Ce lundi 2 novembre 2026, les sapeurs-pompiers de Côte-d’Or se sont associés à un mouvement national de solidarité après la violente agression d’un de leurs collègues dans les Bouches-du-Rhône. À Dijon, les gyrophares et les sirènes ont résonné pour dénoncer les violences visant les soldats du feu.
Les gyrophares bleus se sont allumés et les sirènes ont retenti ce lundi dans plusieurs casernes de France. En Côte-d’Or, les sapeurs-pompiers ont eux aussi répondu à l’appel de l’intersyndicale nationale pour exprimer leur colère et leur solidarité après l’agression par arme à feu d’un de leurs collègues, survenue la veille près de Marseille.
À Dijon, plusieurs véhicules de secours ont été sortis et alignés devant la caserne, gyrophares en fonctionnement. Une mobilisation symbolique, mais porteuse d’un message fort : les pompiers refusent que ceux qui interviennent pour sauver des vies deviennent eux-mêmes des cibles.
Un pompier grièvement blessé en pleine intervention
À l’origine de cette mobilisation, des faits particulièrement graves survenus dimanche 1er novembre aux Pennes-Mirabeau, dans les Bouches-du-Rhône. Alors qu’ils intervenaient sur un incendie de véhicules dans le secteur de Plan-de-Campagne, plusieurs sapeurs-pompiers ont été pris pour cible par un individu armé.
Un adjudant-chef de 53 ans a été grièvement blessé, notamment au thorax. Transporté à l’hôpital Nord de Marseille, il a nécessité une prise en charge médicale d’urgence. Ce lundi, la direction générale de la Sécurité civile a fait état d’une évolution encourageante de son état de santé, tout en appelant à la prudence.
Un suspect de 51 ans a été interpellé par le RAID après s’être retranché à proximité des lieux. Placé en garde à vue, il est notamment soupçonné de tentative d’homicide sur une personne chargée d’une mission de service public. L’enquête devra déterminer les circonstances précises de cette attaque.
« On ne tire pas sur ceux qui sauvent »
Au lendemain de cette agression, neuf organisations syndicales représentatives des sapeurs-pompiers ont appelé à une mobilisation nationale devant les centres de secours.
Le mot d’ordre est sans ambiguïté : « On ne tire pas sur ceux qui sauvent ».
En Côte-d’Or, comme partout en France, cette action vise à témoigner du soutien à leur collègue hospitalisé, mais aussi à alerter sur les violences auxquelles les personnels de secours peuvent être confrontés dans l’exercice de leurs missions.
Au-delà de l’émotion, les représentants syndicaux réclament une réponse ferme des pouvoirs publics et des mesures permettant aux équipes d’intervenir dans des conditions de sécurité adaptées.
Ce lundi, à travers le retentissement des deux-tons et l’éclat des gyrophares, les pompiers côte-d’oriens ont ainsi rappelé une évidence : leur mission est de porter secours à la population, pas de devoir se protéger de ceux qu’ils viennent aider.