L’association Talant Environnement Avenir, créée récemment, a publié le 21 janvier 2026 un communiqué exprimant une vive inquiétude face au projet de déménagement de la clinique mutualiste Bénigne Joly, actuellement située allée Roger Renard à Talant, ainsi qu’à la vente du site à des promoteurs immobiliers.
Selon l’association, « les habitants de la ville de Talant, et plus particulièrement ceux des quartiers Libération / Cerisiers / Fassoles, expriment leur vive inquiétude » face à ce projet, qui pourrait aboutir à une transformation profonde du secteur.
Jusqu’à 300 logements envisagés
D’après les informations portées à la connaissance des riverains, « les projets immobiliers envisagés pourraient conduire à la construction de près de 300 logements sur un espace déjà fortement urbanisé ». Une perspective qui suscite de fortes interrogations en matière de circulation, de pression foncière, d’environnement et de qualité de vie.
L’association souligne que cette densification serait engagée « sans concertation préalable avec les habitants », ce qui « soulève de nombreuses interrogations en matière de cadre de vie, d’environnement d’aménagement du territoire et de politique publique en matière de santé ».
Des rénovations récentes financées par de l’argent public
Autre point soulevé par l’association : l’état du bâtiment actuel. Les membres rappellent que « la clinique Bénigne Joly a fait l’objet de rénovations récentes, bénéficiant de financements publics Français et Européens pour des investissements qui à ce jour ne sont même pas amortis ».
Cette situation interroge, selon eux, la cohérence des choix d’aménagement et l’utilisation des fonds publics, alors même que l’établissement est encore fonctionnel.
Crainte d’une « désertification médicale »
Au-delà des enjeux immobiliers, l’association met en avant un risque sanitaire majeur. Le projet ferait peser « un risque réel d’une certaine “désertification médicale” pour Talant et les communes environnantes, notamment Dijon Nord, Fontaines-lès-Dijon, Daix et Plombières-lès-Dijon ».
Les signataires du communiqué demandent ainsi « le maintien d’une activité médicale à Talant, conforme aux besoins de la population dont aujourd’hui ils sont incommensurables » et appellent à ce que « l’esprit de l’économie sociale et solidaire et l’esprit mutualiste ne soient pas des mots vides de sens… ».
Appel au dialogue et interpellation des élus
Face à la situation, les habitants demandent « l’ouverture rapide d’un véritable dialogue avec l’ensemble des parties prenantes – le groupe VYV, élus, porteurs de projets, autorités sanitaires et citoyens – afin d’envisager des solutions respectueuses de l’intérêt général, de l’environnement et de la santé publique ».
À l’approche de plusieurs échéances électorales, municipales puis nationales, l’association indique vouloir interpeller les responsables politiques. Les habitants « souhaitent interpeller l’ensemble des candidats et attendent d’eux des positions claires et responsables, à la hauteur des enjeux sociaux, sanitaires et environnementaux actuels ».
Une association de défense locale constituée
Pour structurer la mobilisation et informer la population, « une association locale de défense s’est constituée afin de porter ces revendications et d’informer la population ».
L’association Talant Environnement Avenir est portée par quatre membres fondateurs :
- Chantal Pepey, retraitée, ancienne cadre de la fonction publique,
- Gérald Martinez, retraité, ancien cadre de banque,
- Jean-Jacques Villain, retraité, ancien chef d’entreprise,
- Robert Pepey, retraité, ancien cadre d’association nationale, qui assure les fonctions de président.
L’association indique que d’autres actions d’information et de mobilisation pourraient être organisées dans les prochaines semaines.
