Dans un communiqué de presse publié ce samedi 17 octobre 2026, Solidaires 21 revient sur la mobilisation sociale qui a rassemblé, selon l’organisation, près de 10 000 personnes dans les rues de Dijon. Le syndicat dénonce une répression policière ayant fait des dizaines de blessés et appelle à poursuivre la mobilisation en vue du 5 novembre. Nous reproduisons ci-dessous son communiqué dans son intégralité.
Communiqué de presse de Solidaires 21 — 17 octobre 2026 :
17 octobre : la colère sociale s’exprime, l’État enrage
Ce samedi 17 octobre, à Dijon, près de 10 000 personnes sont venues exprimées l’immense colère sociale qui traverse le pays. Le cortège était protéiforme, joyeux, déterminé et solidaire avec une féroce envie de déambuler dans les rues dijonnaises.
Face à la colère sociale légitime, l’État a décidé de réprimer fortement et aveuglément. Malgré un dispositif répressif démesuré, les manifestant.es ont su usé de stratégie pour pouvoir crier leurs revendications jusque dans les rues du centre-ville. Des milliers de personnes ont alors pu s’exprimer rue de la Liberté mais aussi devant l’immonde BHV. D’autres ont fait le choix d’aller à la rencontre des voies ferrées en gare de Dijon.
Face à la solidarité des manifestant.es, les forces répressives ont décidé de réprimer de manière ubuesque y compris dans les artères du centre-ville. Grenades lacrymogènes, grenades de désencerclement, grenades assourdissantes, tout l’attirail de la répression était de sortie. En conséquence, des dizaines de personnes ont été blessées. Pieds ouverts, crânes ouverts, visages entaillés, voilà le triste résultat de la répression.
Cette journée est un succès populaire, par son nombre, par sa détermination. Elle doit en appeler d’autres et avant la journée du 05 novembre.
D’ores et déjà, nous invitons les lycéen.nes, les étudiant.es et l’ensemble des travailleuses et des travailleurs à s’organiser, à se réunir en AG pour construire un mouvement social d’ampleur.
La répression gouvernementale ne fera pas taire les revendications, au contraire elle renforce notre détermination.
Nous voulons vivre, pas survivre !