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À Dijon, la colère contre la vie chère ne retombe pas : une troisième manifestation prévue cet après-midi

Par Fabien Bauduin 31 octobre 2026

Pour le troisième samedi consécutif, une nouvelle manifestation contre la vie chère est annoncée à Dijon. Le rendez-vous est fixé à 14 heures, place de la République, dans la continuité des rassemblements des 17 et 24 octobre. Salaires, pouvoir d’achat, répartition des richesses et défense des services publics figurent parmi les principales revendications portées au sein de ce mouvement citoyen, rejoint par plusieurs organisations syndicales et politiques.

La contestation sociale se poursuit dans la capitale bourguignonne. Ce samedi 31 octobre 2026, les manifestants sont de nouveau appelés à se rassembler à partir de 14 heures, place de la République, pour dénoncer la vie chère et les difficultés liées au pouvoir d’achat. Après deux précédentes journées de mobilisation, les 17 et 24 octobre, ce nouveau rendez-vous doit permettre de poursuivre un mouvement qui réunit différentes composantes de la contestation sociale, des Gilets jaunes aux militants syndicaux, en passant par des lycéens, des étudiants et des citoyens.

Cette mobilisation ne relève pas de l’initiative d’une seule organisation syndicale ou politique. Plusieurs structures ont choisi de soutenir ou de rejoindre le mouvement au fil des dernières semaines. La CGT et Solidaires 21 figuraient notamment parmi les organisations présentes lors du rassemblement du 24 octobre, aux côtés de syndicats étudiants comme l’UNEF et Solidaires Étudiant·es. Pour cette nouvelle journée du 31 octobre, Solidaires 21 a renouvelé son appel à manifester, tandis que les Jeunes communistes de Côte-d’Or ont également invité à rejoindre ce qu’ils présentent comme le troisième acte du mouvement citoyen.

Au cœur de la contestation figure la question du pouvoir d’achat. L’évolution du coût de la vie et les difficultés à faire face aux dépenses quotidiennes alimentent les revendications sociales. Dans son communiqué publié le 28 octobre, Solidaires 21 réclame une augmentation générale des salaires et leur indexation sur les prix. Pour le syndicat, ces mesures doivent permettre aux salariés de préserver leur niveau de vie face à l’augmentation des dépenses.

La répartition des richesses constitue également l’un des principaux sujets de revendication. Solidaires 21 demande notamment une taxation des superprofits et une meilleure redistribution des richesses produites. L’organisation syndicale dénonce les dividendes versés aux actionnaires et les aides accordées aux entreprises, estimant que les choix budgétaires devraient davantage répondre aux besoins de la population. Ces revendications s’inscrivent dans une contestation plus large des orientations économiques et sociales du gouvernement.

La défense des services publics occupe aussi une place importante dans les appels à mobilisation. Les questions d’éducation et de conditions d’études sont particulièrement présentes dans un mouvement auquel participent également des lycéens et des étudiants. Solidaires 21 réclame notamment un budget supplémentaire de 10 milliards d’euros pour l’éducation. De leur côté, les Jeunes communistes de Côte-d’Or inscrivent cette nouvelle journée de mobilisation dans la continuité des mouvements lycéens et des grèves dans les services publics.

De son côté, la préfecture de la Côte-d’Or a annoncé vendredi 30 octobre le maintien de mesures de sécurité particulières pour cette nouvelle journée. Après les incidents et les dégradations constatés lors des rassemblements des 17 et 24 octobre, les autorités ont instauré un périmètre d’interdiction des rassemblements dans une partie du centre-ville, de 8 heures à minuit. La place de la République ne figure pas dans ce périmètre. La préfecture précise toutefois qu’aucune déclaration préalable n’a été enregistrée concernant les mobilisations contre la vie chère ou le mouvement lycéen et rappelle que les manifestations sur la voie publique sont soumises à des obligations légales.

Cette nouvelle journée de contestation aura également des conséquences sur les déplacements. DiviaMobilités a annoncé des perturbations sur son réseau de transports en commun samedi après-midi. Les tramways T1 et T2 seront notamment remplacés par des bus de substitution entre 12 h 30 et 19 h 30, tandis que plusieurs lignes de bus pourront connaître des modifications d’itinéraire en fonction de l’évolution de la situation dans le centre-ville.

La mobilisation de ce samedi intervient enfin à quelques jours d’une nouvelle échéance sociale. Une journée de grève intersyndicale est annoncée pour le jeudi 5 novembre, autour des questions salariales, de l’emploi et de la défense des services publics. Solidaires 21 souhaite inscrire cette échéance dans la continuité du mouvement actuel et appelle à organiser des assemblées générales dans les entreprises et les établissements d’enseignement afin d’envisager une poursuite des actions.

Reste désormais à connaître l’ampleur de la participation à cette troisième journée de mobilisation dijonnaise. Après les rassemblements des deux précédents samedis, le mouvement entend poursuivre l’expression des revendications sociales autour des salaires, du pouvoir d’achat, des services publics et de la répartition des richesses. Le rendez-vous est annoncé ce samedi 31 octobre à 14 heures, place de la République, dans un contexte marqué à la fois par la poursuite de la contestation et par le renforcement des mesures de sécurité.