À l’occasion de la cérémonie des vœux de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, organisée le 20 janvier 2026, la présidente du Conseil national, Pascale Mathieu, a réuni de nombreuses personnalités du monde politique, institutionnel et sanitaire. Anciens ministres, parlementaires, conseillers d’État, représentants d’administrations centrales, ainsi que dirigeants d’ordres professionnels, de syndicats et de sociétés savantes étaient présents pour marquer un moment symbolique pour la profession.
L’année 2026 revêt en effet une importance particulière : elle marque les vingt ans de la création de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, mais aussi une période décisive pour l’avenir de l’accès aux soins en France. Dans un contexte de tensions persistantes sur le système de santé et de difficultés d’accès aux professionnels, la kinésithérapie apparaît comme un levier majeur pour répondre aux besoins de la population.
Dans son discours, Pascale Mathieu a d’abord appelé à un engagement collectif contre toutes les formes de discriminations, de racisme et d’antisémitisme, rappelant le rôle citoyen des professions de santé. Elle a ensuite souligné les grands enjeux auxquels fait face la profession : améliorer l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire, garantir la qualité des prises en charge grâce à une formation universitaire financée par l’université, lutter contre la désinformation en santé et prévenir les violences, tant dans la société que dans le cadre professionnel.
Avec près de 110 000 kinésithérapeutes en exercice en France, la profession représente un maillon essentiel du parcours de soins. La présidente du Conseil national a insisté sur la nécessité de mieux reconnaître et mobiliser leur expertise, notamment dans la prévention, la rééducation et le suivi des patients atteints de pathologies chroniques.
Dans cette perspective, la généralisation de l’accès direct aux kinésithérapeutes — permettant aux patients de consulter sans prescription médicale préalable — est présentée comme une réponse adaptée aux défis actuels du système de santé. Selon l’Ordre, cette évolution contribuerait à la fois à améliorer la rapidité de prise en charge, à désengorger certains services médicaux et à garantir la pérennité de l’organisation des soins.
Vingt ans après la création de leur Ordre, les masseurs-kinésithérapeutes entendent ainsi s’inscrire pleinement dans les transformations du système de santé, avec l’ambition de renforcer leur rôle au service des patients et de l’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire.





