La relance du secteur du logement semble engagée. Les membres de l’Alliance pour le logement ont salué les récentes orientations du gouvernement, notamment la création annoncée d’un « statut du bailleur privé » et la baisse de la Réduction de loyer de solidarité (RLS) pour les bailleurs sociaux, deux mesures jugées essentielles pour stimuler la production de logements.
Les professionnels du secteur se félicitent également de l’implication de Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, qui s’est engagé à porter, dans le cadre du budget 2026, des mesures en faveur du logement social comme du logement privé. Une approche équilibrée, selon l’Alliance, la politique du logement devant reposer sur ces deux piliers complémentaires.
Le futur statut du bailleur privé, tel qu’inscrit dans le texte adopté via l’article 49-3, vise à restaurer la confiance des investisseurs particuliers. En autorisant l’amortissement d’un bien locatif, il reconnaît le rôle économique joué par ces derniers et pourrait permettre la mise sur le marché de plusieurs dizaines de milliers de logements locatifs supplémentaires chaque année, notamment dans le neuf.
Des ajustements restent toutefois attendus pour le parc ancien, afin de garantir l’efficacité du dispositif sur l’ensemble du marché immobilier. L’Alliance pour le logement appelle ainsi l’exécutif à suivre de près les effets de ces mesures, en concertation avec les acteurs du secteur, pour s’assurer qu’elles atteignent pleinement leurs objectifs.
Ce premier cadre législatif est l’aboutissement d’une réflexion collective initiée par Valérie Létard, puis approfondie dans le cadre de la mission confiée à Marc-Philippe Daubresse et Mickaël Cosson. Le travail s’est poursuivi avec le gouvernement et les parlementaires afin de répondre aux besoins en logement sur tous les territoires. Les professionnels affirment être prêts à accueillir de nouveaux investisseurs, dont beaucoup attendaient un signal politique clair pour revenir sur le marché.
Parallèlement, la baisse de la RLS redonne des marges de manœuvre financières aux bailleurs sociaux, leur permettant de relancer leurs investissements, tant dans la construction neuve que dans la rénovation du parc existant. La hausse des demandes d’agréments pour l’année 2025 confirme déjà l’impact positif de cette mesure sur la production de logements sociaux.
Se présentant comme une force unie et constructive, l’Alliance pour le logement affirme rester pleinement mobilisée afin que ces annonces se traduisent rapidement par des résultats concrets pour les ménages, dans un contexte de forte tension sur l’offre de logements.
