Les salarié·es de la Caisse régionale du Crédit Agricole Champagne-Bourgogne seront en débrayage jeudi 22 janvier 2026, dans le cadre d’un mouvement social national. Des rassemblements sont prévus dès 8h30 devant les trois sièges de la caisse régionale, à Dijon, Troyes et Auxerre.
À Dijon, le rendez-vous est fixé au 18 bis rue Davout (21000).
À Troyes, les salariés se rassembleront au 269 rue du Faubourg Croncels (10000).
À Auxerre, le rassemblement aura lieu au 1 rue Louise Weiss (89000).
Cette mobilisation intervient après l’échec des négociations salariales, dans un contexte que l’intersyndicale qualifie de paradoxal, alors que le groupe affiche de bons résultats économiques, avec 3,2 milliards d’euros de résultats sur les neuf premiers mois de l’année 2025. Les syndicats dénoncent une perte de pouvoir d’achat des salariés, tandis que les exigences de performance, de polyvalence et de charge de travail continuent de s’intensifier.
Les organisations syndicales alertent également sur le manque de transparence autour du programme interne baptisé « Efficacité », dont les conséquences sociales seraient majeures. Selon elles, ce plan pourrait entraîner des centaines de suppressions de postes, accentuant la surcharge de travail, la désorganisation des équipes et les risques psychosociaux.
À ces inquiétudes s’ajoutent des réorganisations fréquentes qui, d’après les représentants du personnel, se traduisent par la suppression de nombreux postes, une dégradation du service rendu aux clients et une remise en cause du maillage territorial, pourtant présenté comme un pilier de l’identité du Crédit Agricole.
Les salariés réclament notamment une reconnaissance salariale, de la transparence sur les projets stratégiques et leurs impacts sociaux, l’arrêt des suppressions de postes ainsi que l’ouverture de véritables négociations prenant en compte la réalité du terrain.
Par ce mouvement, l’intersyndicale entend également alerter les clients, les administrateurs et les élus locaux sur une situation jugée « intenable » et appelle la direction à renouer avec un dialogue social « sincère et responsable ».
