Quetigny a été le théâtre de violences et de dégradations dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre 2026, selon sa maire, Isabelle Pasteur. Plusieurs commerces auraient été pillés et un bâtiment occupé par le centre social aurait été incendié. Dans une déclaration publiée sur Facebook, l’élue a fermement condamné ces événements, tout en rappelant son attachement au droit de manifester et à la légitimité des revendications sociales.
La ville de Quetigny, dans la métropole dijonnaise, s’est réveillée sous le choc dimanche matin, après une nuit marquée par des dégradations, des pillages et un incendie. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, la maire Isabelle Pasteur a dressé un constat préoccupant de la situation et exprimé son indignation face aux violences qui avaient touché sa commune. « Quetigny, comme de nombreuses villes en France, a été victime de dégradations et de pillages. C’est inacceptable ! », a-t-elle déclaré.
Ces événements sont survenus dans un contexte de mobilisation nationale contre la vie chère. Samedi, plusieurs milliers de personnes avaient notamment manifesté à Dijon, où des affrontements avec les forces de l’ordre et des dégradations avaient été signalés. Si elle a condamné les violences, Isabelle Pasteur a toutefois refusé de faire l’amalgame entre les manifestants pacifiques et les auteurs des destructions. « Si nous partageons la colère et les revendications légitimes des manifestants partout en France, nous ne pouvons tolérer qu’une minorité de casseurs confisque au peuple son droit à manifester. »
À Quetigny, les dégâts évoqués par la maire concernaient notamment plusieurs établissements commerciaux. La place centrale Roger-Rémond figurait parmi les secteurs touchés. « Cette nuit le Tabac et le Restaurant de la Place Centrale Roger Remond ont été pillés ainsi que Carrefour. La Maison Rouge occupée par le Centre Social a été brulée. », a précisé Isabelle Pasteur dans son message. Au-delà des pillages, l’incendie de la Maison Rouge a suscité des interrogations quant aux conséquences pour les activités associatives et sociales accueillies dans ce bâtiment. L’étendue exacte des dommages matériels restait à établir.
Pour les habitants, ces événements ont constitué un épisode particulièrement éprouvant. Les dégradations ont touché des lieux de la vie quotidienne, des commerces fréquentés par la population et un équipement à vocation sociale. « Les habitants sont sous le choc de cette nuit de chaos. », a souligné la maire, évoquant ainsi le climat dans lequel la commune s’était retrouvée au lendemain des violences.
Face à cette situation, les forces de sécurité et les secours avaient été mobilisés au cours de la nuit, tandis que les équipes chargées de l’entretien de l’espace public étaient intervenues dès dimanche matin pour engager la remise en état de la commune. Isabelle Pasteur a tenu à saluer leur engagement : « Je tiens a remercier la Gendarmerie, les pompiers et les élus de notre ville qui étaient sur le pont toute la nuit. Je remercie également les services municipaux et les services métropolitains qui dès ce matin étaient à pied d’œuvre pour remettre la ville en état. »
La question de l’identification des responsables s’est également posée après cette nuit de violences. Selon l’élue, des investigations avaient été engagées afin de déterminer les circonstances des faits et de retrouver leurs auteurs. « Les enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs de ces dégradations inadmissibles. », a-t-elle indiqué. Dans sa déclaration, aucun bilan précis des dommages ni aucune information sur d’éventuelles interpellations à Quetigny n’avaient été communiqués.
Dans son message, Isabelle Pasteur ne s’est pas limitée à la situation de sa commune. Elle a également exprimé sa solidarité envers les autres élus locaux confrontés à des destructions sur leur territoire. « Enfin, tout mon soutien à mes collègues Maires dont les villes ont été saccagées! », a-t-elle écrit, avant de conclure sur le rôle des collectivités dans une période de fortes tensions : « Les communes sont au plus proche des difficultés des habitants et sont le dernier rempart d’une République affaiblie ».
Après cette nuit de violences, Quetigny s’est retrouvée confrontée à la nécessité d’évaluer l’ampleur des dégâts et de poursuivre les opérations de remise en état. La situation des commerces touchés et l’avenir des activités accueillies à la Maison Rouge figuraient parmi les principales préoccupations au lendemain des événements.
À travers sa déclaration, Isabelle Pasteur a exprimé une double préoccupation : la nécessité de protéger les habitants et les équipements de proximité, sans faire disparaître du débat les revendications sociales exprimées lors des manifestations.