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SNCF : les quatre syndicats appellent à une grève nationale le jeudi 5 novembre 2026

Par Fabien Bauduin 22 octobre 2026

La CGT-Cheminots, l’UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et la CFDT-Cheminots appellent l’ensemble des cheminots à une journée de grève nationale le jeudi 5 novembre 2026. Les quatre organisations dénoncent une dégradation du pouvoir d’achat, des salaires qui stagnent et des conditions de travail de plus en plus difficiles. Un premier rassemblement est également prévu le 3 novembre devant la direction de la SNCF à Saint-Denis.

Le climat social pourrait se tendre à la SNCF début novembre. Dans un communiqué commun daté du 15 octobre 2026, les quatre fédérations syndicales représentatives des cheminots annoncent une mobilisation unitaire pour défendre les salaires, les emplois et les conditions de travail.

Sous le mot d’ordre « Déclassement social, urgence du pouvoir d’achat : inversons la tendance ! », les organisations syndicales dénoncent les conséquences de l’austérité budgétaire et de la hausse du coût de la vie sur le quotidien des agents.

Selon les syndicats, les cheminots subissent, comme de nombreux salariés, une stagnation des rémunérations alors que les dépenses contraintes continuent d’augmenter. Le communiqué évoque notamment une inflation supérieure à 2,4 %, une hausse de 16,7 % de l’énergie et de 5,8 % des produits alimentaires de première nécessité.

La hausse des carburants pénaliserait particulièrement les agents contraints d’utiliser leur véhicule personnel pour se rendre au travail, notamment ceux soumis à des horaires décalés.

Un rassemblement le 3 novembre pour réclamer des augmentations de salaire

Avant la journée de grève, les quatre syndicats appellent les cheminots à se rassembler massivement le mardi 3 novembre à Saint-Denis, devant la direction de la SNCF.

Cette mobilisation doit coïncider avec une réunion consacrée au pouvoir d’achat, annoncée par le président-directeur général Jean Castex.

Les organisations syndicales entendent profiter de ce rendez-vous pour faire entendre plusieurs revendications : une véritable augmentation générale des salaires, une forte revalorisation des primes de travail, une refonte de l’indemnité de résidence ainsi que la création d’un treizième mois pour tous les cheminots, qu’ils soient statutaires ou contractuels.

Les syndicats mettent également en avant les résultats financiers de l’entreprise. Dans leur communiqué, ils rappellent que la SNCF a annoncé en juillet un bénéfice net semestriel de 1,2 milliard d’euros.

Pour les quatre fédérations, ces résultats sont le fruit du travail quotidien des agents qui assurent le fonctionnement du service public ferroviaire. Elles réclament donc un meilleur partage des richesses produites.

Emplois, sécurité et conditions de travail au cœur des inquiétudes

Au-delà des rémunérations, les organisations syndicales dénoncent les conséquences de l’ouverture du transport ferroviaire à la concurrence et des restrictions budgétaires imposées au secteur.

Selon elles, le manque d’effectifs et les difficultés de financement du réseau fragilisent les conditions de travail des cheminots et peuvent avoir des répercussions sur la sécurité des circulations.

Les quatre syndicats critiquent également les orientations budgétaires du gouvernement, estimant qu’elles risquent d’aggraver la précarité, d’affaiblir la Sécurité sociale et de réduire les moyens consacrés aux services publics et à la transition écologique.

Dans leur communiqué, ils affirment que l’urgence sociale et salariale concerne désormais l’ensemble des métiers, aussi bien dans le ferroviaire que dans les écoles, les hôpitaux ou les usines.

Une grève unitaire annoncée pour le jeudi 5 novembre

La CGT-Cheminots, l’UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et la CFDT-Cheminots appellent ainsi l’ensemble des agents à cesser le travail le jeudi 5 novembre et à participer aux manifestations organisées dans le cadre de cette journée de mobilisation.

Le message des quatre organisations est sans ambiguïté : « Le 5 novembre, pour nos emplois, nos salaires, nos conditions sociales et de travail, grève unitaire ! »

Les syndicats entendent peser sur les décisions de la direction de la SNCF, mais également dénoncer les politiques économiques et sociales du gouvernement.

Quelles conséquences pour la circulation des trains ?

Cette journée de grève pourrait entraîner des perturbations sur le réseau ferroviaire, notamment pour les TGV, les TER, les Intercités et les trains du quotidien.

À ce stade, le communiqué ne précise toutefois ni le nombre d’agents susceptibles de participer au mouvement ni l’ampleur des éventuelles suppressions de trains. Il faudra attendre les prévisions de trafic de la SNCF pour connaître les conséquences concrètes sur les déplacements des voyageurs.

Les deux rendez-vous des 3 et 5 novembre s’annoncent donc importants pour la suite du dialogue social au sein de l’entreprise ferroviaire.

Avec cet appel commun, les quatre syndicats veulent afficher leur unité et obtenir des réponses concrètes sur les salaires, les effectifs et les conditions de travail. « Uni·e·s et déterminé·e·s, agissons, car d’autres solutions existent ! », concluent-ils dans leur communiqué.

20261015_Communique_unitaire_novembre.pdfDocument PDFOuvrir le PDFTélécharger