Philippe Neyraud, candidat tête de liste « Le Bon Sens 100 % Chenôve », a vivement réagi à la suite d’une réunion organisée par la mairie de Chenôve concernant les travaux prévus à l’école des Violettes. Dans un message publié, il dénonce ce qu’il considère comme une entorse grave aux règles encadrant la communication des collectivités en période électorale.
Selon le candidat, la réunion s’est tenue « hier soir » et avait pour objectif de présenter aux élus et aux parents d’élèves les futurs travaux sur l’établissement. Il précise la faible affluence constatée : « Peu de personnes présentes : 8 personnes parents élèves + 17 élus + 4 personnels municipaux. »
Toujours selon Philippe Neyraud, le projet a été exposé dans ses grandes lignes : « Restructuration école élémentaire puis école maternelle + aménagement du parvis Renan (rue sens unique). Bâtiment ossature bois avec toiture débordante. École maternelle prévue livrée en 2029 et élémentaire début 2031. » Il indique également le montant du chantier : « Travaux 7,6 millions d’euros (projet total 13,6 millions d’euros). »
Le candidat met surtout en cause le cadre légal de cette présentation publique. Il affirme : « Le problème, c’est que depuis le 1er septembre dernier, la loi interdit aux maires de communiquer sur le bilan du mandat et sur les projets futurs. Le maire de Chenôve a transgressé volontairement à plusieurs reprises cette obligation légale. »
Il élargit ensuite ses critiques à l’échelle de la métropole : « De même, Dijon et plusieurs communes de la métropole connaissent également ce dérapage et certains pouvoirs publics semblent complices de ces agissements. »
Philippe Neyraud estime que ces pratiques s’inscrivent dans une logique électorale assumée : « On l’aura compris, certains maires de la métropole dijonnaise sont prêts à tout pour se faire réélire. »
Dans un propos plus symbolique, il ajoute : « Il faut dire que la puissance de l’esprit, la recherche des proportions au plus près du rapport harmonique peut protéger le non profane du code d’Hammourabi. Autrement dit, on est bien loin de la recherche de la vérité, le fondement pourtant, de certaines obédiences ! »
Il conclut son message par une formule sans équivoque : « Ça suffit ! »
Cette prise de position intervient dans un contexte de campagne électorale locale où la question de la communication institutionnelle fait l’objet d’une vigilance particulière de la part des candidats.

