La Chambre régionale des comptes (CRC) de Bourgogne-Franche-Comté a publié un rapport sur la gestion de la Ville de Dijon entre 2018 et 2024. Parmi ses recommandations, la CRC demande à la municipalité de cesser le versement de la prime de fin d’année attribuée aux agents municipaux, en l’état actuel, afin de se conformer à l’article L. 714-11 du Code général de la fonction publique.
Une recommandation qui aurait pu avoir un impact lourd sur le quotidien de nombreux agents, pour qui cette prime représente une aide financière essentielle. C’est le cas de cette employée municipale, en poste depuis de nombreuses années à 80 % : « En juin 2024, j’ai touché 300 €, et en novembre 1 471 € en complément. Cette prime est une véritable bouffée d’air. Comme tout le monde, j’ai beaucoup de frais. La perdre, ce serait une vraie perte de pouvoir d’achat. »

Mais face à cette recommandation, la maire de Dijon, Nathalie Koenders, a fait un choix fort : celui de ne pas la suivre, affirmant ainsi sa volonté de défendre le pouvoir d’achat des agents de la Ville. « Versée depuis plus de 40 ans, comme la Chambre l’indique d’ailleurs, dans des conditions dont la légalité n’a jamais été contestée, elle restera versée aux agents à l’avenir de la même manière », a-t-elle répondu à la CRC. « La collectivité produira les éléments sollicités lors d’un prochain contrôle, après recherche dans les archives de l’association gestionnaire du dispositif dans les années 1970. »
En prenant cette position, Nathalie Koenders confirme sa détermination à soutenir les agents municipaux, dont l’engagement quotidien est essentiel à la vie de la collectivité. Une décision saluée par les agents eux-mêmes, soulagés de voir leur rémunération préservée : « C’est important pour nous. La maire de Dijon, avec cette initiative, protège notre pouvoir d’achat. Cette décision est bienvenue, je ne vous cache pas que je suis soulagée », témoigne une agente, émue de pouvoir conserver un peu de pouvoir d’achat en cette période difficile.