La CLCV de Côte-d’Or alerte sur une situation « grave et inacceptable » survenue dans une résidence de 51 logements à Dijon. Tout en saluant la réactivité du bailleur social, l’association met en cause le comportement de plusieurs entreprises mandatées, pointées du doigt pour le non-respect de leurs obligations contractuelles et des procédures d’urgence.
Communiqué de presse du 4 janvier 2026 :
La CLCV de Côte-d’Or souhaite alerter sur une situation grave et inacceptable survenue dans une résidence de 51 logements, tout en rappelant clairement que le bailleur social a agi avec réactivité et responsabilité. Les dysfonctionnements constatés relèvent exclusivement du comportement de certaines entreprises mandatées, qui n’ont pas respecté leurs obligations contractuelles ni les procédures d’urgence.
Rappel des faits
Le jeudi 2 janvier 2026, un locataire a été victime d’un malaise dans sa douche, entraînant selon toute vraisemblance une perte de connaissance. Cet accident a provoqué une importante fuite d’eau, affectant le premier étage, le rez-de-chaussée ainsi que le sous-sol de la résidence.
Alertés par un locataire, les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus. Ils ont pris en charge la personne en détresse et ont procédé à l’aspiration de l’eau. Malgré cette intervention, les conséquences matérielles ont été lourdes : l’armoire générale électrique du bâtiment, entièrement envahie par l’eau, a été mise hors service.
En toute logique et par mesure de sécurité, Enedis a procédé à la coupure totale de l’électricité.
Des conséquences graves pour les locataires
Cette coupure a plongé les locataires dans une situation extrêmement difficile :
- absence de chauffage et d’eau chaude,
- ascenseurs hors service,
- absence d’éclairage dans les cages d’escaliers (jusqu’à 7 étages),
- système de sécurité incendie inopérant,
et de nombreuses autres difficultés du quotidien.
Des entreprises défaillantes malgré la réactivité du bailleur
Dès le vendredi 3 janvier 2026, le bailleur que nous tenons à remercier pour sa rapidité d’action a mandaté un électricien afin d’établir le certificat de conformité indispensable au rétablissement de l’électricité par Enedis mais l’entreprise mandatée ne s’est jamais déplacée.
Face à cette carence, le bailleur a pris l’initiative de mandater une seconde entreprise, qui elle aussi ne s’est jamais présentée.
Cette situation est d’autant plus choquante que l’entreprise DALKIA, informée dès le vendredi 3 janvier de l’absence totale de chauffage, n’a pris aucune mesure immédiate pour protéger les locataires.
Ce n’est que le samedi 4 janvier en fin d’après-midi et à la suite de l’intervention et des exigences de la CLCV 21, que de petits radiateurs d’appoint (16 radiateurs), insuffisants pour chauffer correctement des logements de type T2, T3 ou T4, ont finalement été distribués, en priorité aux :
- familles avec enfants,
- personnes en situation de handicap,
- personnes âgées.
La distribution des 16 radiateurs d’appoint a été assurée par un membre de la CLCV de Côte-d’Or, auprès des locataires ayant des enfants, des personnes en situation de handicap et des personnes âgées.
Un scandale inacceptable
La CLCV de Côte-d’Or le répète avec force :
– le problème n’est pas le bailleur, qui a fait ce qu’il fallait et dans des délais raisonnables.
– le problème réside dans le comportement inacceptable des entreprises mandatées, qui ne respectent ni les procédures d’urgence, ni leurs engagements contractuels, ni les droits fondamentaux des locataires.
Actions engagées par la CLCV de Côte-d’Or
Notre mobilisation se déroule en deux temps :
- Le 3 janvier 2026, des banderoles ont été posées sur la résidence concernée afin de dénoncer publiquement le comportement de ces entreprises défaillantes.
- À compter du lundi 5 janvier 2026, nous exigeons que tous les moyens soient mis en œuvre pour un rétablissement immédiat de l’électricité.
Nos revendications
La CLCV de Côte-d’Or demande :
- le rétablissement de l’électricité dans les plus brefs délais ;
- que le bailleur convoque et sanctionne les entreprises concernées pour leurs manquements graves ;
- une réduction du prochain loyer, à la hauteur du préjudice subi par les locataires.
À défaut d’obtenir satisfaction, nous agirons en conséquence par tous les moyens nécessaires.
Oui, il s’agit d’un accident. Mais en cas d’accident, des procédures existent. Or, nous avons pu constater que certaines entreprises se moquent ouvertement de ces procédures et des contrats qui les lient au bailleur. Cette situation est insupportable. Aujourd’hui, nous disons stop.




