et pourrait décourager de nouveaux investissements immobiliers, alors que le maintien et le développement de l’offre de logements constituent des enjeux importants. L’association redoute également que cette pression fiscale limite les capacités des propriétaires à entretenir et à rénover leurs biens.

Les propriétaires occupants ne sont pas épargnés. L’organisation attire particulièrement l’attention sur la situation des retraités et des ménages modestes, pour lesquels la taxe foncière représente une charge supplémentaire sur le budget annuel. Elle rappelle qu’être propriétaire de son logement ne signifie pas nécessairement disposer de revenus élevés. Pour ces ménages, la progression de l’impôt peut ainsi se traduire par une diminution directe du pouvoir d’achat.

Trois mesures réclamées pour alléger la facture

Face à cette situation, l’UNPI BFC Dijon appelle à une réforme de la taxe foncière et avance trois propositions. La première consiste à faire participer les locataires au paiement d’une partie de cet impôt. L’association estime qu’une telle mesure permettrait de répartir plus équitablement le financement des services et des équipements locaux, dont bénéficient aussi bien les propriétaires que les locataires.

L’organisation demande également aux communes de diminuer leurs taux d’imposition, ou au minimum de les maintenir à leur niveau actuel, afin de limiter les effets de la revalorisation annuelle des bases cadastrales. Enfin, elle souhaite une forfaitisation des frais de gestion appliqués à la taxe foncière, dans le but d’éviter que ces frais augmentent automatiquement avec le montant de l’impôt.

À travers ces propositions, l’association entend ouvrir le débat sur la répartition de la fiscalité locale. Elle considère que les propriétaires ne peuvent pas continuer à supporter une pression fiscale croissante sans conséquences sur l’entretien du patrimoine immobilier et sur l’investissement dans le logement.

Un appel adressé aux élus de Côte-d’Or

Cette prise de position intervient à la veille de la publication de l’observatoire national des taxes foncières de l’UNPI, traditionnellement dévoilé chaque année le 15 octobre. Cette étude permet de mesurer l’évolution de cet impôt sur une période de dix ans et d’observer les disparités entre les territoires.

Avec ce communiqué, l’UNPI BFC Dijon souhaite interpeller les élus locaux et sensibiliser les habitants de Côte-d’Or aux conséquences de l’augmentation de la fiscalité immobilière. L’association précise que sa démarche ne vise pas à opposer les propriétaires aux collectivités, mais à défendre un système fiscal qu’elle juge plus juste et plus soutenable.

Elle met enfin en garde contre les effets à long terme de cette évolution. À ses yeux, une fiscalité toujours plus lourde pourrait freiner les investissements, limiter les travaux de rénovation et, à terme, fragiliser l’offre locative accessible aux ménages. Un risque qu’elle invite les pouvoirs publics à prendre en compte dans leurs décisions fiscales.

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