Initialement annoncé place de la République, le rassemblement de soutien au peuple iranien aura finalement lieu samedi 17 janvier à 17 heures, place de la Libération à Dijon, indiquent les organisations de la société civile à l’origine de l’appel.
Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement national de solidarité avec les Iraniennes et les Iraniens mobilisés depuis le 28 décembre contre le régime en place. Les premières manifestations, déclenchées par la hausse du coût de la vie, se sont rapidement transformées en une contestation plus large du pouvoir théocratique dirigé par Ali Khamenei.
Des rassemblements ont lieu dans de nombreuses villes, dont Téhéran, Chiraz et Yazd, mais aussi dans de plus petites localités. Selon les organisateurs, des centaines de milliers de personnes réclament « liberté, démocratie et dignité ».
Face à l’ampleur de la contestation, les autorités iraniennes auraient intensifié la répression. Le communiqué évoque des morts, des blessés, des arrestations arbitraires et des disparitions forcées. Depuis le 9 janvier, des coupures d’internet, du téléphone et des messageries auraient également été mises en place afin de limiter la circulation de l’information.
Malgré ce contexte, les manifestants poursuivent leur mobilisation pacifique. Les signataires de l’appel soulignent que le peuple iranien entend décider seul de son avenir, sans intervention extérieure, et réclament des élections libres.
Les organisations appellent par ailleurs les autorités françaises et les institutions européennes à exiger du régime iranien le respect du droit de manifester et de la liberté d’expression, ainsi que la fin immédiate de la répression.
Outre le rassemblement dijonnais, une mobilisation nationale est également prévue samedi 17 janvier à 15 heures au Panthéon, à Paris, ainsi que dans d’autres villes en France. À Dijon, l’appel est soutenu notamment par la Ligue des droits de l’Homme, la CGT, la FSU, la CFDT Bourgogne-Franche-Comté, la Cimade, Oxfam, SOS Racisme, Attac 21, le MRAP et plusieurs structures culturelles et associatives locales.
Les organisateurs concluent leur appel par des mots d’ordre de solidarité : « Femmes, vie, liberté », « À bas les dictateurs » et « Solidarité avec les Iraniennes et Iraniens en lutte pour la démocratie et la liberté ».
