Alors que cinq communes de la métropole dijonnaise ont répondu à l’appel de l’Association des maires de France (AMF) en annonçant des rassemblements républicains ce lundi 19 octobre 2026 à midi, une question se pose dans la capitale bourguignonne : Dijon sera-t-elle également au rendez-vous ? À quelques heures de cette mobilisation nationale, aucune annonce officielle de rassemblement devant l’hôtel de ville de Dijon n’a pu être identifiée. Une situation qui soulève des interrogations sur la réactivité de la municipalité dirigée par Nathalie Koenders.
À la suite des graves violences survenues samedi 17 octobre dans plusieurs villes françaises, notamment marquées par des incendies de bâtiments publics, des dégradations de mobilier urbain et des pillages de commerces, l’Association des maires de France (AMF) a lancé dimanche un appel à la mobilisation.
L’objectif est clair : rassembler les élus, les habitants, les associations et les forces vives des territoires devant les mairies, ce lundi 19 octobre à partir de midi, pour condamner les violences, soutenir les communes touchées et réaffirmer l’attachement aux valeurs de la République.
En Côte-d’Or, Ludovic Rochette, président de l’Association des maires du département, a également relayé cet appel, invitant les élus et les habitants à participer à ce mouvement de solidarité républicaine.
Chenôve, Talant, Quetigny, Longvic et Chevigny-Saint-Sauveur répondent présents
Dans la métropole dijonnaise, cinq communes ont pris les devants en appelant leurs habitants à participer à des rassemblements républicains.
À Chenôve, la municipalité a annoncé dès dimanche soir un rassemblement républicain prévu ce lundi à 12 heures sur le parvis de l’hôtel de ville, place Pierre-Meunier. Habitants, élus, associations et acteurs de la vie locale sont invités à se retrouver pour un moment de solidarité et d’unité républicaine.
À Talant, le maire Adrien Guené a lui aussi appelé les habitants à se réunir devant la mairie, lundi à midi, pour manifester leur soutien aux collectivités touchées par les violences.
À Quetigny, la maire Isabelle Pasteur et le conseil municipal ont également invité la population à participer à un rassemblement républicain devant la mairie, ce lundi 19 octobre à 12 heures. Une initiative destinée à défendre les institutions et à exprimer la solidarité de la commune envers les victimes des violences.
À Longvic, la maire Céline Tonot et les élus municipaux ont annoncé un rassemblement citoyen à midi sur le parvis de la mairie. La municipalité appelle les habitants à défendre ensemble les valeurs républicaines et la démocratie locale.
À Chevigny-Saint-Sauveur, commune dirigée par Guillaume Ruet, un rassemblement républicain est également prévu ce lundi 19 octobre à 12 heures devant la mairie, en réponse à l’appel de l’Association des maires de France. Les habitants sont invités à se réunir pour témoigner leur solidarité envers les communes touchées par les violences et réaffirmer leur attachement aux valeurs républicaines.
Ainsi, cinq communes de la métropole dijonnaise, parmi bien d’autres, ont fait le choix de se mobiliser pour ce rendez-vous national, en communiquant à leurs habitants un lieu et un horaire précis afin de leur permettre de participer à ce rassemblement placé sous le signe de l’unité républicaine.
À Dijon, une absence d’annonce qui interroge
Mais dans la ville-centre de la métropole, le contraste interpelle. Pourquoi Dijon, capitale régionale et principale ville de Côte-d’Or, n’a-t-elle toujours pas annoncé publiquement de rassemblement devant son hôtel de ville ?
À l’heure où nous publions cet article, ce lundi matin (7h30), nous n’avons identifié aucune communication officielle invitant les Dijonnaises et les Dijonnais à participer à un rassemblement républicain place de la Libération à midi.
Ni invitation municipale précisant les modalités d’une mobilisation, ni annonce officielle d’un rendez-vous devant la mairie n’ont pu être confirmées.
Il serait cependant inexact d’affirmer que Nathalie Koenders n’a pas réagi aux violences.
Dès samedi 17 octobre, la maire de Dijon a publié un communiqué condamnant les incidents, exprimant sa solidarité avec les commerçants touchés et saluant l’engagement des agents municipaux, des forces de l’ordre et des secours. Elle a également apporté son soutien aux maires dont les bâtiments publics ont été attaqués.
Mais entre condamner les violences dans un communiqué et appeler publiquement les habitants à se rassembler devant leur mairie, il existe une différence. C’est précisément sur ce second point que la communication de la municipalité dijonnaise soulève aujourd’hui des questions.
La réactivité de la Ville de Dijon laisse-t-elle à désirer ?
La comparaison avec les communes voisines est difficile à ignorer. Pendant que Chenôve, Talant, Quetigny, Longvic et Chevigny-Saint-Sauveur ont prévu des rassemblements à midi, Dijon ne semble toujours pas avoir fait connaître ses intentions concernant l’appel de l’AMF.
Une absence d’annonce qui peut surprendre de la part de la principale ville de la métropole. Bien entendu, chaque municipalité reste libre d’organiser ou non un rassemblement. L’appel de l’AMF constitue une invitation à la mobilisation et non une obligation.
Mais dans un contexte aussi particulier, la réactivité de la communication institutionnelle revêt une importance certaine.
Informer rapidement les habitants permet non seulement de faciliter leur participation, mais aussi de montrer publiquement l’engagement de la collectivité.
Dès lors, plusieurs questions méritent d’être posées.
La Ville de Dijon a-t-elle prévu de répondre à l’appel national ? Nathalie Koenders envisage-t-elle un rassemblement devant la mairie ? Pourquoi aucune annonce claire n’a-t-elle été identifiée alors que cinq communes voisines ont déjà prévu leur mobilisation ?
Ces interrogations sont d’autant plus légitimes que Dijon a elle-même été confrontée samedi à des scènes de violence et à des dégradations.
Dijon sera-t-elle au rendez-vous républicain de midi ?
À quelques heures du rendez-vous national, l’incertitude demeure. À Chenôve, Talant, Quetigny, Longvic et Chevigny-Saint-Sauveur, les rassemblements sont prévus à 12 heures devant les mairies.
Et à Dijon ?
Les habitants de la capitale régionale ne disposent toujours pas, à ce stade, d’informations municipales confirmées concernant un éventuel rassemblement devant leur hôtel de ville.
Une communication dans la matinée reste naturellement possible. Mais plus une annonce intervient tardivement, moins les habitants disposent de temps pour s’organiser.
Cette mobilisation dépasse pourtant les appartenances partisanes. Elle concerne le respect des institutions, la protection des agents publics et des commerçants, la solidarité envers les communes victimes de violences et la défense des libertés républicaines.
Alors, Dijon sera-t-elle au rendez-vous ?
Nathalie Koenders appellera-t-elle les Dijonnaises et les Dijonnais à se rassembler devant leur mairie, comme l’ont déjà fait plusieurs de ses homologues de la métropole ? Pour l’instant, la question reste posée.
Commentaires 0
Connectez-vous pour pouvoir insérer des images dans vos commentaires.
Soyez le premier à commenter cet article.