Face aux violences survenues depuis samedi 17 octobre dans plusieurs villes françaises, la fédération des Républicains de Côte-d’Or appelle le gouvernement à instaurer l’état d’urgence. Dans un communiqué publié ce lundi 19 octobre, François-Xavier Dugourd, président de la fédération départementale, et Guillaume Ruet, secrétaire départemental, dénoncent les attaques contre les bâtiments publics, les commerces et les forces de l’ordre. Ils soutiennent la proposition de Bruno Retailleau et réclament une réponse pénale ferme.
Les violences qui ont éclaté ce week-end dans plusieurs villes françaises suscitent une vive réaction des Républicains de Côte-d’Or. Dans un communiqué de presse diffusé lundi 19 octobre, la fédération départementale du parti condamne les dégradations commises contre des préfectures, des mairies et des commerces, ainsi que les agressions visant les policiers et les gendarmes. Pour ses responsables, ces événements dépassent largement le cadre de simples débordements en marge des manifestations.
Les Républicains de Côte-d’Or dénoncent ainsi « des violences comme notre pays n’en a jamais connues », qu’ils attribuent à l’alliance « d’une ultragauche qui vise la révolution et de voyous qui vandalisent et dévalisent ». Selon la fédération, ces actes constituent une remise en cause directe de l’autorité publique. « C’est l’autorité de l’État qui est défiée, partout, en même temps. La Ville de Dijon n’a pas été épargnée », affirme le communiqué.
François-Xavier Dugourd et Guillaume Ruet expriment également leur solidarité envers les forces de l’ordre, les pompiers, les commerçants victimes de dégradations, les élus des communes touchées et les agents publics chargés de réparer les dégâts. Tout en reconnaissant les difficultés sociales à l’origine des mobilisations, les responsables départementaux tiennent à distinguer les manifestants pacifiques des auteurs de violences. « La colère sociale est réelle, et ceux qui manifestent pacifiquement doivent pouvoir le faire. Mais rien n’excuse de piller, d’incendier ou de s’en prendre à ceux qui nous protègent. Les casseurs ne défendent aucune cause et prennent en otage les manifestants, les commerçants et les habitants. »
La fédération départementale critique par ailleurs la réaction du chef de l’État, estimant que son intervention n’a pas apporté de réponse suffisante à la situation. « Face à cela, l’allocution du Président de la République n’apporte strictement rien et laisse présager de nouvelles manifestations violentes », écrivent les responsables des Républicains de Côte-d’Or.
Dans ce contexte, le parti apporte son soutien à la demande formulée par Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, de décréter l’état d’urgence, sur le modèle du dispositif mis en œuvre en 2005. Les responsables départementaux considèrent que les moyens ordinaires de maintien de l’ordre ne suffisent plus et souhaitent donner aux autorités des possibilités d’intervention supplémentaires pour prévenir de nouvelles violences.
Parmi les mesures défendues figurent notamment l’instauration de couvre-feux dans les secteurs à risque, l’interdiction de certains rassemblements susceptibles de dégénérer, la fermeture de lieux servant de bases arrière aux auteurs de violences ou encore l’assignation à résidence de meneurs identifiés comme représentant une menace pour l’ordre public. Les Républicains réclament également la possibilité de procéder à des perquisitions de jour comme de nuit pour saisir des armes, des mortiers et des produits incendiaires, ainsi qu’un renforcement des contrôles d’identité, de bagages et de véhicules. Ils demandent enfin la dissolution des groupements organisant ou provoquant ces violences.
Dans leur communiqué, François-Xavier Dugourd et Guillaume Ruet soulignent que ces mesures seraient encadrées dans le temps et soumises au contrôle du juge et du Parlement. Ils estiment que l’état d’urgence, qui avait selon eux contribué au retour au calme en 2005, constituerait une première réponse à la situation actuelle. La fédération souhaite toutefois aller plus loin, en faisant suivre ce dispositif d’une loi permettant d’inscrire durablement dans le droit français certaines dispositions destinées à lutter contre les casseurs et les pilleurs, à l’image des mesures adoptées dans la lutte contre le terrorisme.
Les responsables des Républicains de Côte-d’Or réclament également un durcissement de la réponse judiciaire. Ils plaident pour des comparutions immédiates, des mesures de détention à l’encontre des personnes ayant agressé des policiers, des gendarmes, des pompiers ou des élus, ainsi qu’une responsabilisation des auteurs de violences et des familles lorsque des mineurs sont impliqués.
Pour conclure leur prise de position, François-Xavier Dugourd et Guillaume Ruet reprennent les propos de Bruno Retailleau, selon lequel « les Français attendent de l’État qu’il les protège, par tous les moyens ». Une formule qui résume la ligne défendue par la fédération départementale des Républicains, favorable à un renforcement des pouvoirs des autorités et à une réponse judiciaire plus sévère face aux violences.
Communiqué de presse du 19 octobre 2026 :
Les Républicains de Côte-d’Or condamnent les violences et demandent l’Etat d’urgence
Préfectures et mairies attaquées, commerces saccagés, policiers et gendarmes blessés : ce que la France vit depuis samedi n’est plus un débordement. Des violences comme notre pays n’en a jamais connues, résultats de l’alliance d’une ultragauche qui vise la révolution et de voyous qui vandalisent et dévalisent. La capuche noire en commun.
C’est l’autorité de l’État qui est défiée, partout, en même temps. La Ville de Dijon n’a pas été épargnée.
Les Républicains de Côte-d’Or apportent leur soutien aux forces de l’ordre et aux pompiers visés, aux commerçants qui ont vu le fruit d’années de travail partir en fumée, aux élus des communes touchées ainsi qu’aux agents publics qui vont devoir nettoyer et réparer les dégâts.
La colère sociale est réelle, et ceux qui manifestent pacifiquement doivent pouvoir le faire. Mais rien n’excuse de piller, d’incendier ou de s’en prendre à ceux qui nous protègent. Les casseurs ne défendent aucune cause et prennent en otage les manifestants, les commerçants et les habitants.
Face à cela, l’allocution du Président de la République n’apporte strictement rien et laisse présager de nouvelles manifestations violentes.
Alors que les moyens ordinaires ne suffisent plus, nous soutenons la demande de Bruno RETAILLEAU, ancien Ministre de l’Intérieur, de déclarer l’état d’urgence, comme cela a été fait en 2005
Selon lui, l’état d’urgence permettra aux préfets et aux forces de l’ordre d’agir avant, plutôt que de constater après :
Ces mesures sont prévues par la loi, limitées dans le temps et placées sous le contrôle du juge et du Parlement. En 2005, elles avaient contribué au retour au calme.
L’état d’urgence est une première réponse qui devra déboucher sur une loi permettant d’intégrer durablement dans notre droit les dispositions nécessaires à la lutte contre les casseurs et les pilleurs, comme la France a pu le faire pour lutter contre le terrorisme.
L’état d’urgence devra s’accompagner d’une réponse pénale ferme et rapide : comparutions immédiates, détention pour ceux qui ont agressé policiers, gendarmes, pompiers et élus, et responsabilisation des auteurs comme des familles des mineurs.
Comme le rappelle Bruno RETAILLEAU, « les Français attendent de l’État qu’il les protège, par tous les moyens ».
François-Xavier DUGOURD
Président de la Fédération des Républicains de la Côte-d’Or
Guillaume RUET
Secrétaire départemental de la Fédération des Républicains de la Côte-d’Or