Le député Julien Odoul a salué, ce lundi 5 janvier, la prise de position d’Emmanuel Macron en faveur de l’inscription des bistrots français au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Une déclaration faite par le chef de l’État lors de la traditionnelle galette des rois organisée à l’Élysée, et que l’élu du Rassemblement National estime conforme à une proposition de résolution qu’il a déposée en juin 2025.
Dans son communiqué, Julien Odoul rappelle que cette demande d’inscription avait déjà été portée par l’association Bistrots de France en 2024, avant d’être relayée politiquement par le groupe RN à l’Assemblée nationale. Selon le député, la situation des bistrots est aujourd’hui critique : environ 2 700 fermetures seraient recensées chaque année pour seulement 2 200 ouvertures, avec une désertification commerciale particulièrement marquée dans les zones rurales, où près des deux tiers des communes ne disposent plus d’aucun commerce de proximité.
Pour l’élu, les bistrots jouent un rôle central dans la vie sociale des territoires. « Défendre les bistrots français, c’est défendre la vie de nos communes et le lien entre les personnes, mais aussi des milliers d’emplois », souligne-t-il, évoquant également la préservation d’une gastronomie accessible et d’un savoir-faire traditionnel.
Julien Odoul met toutefois en garde contre une reconnaissance qu’il juge insuffisante si elle n’est pas suivie d’actions concrètes. Il estime que l’inscription au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO constituerait un engagement pour l’État à mettre en place des politiques de protection et de soutien à ces établissements, face à ce qu’il décrit comme la montée de la restauration rapide, l’évolution des modes de consommation et l’isolement croissant dans les campagnes.
Selon le député, près de 500 bistrots disparaissent chaque année, emportant avec eux des lieux de convivialité essentiels à la cohésion sociale. Il appelle donc le gouvernement à traduire cette prise de position présidentielle en mesures concrètes afin d’assurer la pérennité de ces établissements emblématiques des villes et villages français.
D. Bernard
