Dans la nuit du 13 au 14 juillet, des propos racistes ont été inscrits sur les murs de la célèbre « Maison Millière » à Dijon, un acte de haine qui a rapidement attiré l’attention et la condamnation de l’union syndicale Solidaires 21. Ces insultes ciblent particulièrement deux salarié·es de l’établissement, alimentant la colère et l’indignation au sein de la communauté locale.
L’union syndicale ne cache pas son indignation face à cet incident, dénonçant fermement les propos racistes. « Ces inscriptions illustrent une tendance inquiétante dans notre société, où la parole raciste trouve de plus en plus de relais, notamment au sein du gouvernement Bayrou », souligne le communiqué de l’organisation. Le syndicat mentionne les récents propos de certains responsables politiques, comme Retailleau, qui a déclaré que « l’immigration n’est pas une chance », alimentant ainsi un climat de division et de haine.
Un délit, pas une opinion
Selon Solidaires 21, le racisme ne devrait jamais être considéré comme une simple opinion, mais plutôt comme un délit qu’il est impératif de combattre. « La haine de « l’autre » est banalisée et portée par des milliardaires qui contrôlent de plus en plus de médias pour propager leur parole abjecte », dénonce le syndicat, insistant sur le fait que cette haine est dirigée principalement contre les « minorités », les précaires et les membres de la classe laborieuse.
Solidaires 21 a également exprimé son soutien sans réserve aux salarié·es victimes de ce geste raciste. « Nous serons présent·es pour les soutenir dans leurs démarches, et pour les aider à lutter contre cette haine », explique l’organisation. Le syndicat rappelle que si le racisme peut parfois être le fait des patron·nes, il est aussi trop souvent alimenté par les comportements de certains client·es dans les entreprises.
Une réflexion nécessaire pour l’avenir
Cet incident soulève également une question fondamentale pour Solidaires 21 : quelle direction prendra la société dans les années à venir face à cette montée du racisme et du fascisme ? « L’avenir, c’est le retour aux années 30 et 40 ? Ou faisons-nous le choix d’affirmer notre solidarité à l’égard de toutes les personnes, peu importe d’où elles viennent ? », interroge le communiqué.
Appel à la mobilisation
Face à cette situation, l’union syndicale appelle à une mobilisation massive. « Soyons solidaires et n’ayons pas peur du bruit des bottes. Agissons collectivement pour faire face aux racistes et à ceux qui les soutiennent », incite Solidaires 21. Le syndicat prévoit une mobilisation devant la « Maison Millière » ce mercredi 16 juillet, à partir de 17h30, afin de démontrer leur solidarité et leur lutte contre le racisme et le fascisme.
Le communiqué se termine par un message fort de Lucie Aubrac, militant·e historique : « Le raciste est la pire plaie de l’humanité. Il triomphe quand on laisse le fascisme prendre le pouvoir. »
Solidaires 21 affirme que la solidarité ne doit pas se contenter de belles paroles, mais se traduire par des actions concrètes. C’est donc sur le terrain, à Dijon, que l’union syndicale entend manifester sa détermination à combattre le racisme sous toutes ses formes.
Communiqué d epresse du 15 juillet 2025 :
Tag raciste à la « maison Millière » de Dijon : au boulot comme ailleurs, combattons le racisme !
Notre syndicat tient à dénoncer avec force les propos racistes inscrits sur l’établissement « Maison Millière » à Dijon dans la nuit du 13 au 14 juillet. Cette inscription à l’encontre notamment du gérant, vise plus particulièrement deux salarié·es de cet établissement de restauration très connu à Dijon.
Ces propos odieux illustrent la libération de la parole raciste en cours dans notre société et qui trouve de puissants relais au sein du Gouvernement Bayrou. En effet, c’est bien Retailleau qui déclamait fièrement que « l’immigration n’est pas une chance ». Le racisme n’est pas une opinion. Le racisme est un délit que nous devons combattre intensément.
La haine de « l’autre » est banalisée et portée par des milliardaires qui s’accaparent de plus en plus de médias pour se faire relais de leur parole abjecte, de leur parole rance. Aussi, ne soyons pas dupes, “l’autre” est toujours une « minorité », un·e précaire, un·e membre de la classe laborieuse.
Dans cette affaire, notre organisation syndicale se porte évidemment au soutien des salarié·es victimes de cette haine raciste et nous serons présent·es pour les soutenir dans des démarches s’iels les estiment nécessaires. Si dans les entreprises, le racisme peut être le fait des patron·nes, n’oublions pas aussi qu’il est trop souvent le fruit des client·es.
Cet acte haineux doit nous interroger sur la suite à venir. Que l’ensemble des entreprises qui emploient des personnes issues de minorités fantasmées ou réelles soient taguées ou endommagées ? L’avenir c’est le retour aux années 30 et 40 ? Où faisons-nous le choix d’affirmer notre solidarité à l’égard de l’ensemble des personnes et ce d’où qu’elles viennent ? Pour notre organisation, le choix est évidemment celui de la solidarité, de combattre le fascisme et le racisme !
Soyons solidaires et n’ayons pas peur du bruit des bottes, agissons collectivement. Aussi, nous indiquons aux minables racistes qu’ils trouveront toujours sur leur route notre organisation syndicale dans les entreprises mais aussi dans la rue pour les affronter.
La solidarité doit se démontrer par des actes. C’est pour cela que notre organisation syndicale appelle à se mobiliser massivement devant la « maison Millière » ce mercredi 16 juillet à partir de 17h30 !