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Dijon Métropole : Thierry Falconnet pourrait devenir premier vice-président lundi, deux ans après avoir été écarté au profit de Nathalie Koenders

Par Fabien Bauduin 4 novembre 2026

Un retour au premier plan pourrait se dessiner pour Thierry Falconnet. Selon nos informations, le maire de Chenôve, actuellement deuxième vice-président de Dijon Métropole, pourrait accéder à la première vice-présidence dès ce lundi 9 novembre 2026, à l’occasion de l’élection du successeur de François Rebsamen. Une perspective qui rappelle les événements de septembre 2024, lorsque Nathalie Koenders avait été préférée au maire de Chenôve pour succéder à Pierre Pribetich.

La succession de François Rebsamen à la présidence de Dijon Métropole pourrait entraîner plusieurs changements dans l’organisation de l’exécutif métropolitain. Alors que Nathalie Koenders, maire de Dijon et actuelle première vice-présidente, est candidate pour prendre la tête de l’institution, la question de la redistribution des responsabilités commence à se poser. Selon nos informations, Thierry Falconnet pourrait être désigné premier vice-président dès ce lundi 9 novembre, sous réserve des décisions et des votes du conseil métropolitain.

Une telle nomination constituerait une évolution importante pour le maire de Chenôve, qui occupe actuellement la deuxième vice-présidence, avec notamment les délégations aux mobilités, aux transports urbains et à la prévention de la délinquance. Mais cette possible promotion revêt également une dimension politique particulière au regard de ce qui s’était produit deux ans auparavant.

En septembre 2024, Nathalie Koenders préférée à Thierry Falconnet

Pour comprendre les enjeux de cette éventuelle nomination, il faut revenir au 26 septembre 2024. Quelques semaines plus tôt, Pierre Pribetich, alors premier vice-président de Dijon Métropole, avait été élu député de la troisième circonscription de Côte-d’Or lors des élections législatives anticipées. Contraint de renoncer à ses fonctions exécutives métropolitaines en application des règles de non-cumul des mandats, il laissait vacant le poste de premier vice-président.

Thierry Falconnet, qui occupait déjà la deuxième vice-présidence, aurait pu apparaître comme un successeur possible. Mais François Rebsamen, alors président de Dijon Métropole, avait fait un autre choix en proposant Nathalie Koenders, à l’époque première adjointe au maire de Dijon et troisième vice-présidente de la Métropole.

Le jeudi 26 septembre 2024, les conseillers métropolitains avaient donc été appelés à se prononcer sur cette proposition. Sur les 76 votants, 18 avaient déposé un bulletin blanc. Nathalie Koenders avait obtenu 57 voix sur les 58 suffrages exprimés. Plus surprenant, Thierry Falconnet avait lui aussi recueilli une voix, alors même qu’il n’était pas candidat.

Un autre élément avait attiré l’attention lors de cette séance. Le maire de Chenôve était absent, tout comme les autres élus cheneveliers, et aucun d’entre eux n’avait donné de pouvoir. Une absence collective remarquée, dans un contexte où le choix de Nathalie Koenders pouvait susciter des interrogations sur les équilibres politiques au sein de la majorité métropolitaine.

À l’époque, Thierry Falconnet avait été un fervent soutien de Pierre Pribetich pendant la campagne des élections législatives. Le maire de Chenôve avait d’ailleurs exercé les fonctions de directeur de campagne du futur député. Le lendemain du conseil métropolitain, Thierry Falconnet avait néanmoins assuré que « tout va bien à Chenôve », sans que les raisons précises de l’absence des élus cheneveliers soient publiquement établies.

Le choix de François Rebsamen n’était toutefois pas sans perspective politique. Moins de deux mois après cette désignation, le 18 novembre 2024, il annonçait officiellement son intention de transmettre la mairie de Dijon à Nathalie Koenders. Cette dernière était élue maire le 25 novembre suivant. Sa promotion à la première vice-présidence de Dijon Métropole apparaissait ainsi, rétrospectivement, comme une étape de la succession organisée à Dijon.

Deux ans plus tard, un nouveau contexte politique

Depuis, les équilibres institutionnels ont évolué. Lors du conseil métropolitain d’installation du 16 avril 2026, à la suite des élections municipales, François Rebsamen avait été réélu à la présidence de Dijon Métropole. Nathalie Koenders avait conservé la première vice-présidence, tandis que Thierry Falconnet était de nouveau désigné deuxième vice-président.

Mais l’élection de François Rebsamen au Sénat, le 27 septembre 2026, est venue modifier la situation. En raison des règles de non-cumul des mandats, l’ancien maire de Dijon a cessé d’exercer la présidence de Dijon Métropole le 27 octobre dernier. Depuis cette date, Nathalie Koenders assure l’intérim de la présidence et s’est portée candidate pour lui succéder.

Le conseil métropolitain du lundi 9 novembre doit désormais permettre de désigner une nouvelle présidence. Si Nathalie Koenders est élue, la question de sa succession à la première vice-présidence se posera.

Et c’est précisément dans ce contexte que le nom de Thierry Falconnet revient aujourd’hui. Selon nos informations, le maire de Chenôve pourrait cette fois accéder à une fonction qui ne lui avait pas été attribuée en septembre 2024.

Cette hypothèse pourrait également traduire une volonté de rééquilibrage territorial au sein de l’exécutif. En confiant la présidence à la maire de Dijon et la première vice-présidence au maire de Chenôve, la nouvelle organisation donnerait une place importante aux deux principales communes de la Métropole.

Une forme de revanche politique ?

Si cette nomination venait à se confirmer, elle ne manquerait pas de rappeler le rendez-vous manqué de septembre 2024. À l’époque, Thierry Falconnet était resté deuxième vice-président malgré le départ de Pierre Pribetich, François Rebsamen ayant privilégié Nathalie Koenders. Deux ans plus tard, c’est justement l’éventuelle accession de cette dernière à la présidence qui pourrait ouvrir au maire de Chenôve les portes de la première vice-présidence.

Faut-il y voir une forme de revanche politique ou, plus simplement, la conséquence d’une nouvelle répartition des responsabilités ? À ce stade, rien ne permet de trancher. Les motivations exactes des choix qui pourraient être opérés lundi restent à connaître.

Une chose est certaine : cette possible nomination donnerait une dimension particulière à la réorganisation de Dijon Métropole. Après les épisodes de 2024 et la reconduction des responsabilités en avril 2026, Thierry Falconnet pourrait désormais franchir une nouvelle étape dans la hiérarchie métropolitaine.

La réponse devrait intervenir ce lundi 9 novembre, lors d’une séance qui marquera une nouvelle étape de la vie politique dijonnaise, avec la succession de François Rebsamen et, potentiellement, une nouvelle distribution des postes au sein de l’exécutif métropolitain.