« Gouverner, c’est prévoir. » À en juger par le lancement de sa campagne, Nathalie Koenders et son équipe semblent avoir appliqué la maxime à la lettre. Site internet opérationnel, réseaux sociaux déjà mobilisés, vidéo d’annonce, lettre adressée aux habitants… Les Dijonnaises et les Dijonnais commenceront d’ailleurs à recevoir ce courrier dans leurs boîtes aux lettres dès lundi. Un lancement sans accroc, soigneusement préparé.
Au-delà de la mécanique bien huilée, la candidate peut aussi compter sur un atout de taille : sa popularité locale. À ce stade de la campagne, aucun de ses concurrents ne semble bénéficier d’un niveau de notoriété et d’adhésion comparable. Une analyse que certains adversaires avaient contestée ces derniers mois, mais qui trouve aujourd’hui un écho dans les chiffres.
Selon un sondage OpinionWay réalisé pour le Cercle des élus locaux, consacré aux intentions de vote pour les municipales de 2026 à Dijon, Nathalie Koenders serait créditée de 41 % des voix au premier tour. Derrière elle, Emmanuel Bichot (Les Républicains) et Thierry Coudert (RN-UDR) apparaissent au coude-à-coude, chacun autour de 17 %, d’après les informations relayées par Le Bien Public.
Entre communication maîtrisée, stratégie de campagne construite et dynamique favorable, la maire sortante réalise donc un début de campagne particulièrement solide. L’équipe qui l’entoure donne l’image d’une organisation rodée, laissant peu de place à l’improvisation.
Pour autant, rien n’est jamais acquis en matière d’élections municipales. Les soutiens de Nathalie Koenders devront confirmer cette avance lors des scrutins des 15 et 22 mars prochains. D’ici là, la candidate avance rapidement et avec assurance, tandis que ses adversaires cherchent encore à imposer leur rythme de campagne.
Une chose est sûre : la campagne dijonnaise est désormais pleinement lancée, et la bataille politique ne fait que commencer. Affaire à suivre…
