Après les manifestations du samedi 24 octobre, l’Union syndicale Solidaires 21 salue l’ampleur de la mobilisation, malgré les interdictions et les dispositifs policiers déployés dans plusieurs villes. Dans un communiqué publié ce mardi 27 octobre, l’organisation syndicale appelle à poursuivre le mouvement dès le samedi 31 octobre à Dijon et à préparer une journée de grève le 5 novembre.
La mobilisation ne faiblit pas, selon l’Union syndicale Solidaires 21. Dans un communiqué diffusé ce mardi 27 octobre, le syndicat revient sur les manifestations organisées samedi 24 octobre dans plusieurs villes de France. Il évoque une participation d’au moins 800 000 personnes à l’échelle nationale, malgré les interdictions de manifester prises dans plusieurs dizaines de communes. À Dijon, l’organisation revendique plus de 7 000 manifestants descendus dans les rues pour exprimer leur colère et défendre leurs revendications sociales.
Pour Solidaires 21, cette mobilisation témoigne d’une détermination qui ne saurait être freinée par les mesures de restriction et les dispositifs de sécurité mis en place par les autorités. Le syndicat dénonce notamment une semaine marquée par des annonces concernant le déploiement de l’armée, de l’antigang et du RAID, ainsi que par des opérations policières qu’il juge particulièrement répressives. Il accuse également les forces de l’ordre d’avoir eu recours à des armes mutilantes et procédé à des interpellations arbitraires. « On ne peut pas répondre à la colère populaire par la répression », affirme l’organisation dans son communiqué.
Le syndicat estime par ailleurs que l’ampleur des rassemblements doit être appréciée au regard des nombreuses interdictions de manifester. Selon lui, les cortèges ont réuni un nombre important de participants dans les villes où les manifestations ont pu se dérouler, parfois malgré les restrictions imposées. Solidaires 21 considère ainsi que la journée du 24 octobre marque une nouvelle étape dans la mobilisation pour les libertés publiques et les revendications sociales.
L’organisation syndicale dénonce également la présence de militants d’extrême droite qui auraient tenté de s’en prendre aux cortèges dans plusieurs villes, notamment à Dijon. Dans son communiqué, elle accuse ces groupes d’avoir agi sous la protection de la police. Des accusations portées par le syndicat, qui insiste sur la nécessité de renforcer la solidarité entre manifestants et ce qu’il qualifie d’« autodéfense populaire ».
Solidaires 21 revient également sur la mobilisation organisée à Orléans, où 26 000 personnes auraient défilé, selon les chiffres avancés dans son communiqué, contre le Rassemblement national et en faveur d’un projet de société fondé sur le progrès social. Pour l’organisation, ces rassemblements traduisent une contestation plus large, mêlant défense des libertés publiques, opposition aux restrictions et revendications pour une amélioration des conditions de vie.
Au-delà de la question du maintien de l’ordre, le syndicat entend remettre les préoccupations sociales au centre du débat. Il réclame notamment une meilleure éducation et des mesures pour lutter contre la vie chère. Selon Solidaires 21, les restrictions de liberté ne pourront pas mettre fin aux aspirations à un changement profond exprimées par les manifestants.
L’organisation appelle désormais à prolonger le mouvement dans les prochains jours. Une nouvelle mobilisation est notamment encouragée pour le samedi 31 octobre à Dijon, avec l’objectif d’amplifier la dynamique observée lors du précédent rassemblement. Solidaires 21 souhaite également que les salariés se réunissent sur leurs lieux de travail, notamment dans le cadre d’assemblées générales, afin de préparer la grève annoncée pour le jeudi 5 novembre.
Pour le syndicat, cette prochaine échéance doit permettre de franchir un nouveau cap dans le rapport de force et de donner davantage de poids aux revendications portées dans la rue. Un appel à la mobilisation résumé par le mot d’ordre qui conclut son communiqué : « Nous voulons vivre, pas survivre ! »
Commentaires 0
Connectez-vous pour pouvoir insérer des images dans vos commentaires.
Soyez le premier à commenter cet article.