La permanence départementale des Républicains de Côte-d’Or, située rue du Général-Fauconnet à Dijon, a été prise pour cible ce samedi, aux alentours de 17 heures, en marge d’une manifestation. Vitrines brisées, tags et dégradations : les dégâts sont importants. Présent sur place, Guillaume Ruet, secrétaire départemental du parti, dénonce une « attaque contre la démocratie » et réclame l’interpellation des auteurs.
Ce samedi, aux alentours de 17 heures, la permanence des Républicains de Côte-d’Or, située rue du Général-Fauconnet à Dijon, a été la cible de dégradations en marge d’une manifestation. Plusieurs vitres du local ont été brisées et des inscriptions ont été apposées sur la façade. Selon les premiers éléments recueillis sur place, les faits se seraient produits lors du passage d’un groupe de manifestants dans cette rue.
À notre arrivée, les services de Dijon Métropole étaient déjà mobilisés pour ramasser les nombreux débris de verre jonchant le trottoir et sécuriser les abords du bâtiment. La police scientifique était également présente afin de procéder aux constatations nécessaires. Guillaume Ruet, secrétaire départemental des Républicains de Côte-d’Or, avait fait le déplacement, accompagné de plusieurs militants venus constater l’étendue des dégâts.
« Notre permanence a été l’objet d’un saccage en bonne et due forme »
Interrogé sur les circonstances de ces dégradations, Guillaume Ruet explique que le cortège aurait emprunté un itinéraire qui n’était pas prévu initialement. « Visiblement, le cortège s’est dispersé rue du Général-Fauconnet, ce qui n’était absolument pas prévu. Ce n’est pas un endroit où il y a des manifestations », affirme-t-il.
Selon le responsable politique, des individus auraient alors pris pour cible la permanence du parti. « Des manifestants sont passés devant notre permanence et là, elle a été l’objet d’un saccage en bonne et due forme », déplore-t-il. Il évoque d’abord l’apparition de plusieurs inscriptions hostiles sur la façade, notamment « ACAB » et « fachos », avant que des pierres ne soient lancées contre les vitrines. « Ils ont complètement pété notre vitrine et ils l’ont saccagée », dénonce le secrétaire départemental.
Au moment des faits, aucun militant ni membre du personnel ne se trouvait à l’intérieur du bâtiment. « Le local était inoccupé, fort heureusement », précise Guillaume Ruet. Les personnes présentes se sont ensuite employées à remettre les lieux en état, tandis que les agents de Dijon Métropole intervenaient sur l’espace public. Le responsable politique a tenu à les remercier pour leur mobilisation, rappelant que derrière les dégradations, des agents doivent intervenir pour nettoyer les dégâts.
Une attaque « clairement ciblée » selon Guillaume Ruet
Pour le secrétaire départemental des Républicains, ces dégradations ne relèvent pas d’un simple acte de vandalisme commis au hasard du parcours. Il estime que son parti a été spécifiquement visé, notamment en raison de ses prises de position contre les violences survenues lors de précédentes mobilisations.
« Je pense que c’est quand même une attaque contre la démocratie, parce qu’ici, quand vous passez avenue du Général-Fauconnet, il n’y a que la permanence des LR qui a été saccagée », affirme-t-il.
Guillaume Ruet établit ainsi un lien entre les dégradations de ce samedi et les déclarations de son parti condamnant les violences de la semaine précédente. « Elle a été clairement visée, parce qu’on a dénoncé les violences et les saccages la semaine dernière, parce que nous, on a une position claire contre les casseurs, et c’est des représailles », assure-t-il.
Le responsable politique met directement en cause « l’ultra-gauche », qu’il considère comme étant à l’origine de ces faits. Des accusations qui relèvent, à ce stade, de son appréciation, l’identité des auteurs n’étant pas établie.
« L’ultra-gauche qui est à l’origine de ces faits, clairement, veut nous faire taire. Ce sont des méthodes de néo-fascistes », déclare-t-il, dénonçant des pratiques « liberticides, d’intimidation, de violences politiques » qu’il juge incompatibles avec les principes démocratiques.
Malgré cet épisode, Guillaume Ruet assure que sa formation politique ne se laissera pas intimider. « On ne va pas baisser les yeux, on ne va pas baisser la tête », insiste-t-il.
Une inquiétude avant la prochaine mobilisation
Ces dégradations interviennent alors qu’un nouvel appel à manifester a été lancé pour samedi prochain. Une perspective qui suscite l’inquiétude du secrétaire départemental, tant pour la sécurité de la permanence que pour le climat général entourant ces mobilisations.
« On est toujours inquiet, parce que déjà, pour nous, mais aussi pour la ville, pour notre pays, les images qu’on voit sont quand même lamentables », confie-t-il.
Présent sur les lieux pour suivre les opérations de nettoyage et constater les dégâts, Guillaume Ruet indique ne pas encore disposer d’un bilan complet des incidents survenus dans le reste de la ville. Il dénonce néanmoins la présence de groupes qu’il qualifie de « très agressifs, violents, antidémocratiques » et estime que des mesures fermes doivent être prises.
Le responsable politique attend désormais une réponse des autorités. « Moi, je pense qu’il faut casser les casseurs, avoir vraiment un discours et des actes fermes. J’attends que les auteurs soient interpellés », affirme-t-il.
Il dit également avoir confiance dans les services de police et la préfecture pour identifier les responsables des dégradations. « J’ai vraiment confiance dans les services de police et la préfecture pour qu’ils interpellent les auteurs de ces faits graves contre la démocratie, contre notre République », ajoute-t-il.
« On devrait tous se sentir concernés, toute tendance politique »
Au-delà des dégâts matériels subis par son parti, Guillaume Ruet souhaite donner une portée plus large à cet événement. Pour lui, les violences visant les permanences politiques, les élus ou les formations partisanes doivent être condamnées indépendamment des sensibilités politiques.
« On devrait tous se sentir concernés, toute tendance politique. Moi, je suis toujours atterré quand on s’en prend à des élus, à des partis politiques, même quand ce n’est pas le mien », souligne-t-il.
Le secrétaire départemental appelle ainsi à une condamnation collective de ces actes et à une réponse judiciaire ferme contre leurs auteurs.
Sur place, les opérations de nettoyage se poursuivaient après les dégradations, sous le regard des militants et des responsables du parti. Les constatations effectuées par la police scientifique pourraient permettre de faire avancer l’identification des personnes impliquées.
Alors qu’une nouvelle manifestation est annoncée pour samedi prochain, cet épisode ravive les préoccupations concernant les risques de débordements et la protection des locaux politiques dans le centre-ville de Dijon.




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