La généralisation du repas à 1 euro pour l’ensemble des étudiants dans les restaurants universitaires, annoncée pour une mise en œuvre à compter du mois de mai, suscite de vives réactions dans le monde politique et étudiant. En Côte-d’Or, les Jeunes Socialistes (MJS 21) se félicitent d’une mesure qu’ils qualifient de « victoire sociale » après des années de mobilisation.
Jusqu’ici réservée à certains publics boursiers ou en situation de grande précarité, l’offre du repas à 1 € sera désormais accessible à tous les étudiants, une décision présentée comme une réponse directe à la montée continue de la précarité étudiante.
Une précarité devenue structurelle
Dans leur communiqué, les Jeunes socialistes rappellent que la situation matérielle des étudiants s’est nettement dégradée ces dernières années, sous l’effet combiné de plusieurs facteurs : hausse du coût de la vie, flambée des loyers, inflation alimentaire et stagnation des aides sociales.
« Pour trop d’étudiants, manger à sa faim est devenu un luxe », souligne l’organisation, estimant que la mesure ne relève pas d’un geste symbolique mais d’une nécessité absolue face à une urgence sociale désormais impossible à ignorer.
Les difficultés d’accès à une alimentation équilibrée sont régulièrement pointées par les associations étudiantes et les services sociaux, qui constatent une augmentation du nombre d’étudiants contraints de sauter des repas ou de dépendre de l’aide alimentaire.
Une revendication portée de longue date par la gauche
Les Jeunes socialistes attribuent également cette avancée à la pression politique exercée depuis plusieurs années par les élus et militants socialistes, qui ont multiplié propositions de loi, amendements et campagnes publiques en faveur d’un tarif social universel dans la restauration universitaire.
Selon eux, cette décision illustre le rôle d’une « gauche de gouvernement » capable d’obtenir des résultats concrets, même dans un contexte politique défavorable : « Trouver des compromis, transformer des rapports de force défavorables en progrès réels pour les gens, c’est cela la gauche de gouvernement », affirment-ils.
Une manière aussi de se démarquer d’un débat politique qu’ils jugent parfois trop tourné vers la confrontation idéologique, au détriment des réponses concrètes aux difficultés quotidiennes.
Une étape, pas un aboutissement
Si la généralisation du repas à 1 € indicate une évolution majeure de la politique sociale étudiante, les Jeunes socialistes estiment toutefois que le combat est loin d’être terminé. Ils appellent à une mobilisation continue sur d’autres fronts jugés tout aussi prioritaires : le logement étudiant, le niveau des bourses, la santé mentale et l’autonomie financière des jeunes.
« La jeunesse mérite mieux que la précarité organisée », conclut le communiqué, qui insiste sur la nécessité d’une politique globale de justice sociale en direction des étudiants.
Alors que la rentrée universitaire reste chaque année marquée par des tensions sur le logement et le pouvoir d’achat, cette mesure pourrait constituer un premier levier pour améliorer les conditions de vie étudiante, en attendant d’éventuelles annonces complémentaires du gouvernement.
Communiqué de presse du 19 janvier 2026 :
Généralisation des repas à 1€ au CROUS : Merci les socialistes !
Nous nous félicitons de l’annonce de la généralisation du repas à 1 € pour tous les étudiants, applicable à compter du mois de mai. Cette mesure, réclamée depuis des années par les socialistes, répond enfin à une urgence sociale devenue impossible à ignorer.
Car il faut le rappeler avec force : la précarité étudiante n’a cessé de croître sous les gouvernements d’Emmanuel Macron. Explosion du coût de la vie, loyers inaccessibles, inflation alimentaire, stagnation des aides… Pour trop d’étudiants, manger à sa faim est devenu un luxe. Dans ce contexte, la généralisation du repas à 1 € n’est pas un cadeau, mais une nécessité absolue.
Si cette avancée voit aujourd’hui le jour, c’est aussi parce que les socialistes n’ont jamais cessé de se battre pour arracher la moindre amélioration concrète. Ils ont su trouver des compromis et obtenir des avancées, transformer des rapports de force défavorables en progrès réels pour les gens. C’est cela, la gauche de gouvernement : ne jamais renoncer, même quand les temps sont durs.
À l’heure où la politique se perd trop souvent dans les postures, les calculs et les outrances, nous affirmons une conviction simple : la politique se meurt lorsqu’elle oublie celles et ceux qu’elle est censée servir. Penser aux gens, à leur quotidien, à leur dignité, doit rester le cœur de notre engagement.
Cette mesure est une victoire, mais elle n’est qu’une étape. Nous continuerons à nous mobiliser pour une véritable politique de justice sociale pour la jeunesse : sur le logement, les bourses, la santé mentale et l’autonomie. Parce que la jeunesse mérite mieux que la précarité organisée.
