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L’Union syndicale Solidaires 21 appelle à poursuivre et à intensifier la mobilisation sociale en Côte-d’Or. Dans un communiqué publié mercredi 21 octobre, le syndicat invite les salariés, les étudiants et les lycéens à manifester les 24 et 31 octobre, avant une nouvelle journée de grève le 5 novembre. Dénonçant la hausse du coût de la vie et la répression des mouvements sociaux, l’organisation souhaite construire un mouvement de grève générale et reconductible. Un rassemblement est prévu ce samedi 24 octobre, à 14 heures, place de la République à Dijon.

La mobilisation sociale pourrait prendre une nouvelle ampleur dans les prochains jours. À Dijon, l’Union syndicale Solidaires 21 appelle à multiplier les manifestations et à préparer une grève reconductible à partir du 5 novembre. Dans son communiqué du 21 octobre, l’organisation syndicale dénonce la dégradation du pouvoir d’achat, les difficultés rencontrées par les ménages et la réponse des pouvoirs publics aux mouvements de contestation.

Pour le syndicat, la colère sociale trouve notamment son origine dans l’augmentation des dépenses quotidiennes. Entre les prix de l’alimentation, du carburant et de l’énergie, de nombreux foyers seraient contraints de faire des choix difficiles. Solidaires 21 évoque ainsi des habitants qui renoncent à leurs loisirs pour faire le plein de leur véhicule ou qui hésitent à allumer le chauffage à l’approche de l’hiver. L’organisation souligne également la mobilisation des jeunes, engagés depuis plusieurs semaines pour réclamer un avenir plus juste.

Solidaires 21 dénonce la répression des manifestations

Au-delà des revendications économiques, le syndicat critique vivement la gestion des manifestations par les autorités. Il accuse le gouvernement de répondre à la contestation par une politique répressive et réclame un changement immédiat des pratiques de maintien de l’ordre.

Solidaires 21 demande notamment de privilégier la désescalade lors des rassemblements et d’interdire les armes qu’il qualifie de « mutilantes », ainsi que les techniques d’immobilisation susceptibles d’entraîner la mort. L’organisation dénonce également les condamnations prononcées contre des personnes interpellées en marge des manifestations, estimant qu’elles participent à une criminalisation du mouvement social.

Le syndicat affirme par ailleurs que le Premier ministre Sébastien Lecornu a refusé, mercredi 21 octobre, de recevoir à Matignon des représentants de son union syndicale aux côtés d’autres organisations, sans apporter de justification. En réaction, Solidaires 21 annonce qu’il ne déposera pas de parcours de manifestation auprès de la préfecture de Côte-d’Or pour le week-end du 24 octobre.

Des revendications sur les salaires et le partage des richesses

Pour amplifier la contestation, Solidaires 21 entend mobiliser au-delà des manifestations de rue, notamment dans les entreprises, les lycées et les universités. Le syndicat encourage l’organisation d’assemblées générales et de discussions sur les lieux de travail afin de convaincre davantage de salariés de rejoindre le mouvement.

Parmi ses principales revendications figurent une augmentation générale des salaires et leur indexation sur les prix, afin de compenser la hausse du coût de la vie. L’organisation réclame également une taxation des superprofits, un meilleur partage des richesses et une réduction de la place accordée aux dividendes et aux aides aux entreprises.

Solidaires 21 défend aussi l’adoption d’un budget qu’il juge plus juste, répondant davantage aux besoins de la population. Il demande notamment 10 milliards d’euros pour l’éducation.

Vers une grève reconductible à partir du 5 novembre

Le syndicat souhaite désormais franchir une nouvelle étape dans la mobilisation. Après les manifestations annoncées les 24 et 31 octobre, la journée de grève intersyndicale du 5 novembre doit, selon lui, marquer le début d’un mouvement de plus grande ampleur.

L’Union syndicale Solidaires appelle ainsi les salariés de l’ensemble des secteurs professionnels, publics comme privés, à participer aux différentes journées de mobilisation. L’objectif affiché est de généraliser les arrêts de travail et de préparer leur reconduction à partir du 5 novembre, jusqu’à l’obtention des revendications.

Pour l’organisation, la grève constitue un levier essentiel pour peser sur les décisions du gouvernement. Elle estime que l’arrêt de l’activité économique permettrait également aux salariés de dégager du temps pour participer aux rassemblements, aux réunions et aux différentes actions collectives.

« Généralisons la grève, construisons la reconduction ! », lance Solidaires 21 dans son communiqué, appelant à renforcer la mobilisation dans les prochains jours.

À Dijon, le prochain rendez-vous est fixé samedi 24 octobre à 14 heures, place de la République. Une nouvelle mobilisation est annoncée le 31 octobre, avant la journée de grève du 5 novembre, que le syndicat espère voir se transformer en mouvement reconductible à l’échelle nationale.

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